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Mardi 19 juin 2007


Bonjour à mes nombreux lecteurs de par le monde ! (Ha ha ha !)

Reme voilou ! Je vous ai manqué j'en suis sûre ! (modeste la fille !) et je suis fière comme un ptit banc de mon nouveau nom de domaine tout chaud tout neuf et de la présentation du blog qui correspond plus à mes inspirations ainsi agencé.

Ne vous leurrez pas, pendant mon absence forcée (Overblog m'avait un peu oublié dans la validation du nom de domaine, merci à Géraldine pour son gentil message d'excuse) j'ai écrit la suite des Ailes de l'Ange.

Et puis je suis un ptit peu beaucoup trop bien fière parce qu'on m'a fait des compliments sur mon style d'écriture (je sais que je ne suis pas Hugo ni Zola !) mais ça fait toujours plaisir. 

Aussi, je remercie Simplet simplet.jpgpour ses encouragements. 

Bref, je suis fiérote comme une cerise à confiture. 

Ne vous leurrez pas non plus, j'ai toujours mes états d'âme et mes questionnements existentiels mais  je suis plutôt sereine (je me dépêche de le dire car je sens que ça va changer) en ce moment car rien ne vient me triturer le coeur à chaque instant.

Enfin, voilà, pour le remake de "Plume le Retour", je suis assez satisfaite de ce blog tout neuf où je me sens chez moi.

La suite des Ailes de l'Ange dans un instant... Tada !

Plume

 

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Mercredi 13 juin 2007

Léonie Desprès repoussa une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle poussa un soupir senti et éteignit l’écran de son ordinateur avec fatalisme. Ses recherches avaient été vaines, Nathan Messager semblait s’être évaporé dans la nature. Aucune trace dans l’annuaire téléphonique, aucune adresse même pas une poste restante. Il était près de deux heures du matin et elle n’avait rien trouvé. Elle s’apprêtait à se coucher lorsque le résultat d’une énième interrogation du  moteur de recherches lui lança une œillade encourageante : le nom de Sybille Messager, la sœur de Nathan, était apparu sur l’écran et elle résidait à Manet. C’était une première piste. Léonie nota scrupuleusement les coordonnées de celle-ci et alla se recoucher. Il faudrait alors convaincre Thomas qui dormait paisiblement, d’aller faire un tour là-bas le week-end prochain. Elle eut des difficultés à s’endormir à la fois excitée et contrariée par sa découverte. Sybille se montrerait-elle coopérative ? Savait-elle quelque chose ? La mort d’Alicia déchirait des voiles opaques et Léonie n’aimait pas ça mais elle savait qu’elle n’avait aucun autre choix. Elle s’endormit alors que l’aube pointait derrière les persiennes.

 

Gisèle Carmi faisait ses comptes sur la table de la cuisine, surveillant d’un œil les devoirs de sa cadette lorsque le téléphone sonna. Le proviseur du lycée où étudiait Satine demandait à lui parler. Elle imagina que son aînée avait séché un cours et s’attendait à avoir une information autoritaire de la part de cette sommité scolaire mais celui-ci lui demandait de venir chercher sa fille, victime d’un malaise en classe. Elle fit promettre à Elise de ne pas quitter la maison et de ne répondre à personne et sauta dans sa voiture. Lorsqu’elle arriva au Lycée Voltaire, elle retrouva Satine à l’infirmerie. Le proviseur l’y attendait avec le personnel soignant. Son cœur de mère ne fit qu’un tour en voyant sa fille, d’une pâleur diaphane, allongée sur un des lits du local.

-         Qu’est ce qui s’est passé ? demanda t-elle inquiète.

-         Votre fille s’est évanouie en classe, dit le proviseur. Visiblement, elle n’a rien mangé depuis plus de 48 heures ce qui explique sa faiblesse. De plus, elle semble très fatiguée.

Gisèle ouvrit de grands yeux, elle avait soupé avec Satine le soir précédent et ne se souvenait pas de l’avoir vue refuser la nourriture. Elle tourna un visage interrogatif et inquiet vers la jeune fille qui tourna la tête avec lassitude et plongea son regard vers la fenêtre ouverte.

-        Vous comprendrez, Madame Carmi, que nous ayons fait appel à un médecin mais également au psychologue scolaire.

-         Le psy ? s’étonna Gisèle. Pour si peu ?

-        D’après ses camarades et ses professeurs, Satine s’endort fréquemment en classe…

Gisèle sentit que la situation commençait à lui échapper et à glisser lentement vers l’incompréhensible. Sa fille, avec qui elle avait une complicité sans faille, semblait lui avoir caché une partie de sa vie… Elles rentrèrent toutes les deux à Garance. Gisèle essaya bien d’interroger sa fille mais celle-ci, très lasse, ne répondit que par bribe et s’endormit sur les derniers kilomètres. Elise les attendait avec impatience. Inquiète de voir le visage livide de sa sœur, elle s’empressa d’aider sa mère à la coucher dans sa chambre. Satine s’endormit aussitôt et elles s’esquivèrent pour la laisser se reposer. Elles étaient à peine redescendues dans la cuisine, le front barré par le souci lorsque Ari Delong sonna à la porte.

-         Est-ce que Satine est rentrée ? Elle va mieux ?

Il était passé chez les Carmi pendant l’absence de Gisèle et Elise, trop heureuse d’avoir quelqu’un à qui confier ses inquiétudes, lui avait fait part du coup de téléphone du lycée.

Gisèle lui proposa de s’asseoir, elle voulait lui parler. Elle lui posa quelques question sur le comportement de Satine, si celle-ci s’était plainte de quelque chose ou avait des problèmes qu’elle lui aurait confiés.

-         C’est important, Ari, il y va de sa santé, tu comprends ?

Ari comprenait mais il resta muet en assurant qu’il ne savait pas. Gisèle ne le crut pas mais elle le laissa partir après lui avoir promis qu’il pourrait venir voir Satine le lendemain. En sortant de chez les Carmi, Ari sentait son cœur cogner dans sa poitrine : il avait menti. Mais sa décision était prise, cela devenait trop grave pour taire plus longtemps ce qu’il savait. Il décida à pile ou face qui de Lucy Mayeur ou Charlotte Magani lui servirait de confidente. L’heure n’était plus aux explications ésotériques. Si Satine tombait malade, il se sentirait responsable. Il fila chez les Magani.

 

Baptiste Gun leva un sourcil étonné. Garance sur Rhône prenait les allures d’un village marqué au fer rouge du fait divers. La presse rapportait les faits avec sensationnalisme. Après la mort d’Emilien Cépa, celle d’Alicia Fairise, le bébé trouvé et maintenant une jeune fille hospitalisée. Il jugea les articles du correspondant local un peu trop dramatiques et le journal serré dans une main, il descendit la rue qui le séparait de chez Charlotte Magani. Il fallait arrêter ça avant que la presse à scandales ne transforme la paisible petite bourgade rurale en camp retranché.
par Plume publié dans : Les ailes de l'Ange
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Lundi 11 juin 2007

Y a des jours…. J’vous dis pas !

On se lève en retard après avoir mal dormi, on aimerait rester au lit et on ouvre de temps en temps un œil sur le radio réveil, encore trois minutes, encore une minute, bah j’ai le temps je suis laaaaarge !

On cogite sur la journée passée et celle qui s’annonce, pas terrible la perspective, bon y fait beau c’est déjà ça… 

Ensuite, on speed, on renverse la moitié du ptit déj sur nos genoux, yeah…

On lit ses emails, on pense à un truc et on va surfer et soudain ça clignote rouge au time.windows ! Aïe !

On fonce sous la douche mais hors de question de négliger la toilette matinale !

Mince, on n’a pas pensé à ce qu’on allait devoir s'habiller ! L’heure n’est pas au test mais quand même, on passe et repasse les fringues dans la penderie pour conclure «  J’ai rien à me mettre ! » On fait des essais, pas concluants, finalement on prend ce qui nous tombe sous la main. C’est pas un défilé de mode aujourd’hui, allez zou, une jupe, une tunique, ça fera l’affaire !

Pendant ce temps le temps défile inexorablement.


On est enfin prête ! On descend, Fatche de ! La lessive d’hier soir ! Il faut l’étendre, elle va moisir encore la journée dans la machine. On court toujours, on pend et ça tombe du séchoir, alors on repend !


Cette fois, c’est parti la voiture avale les kilomètres, on est un chouilla en retard, tant pis, on fera du rab ce soir.


On arrive, on sent l’ambiance survoltée, on pose la question qui faut pas, pour gagner du temps ! On n’a pas que ça à faire de la journée de vérifier et revérifier.

On se fait hurler dessus devant les collègues ! Là c’est trop, déjà qu’on n’a pas pu fumer sa clope avant d’arriver, là c’est trop. On va fumer pendant la pause café, on est fumasse, on a bien fait de gicler sinon on allait exploser !

On retourne bosser mais on ne se débarrasse pas du malaise et on bosse comme une bagnarde, en voulant prouver qu’on n’est pas une sous crotte mais en se disant qu’on va ptêt faire des idiotudes, c’est transcendant !

On finit par tirer sa journée non sans avoir sué sang et eau en réalisant qu’on a zappé un truc important.

Tant pis, on repassera à l’autre bureau en sortant.

On reprend the car, on souffle dans la voiture, on fait le vide, on essaye d’être zen attitude pour la soirée.

On repasse au dit bureau, bon ça c’est fait.


On rentre, on réceptionne dans la boîte aux lettres la énième clé USB qu’on a commandée, on les perd toutes comme un Ptit Poucet, pas une rente ça mais bon !

On jette un œil sur la télé, mouaich…

On réalise qu’on est presque mi juin et qu’on n’a toujours pas posé ses congés et qu’on n'a rien programmé pour des vacances qui seraient vraiment les bienvenues. 

On mange ce qu’il y a dans le frigo, on sait que la balance, même si elle a eu la grande délicatesse de ne plus fonctionner (piles HS), affichera quelques kilos superflus, ben forcément on s’est un peu vengée sur la bouffe ces temps çi.

Pour ce soir, on s’en fout, faut pas nous emm……….


On passe vite, mais alors très vite sur les errances du cœur, c’est pas l’heure.


On apprécie son chez soi et on fait comme si demain n’existait pas. Ah mais !

On se bat avec des mouches que même le chat ne chasse plus, tout fout le camp !

On va regarder FBI portés disparus, ça va nous remonter le moral !

Disparaître ! Bonne idée ça !


On n’imagine même pas les derniers jours de juin, les réunions, les fins de dossiers, les collègues fatigués et nous complétement caniculée !


Y a des jours, je vous l’dis ! On dirait des nuits ! De pleine lune !

 

Plume comme un lundi !  

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Dimanche 10 juin 2007

Un dimanche de juin à 5H30 du matin...

Je n'aime pas trop ces réveils là où je ne sais plus si le sommeil ou la réalité porte ma conscience. Où la frontière entre les deux n'est pas palpable...

Je me lève alors pour que cessent les larmes...

Aucune drogue, aucune substance chimique ne peut me rassurer, me consoler, de me sentir vide de la tête aux pieds, incomplète et abandonnée...

Pourtant je n'en veux à personne, je ne suis pas remplie de haine, de rancoeur ni même d'oubli. Je suis emplie de néant comme si l'essentiel manquait à ma vie, "le comme si " est de trop et l'imparfait aussi...

Je suis juste gonflée de tristesse, privée de paradis...

Ces jours de juin où les soirées sont infinies, les aubes matinales, le temps doux et la nature épanouie. C'est ma saison préférée, lumineuse et pleine des promesses de l'été et pourtant, tout ça semble à peine m'effleurer...

Allez.... il y aura d'autres promesses de lumière, d'autres étés... 

Comprendre ne veut pas dire cicatriser... mais ça doit aider... ou au contraire : fallait il que je m'enroule d'un manteau de haine pour mieux me débarasser ? Non, de ce sentiment là qui assèche le coeur et l'âme et  qui rend rigide, calculateur et venimeux, je n'ai que faire. Hors de ma vue...

Si je savais dessiner, je pourrais en faire une bande dessinée. De ce démon et de cet ange qui se mènent un combat acharné. L'un hurlant avec violence et attisant les plaies pour faire saigner, l'autre murmurant armé de pardon et de douceur dont le seul souffle efface les blessures tout en montrant que la douleur est ailleurs.

Comprendre veut dire accepter, même si les loups hurlent qu'il faut rendre les coups qu'on a reçus, on évalue la "violence" de ces actes involontaires parce que perdus et  on se rend compte que l'ange a effacé ce que le diable a mis d'acharnement à tenir une comptabilité précise et structurée des estafilades, coupures et autres croche-pieds. 

Et ça grésille sous ses pieds, déchaîné et furieux de voir ses efforts vains d'une main apaisante s'effacer. Tout ce qui peut encore le ravir et lui faire vomir des éclats de rire sardoniques, c'est la tristesse de l'ange qui sait apaiser mais ne peut calmer les souffrances qui ne sont pas de son fait. Et le vieux bouc de ricaner de plus en plus fort...

Inquiète toi pas, monstre cornu et corrompu, tu n'auras pas le dernier mot, jamais, et rira bien qui rira le dernier...

ange.jpg

La seule emprise que tu as sur moi encore, c'est cette tristesse et ce manque qui me dévorent, mais même sous tous les aspects, même rendu à plat ventre à mes pieds, suppliant avec le masque de l'affection le plus implorant, je ne te laisserai pas reprendre le contrôle sur cet
Ange qui est toute ma raison d'exister.

Plume



par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Samedi 9 juin 2007

J'ai tout compris... Enfin ça faisait longtemps que j'avais compris mais je n'arrivais pas à sortir mon raisonnement dans un tas d'enchevêtrement de sentiments et surtout de douleurs. 

J'ai tout compris et c'est un pote à moi qui m'a ouvert les yeux sans le vouloir.

Pour la première fois, j'ai vu de la peine, autre que la mienne dans cette histoire, des illusions, des attentes et une drôle de résignation. Et j'ai trouvé les mots pour expliquer que ça ne sert à rien d'attendre mais que la peine peut s'exprimer. Mais que celui qui souffre le plus de nous tous, ce n'est pas nous, c'est lui. (Je vais me faire écharper menue mais c'est ce que je pense). J'ai toujours en moi, ce que quelqu'un m'a dit une fois " Un jour, il finira pendu, il est trop malheureux, fragile et déprécié..."

J'ai tout compris, que ça ne sert à rien de se compliquer la vie, qu'il faut agir par instinct, par amour ou amitié et ne rien calculer. Ne pas poser des questions définitives qui mettent les personnes au pied du mur. La vie ce n'est pas blanc ou noir, soleil ou pluie c'est une nuance de tout ça et les mathématiques n'ont pas de place là dedans.

J'ai tout compris, que l'on peut ricaner, délirer, râler, hurler, blasphémer à l'occasion, se battre contre des moulins à vent mais c'est de l'énergie dépensée pour rien. Et ça n'aidera en rien.

J'ai tout compris des redresseurs de tort : on aura beau dire ou faire, envoyer des gifles qui cinglent dans l'air, secouer, brutaliser pour faire sortir quoi ? De la rage qui ne sera tournée que vers lui même ? Des larmes pour en être décontenancé et ne pas savoir les gérer ? Du désespoir et là, si ça finit mal, on aura gagné quoi ?

On ne s'improvise pas psy, tortionnaire si, et ça c'est hors de question ! 

J'ai failli dire il y a quelques jours... "Moi méchante ? Mais non, je t'aime bien trop pour ça " et c'est vrai... Ca servirait à quoi ? 
Pourquoi n'avoir pas vidé son sac et fait la liste assassine de reproches légitimes ? Pourquoi ? Parce que ce n'est pas moi... Parce que je n'avais pas envie,  je n'ai pas envie de véhiculer la haine qu'engendre parfois la souffrance, je ne veux que transmettre l'amour et donner et c'est ce que j'ai fait, instinctivement, sans réfléchir, spontanément. Je me dis que si ma rancoeur avait été si ancrée en moi, c'est elle qui serait sortie de ma bouche en vomissements continus et rien de ça n'est arrivé...

Tiens d'ailleurs, Salomé (Enlevez moi ce bouquin là ! Il me rend sage et me calme ! ha ha ! clin d'oeil à Nath la Carpe qui a trouvé une façon de m'aider, tout en discrétion et en finesse...) a dit que donner vraiment c'est donner sans attente de retour, même inconsciente. Il a raison et puis qui sème la violence récolte la violence, qui séme l'amour ... 
Il a dit aussi que parfois on ne communique pas, on n'écoute que soi (je résume) et oui c'est vrai, notre voix nous casse les oreilles, Me Myself and I ! D'accord on souffre, on raye le plancher avec les dents mais si on n'est pas capable d'entendre la souffrance de l'autre, c'est pas mieux et c'est pas de l'amour ça...

Alors quoi ? Ressortir les cadavres des placards, faire un rapport circonstancié de toutes les cruautés ? Non, on est pas aux Assises, ce n'est pas à moi de juger. 

Et je crois que mon pote est comme ça aussi. Répondre à l'indifférence par le mépris ? A quoi cela sert-il d'attendre quelqu'un avec un couteau entre les dents ? Surtout, surtout quand on sait que ce quelqu'un est plus malheureux que vous mais que la seule issue de sa vie a toujours été la fuite, à tout point de vue. Un jour, il ne fuira plus mais ce jour là n'est pas encore arrivé, il a besoin de temps, en attendant il sait qu'on sera toujours là...

Etre direct avec quelqu'un qui est déjà à genoux, est ce pour le faire tomber plus bas ou lui permettre de réagir et de remonter ? 
D'un sens oui, ça aurait pu marcher mais il y a des paramètres à ne pas négliger 

Et pour l'heure ainsi soit il...

Merci à mon Grand Auteur du 21ème siècle... Une lueur a éclairé mon chemin, et même si la souffrance me raménera à d'autres extrêmes, je sais aussi pourquoi j'ai écrit l'article "Déception" car je ne me déçois pas d'agir de cette façon... 

Quant à ma potesse de Moua, je sais que ce que tu cries exprime la même chose, moi aussi je crie souvent, je hurle quand j'ai mal à en crever, c'est normal c'est fatal c'est le passage obligé.

Tout sauf l'indifférence... Sinon tu ne t'y arrêterais même pas, n'est ce pas ...?

Moralité : L'amour, ça a quand même du bon.... Mouarf ! (clin de zyeux)


Plume

  Et pour finir et adoucir ce monde de brutes, une apparition féérique...

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Jeudi 7 juin 2007

Ca faisait longtemps qu'elle m'avait pas cassé les pieds, mais elle est là et bien là, pourtant je suis crevée! La barbe !
Pas moyen de trouver le sommeil, tout le film de la journée repasse dans ma tête, Dieu que c'est pénible ! Et j'aurais du dire ça et pas ça et faire ça et pas ça et gniagniagnia et gniagniagnia...

Pas la peine de me dire de compter les moutons, j'ai que des vaches autour de la maison et elles dorment elles !!!

Ca tournicote dans ma tête, je dis stoooooooop offffff on verra demain mais y a pas moyen ! Je remets tout en question, c'est à vomir de ridicule et je fais encore mille scenaris tout aussi fatigants, à ressasser, à réécrire chque mot chaque geste, chaque idée.
Mais foutez moi la paix !!!

Je psychote : je vais faire ça, ouais ok, c'est réglé... Oui mais peut-être qu'il vaudrait mieux faire comme ça ou ne rien faire du tout !!! Sacrebleu ! Une vraie histoire de fous !

Même mon chat me lance un oeil réprobateur, je devrais roupiller dans toute ma splendeur et au lieu de ça je tapote sur le clavier. C'est pas du boulot ça ! 

En tout cas, c'est certain, je vais finir par trouver la solution. Tu parles ! La dernière fois que j'y ai longuement réfléchi, j'ai mis tout à coté. Faut dire que je ne suis pas aidée... J'ai réfléchi, ouais kiffer la communication c'est bien, faut il encore en avoir les moyens ! Je ne peux pas utiliser trente six façons de communiquer et j'ai mes raisons. Celle que j'ai, ne me satisfait pas (la preuve, je m'en sers comme une poule devant un couteau) cela dit peut-être que je ne devrais pas chercher à communiquer finalement. Oh c'est bon ? Ca va là  !?! On me l'a déjà servi celle-là ! Mais je ne sais pas, j'ai l'impression d'avoir raison, malgré tout...

Mais pour aller où me direz vous ? Je ne sais pas ! Tenez le vous pour dit, je ne sais fichetrement pas. Mais j'y vais, et c'est déjà ça !

Cette nuit, il y a des choses qui repassent dans ma tête, que je n'ai pas saisi sur l'instant, de l'émotion sûrement... Mais à nouveau, je les entends. Pas comme il faudrait, c'est bien clair dans ma tête mais assez pour qu'elles me destabilisent un chouilla. 

Et tout ce que je suis capable d'en conclure, c'est que ça va pas tarder à flinguer à tous les étages. Je parle de mon cerveau ou du moins ce qu'il en reste. C'est bien beau de penser qu'on sera enfin libérée, c'est de l'auto-mesquinerie, moi je vous le dis... D'un sens super oui, vive la libertééééééééééééééé d'un sens non, ça va morfler grave, vegra même !

Résultat des courses : ça va être pire. C'est génial comme perspective d'avenir... Gé-ni-al ! 

Alors en fait, faut il que je transmissionne ou que je déconnecte ? Pétard de punaise de bois de lit, je ne sais plus !!!

Imaginez ça, au moment de vous endormir, vous vous posez des questions mega existentielles et ça tourne dans le vide en boucle. Faire pas faire ? Faire pas faire ? Et personne d'autre que moi n'a la réponse, je le sais, pas la peine de me le brailler, mais j'arrive pas à me décider. Vin d'yeux !!! C'est hard la life !!!

Je réfléchis, j'ai pas pu tout dire, pas été assez fidèle à myself and I, trop soulagée j'imagine. Il en faut peu pour vous faire oublier 6 mois de bagne quand même... Mais j'avais pas envie sur le moment, pourquoi faire ? Pis si j'ai pas dit tout, c'est que ça devait se passer comme ça et basta !!! Dors, je l'exige ! Ok j'abdique ! Je ferme les yeux très fort, je me cale dans les oreillers et je laisse ma respiration devenir plus lente.... Oui mais quand même... Peut-être que je pourrais... finalement...
Ooooooh punaiiiiiiiiiiiiise !!! Je vais me fâcher !!!! DORS OU JE T'ASSOMME !!!

Et hop, on se retourne de l'autre coté, on refait un effort de plongeon en apnée. D'autres images, d'autres paroles résonnent et c'est la fin des haricots : punaise, si tout était de ma faute en fin de compte ? C'est vrai quoi ? Si on me comprend pas et qu'on se fâche pour ça sans chercher des explications, ça veut dire quoi ???

Pompopopom Popopom Pompom ! Le marchand de sable va passer ! et il va larguer un semi de poussière de plage dans mes nyeux !!! CA VA PAS NON ???? J'ai une conjonctivite !!! J'ai foncé comme une dératée chez l'ophtalmo y a deux jours parce que j'avais l'oeil d'un lapin russe !!! Pas de sable !!! Zetes oufs ???

Et on dira que j'y mets de la mauvaise volonté ! Mais le pire, c'est que c'est vrai !

Demi tour et salto arrière avec récupération sur le dos, évacutation manu militari de la couette, je sais pourquoi je dors pas: y fait trop chaud ! A d'autres....

Ouais mais si on s'en fout de moi, pourquoi tesk'alors, on me rappelle quand même ? Hein ? C'est qu'on veut savoir ? Et que finalement, ça chiffonne de faire la tête sans savoir trop pourquoi ? Alors, dans ce cas.... Oui mais nan  d'habitude c'est pas du tout comme ça et il a fallu que je dise ... rien... et qui ne dit mot consent ! Et pourtant, je sais bien que c'est pas comme ça d'habitude et que ça n'a rien à voir... Bon ok pour les circonstances, ça je comprends... Oui mais quand même, c'est vrai qu'il y a de l'inconscience dans tout ça et c'est la vérité qui fâche d'ailleurs... Ben oui tiens ! Au bout du compte, j'ai cautionné et rassuré mais en fait........
SHUT UP !!! SHUT UP AND SLEEP !!!
Pas la peine de hurler ! Même en anglais ! Ca ne va même pas me faire bailler !

Triple salto arrière sans toucher la glace ! Euh les draps ! Soupirage énorme et affreux jurons à mon encontre. 

Cela dit, j'ai sûrement bien fait quand même parce que ça rend malheureux d'être fâché, surtout pour rien ! D'autant que c'est tout sauf de l'indifférence, vous en conviendrez !... ?.... Hein oui ?

Bon cette fois, ça suffa comme çi  PLAN ORSEC : c'est le coup de pelle ou le somnifère. Mauvais kharma, je n'ai ni l'un ni l'autre ! Le destin marche en crabe, j'vous l'dis....

Encore une clope pour faire passer tout ça... Je roule avec le frein à mains serré ! Je devrais aller piquer un sprint autour du quartier et après ça irait mieux.  Mouaich... Ou reprendre un bouquin qui me tombe sous la main, non pas Salomé, je mets trois plombes à comprendre trois lignes et ça me tient éveillée ! C'est un quinbou complétement cosmos ! Il vous donne des solutions mais vous avez à peine tourné la page que vous vous dites que vous n'arriverez jamais à l'appliquer et que la théorie c'est bien beau, mais y a la pratique et pis tout le monde l'a pas lu, dommage d'ailleurs...

Se mettre sous auto-hypnose:
DORS JE LE VEUX ! TES PAUPIERES SONT LOURDES ET TU N'ENTENDS QUE MA VOIX ET TU DORS !!! 
- Ouais ok, mais si je fais des cauchemars ????

Argh je renonce, je suis trop compliquée pour moi, je me fatigue.... tiens je baille !

Bonne nuit

Plume dans le cosmos

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Jeudi 7 juin 2007
Je déteste les SMS !!! Je déteste ce mode de communication. C’est de la non communication d’ailleurs, c’est l’outil des trouillards et des orgueilleux. C’est une planque, THE planque, caché derrière son minuscule clavier, on écrit des mots et on se dit que l’autre va les comprendre.

 

Ben là, c’est pas gagné. Pire même, l’autre comprend tout le contraire de ce qu’on a voulu dire.

 

Pis on n’est fier de soi, on se dit, j’ai été clair, y a pas d’ambiguités. Mais bien sûr !

Avec tout ce qu’on a accumulé, on envoie une bouteille à la mer remplie de TNT, mais l’autre ne comprend pas.

 

Et c’est comme un boomerang australien (pourquoi australien ? parce qu’ils planent le mieux et reviennent de loin), pendant qu’on se massacre les méninges à se rejouer la litanie de « Les Piafs se planquent pour crever », le boomerang a fait demi tour et revient ( tzzzzzz tzzzzzz tzzzzz – j’imite bien le boomerang qui fend les airs hein ?), et un jour où on y pense même plus, il se pointe à l’horizon et chlan ! il vous tape au front. Boum, par terre, les bras en croix, l’air abruti à souhait, les piafs pépient autour de votre tête mais ils ont plus l’air de corbeaux agressifs que de moineaux champêtres. On titube jusqu’à… quelque part, on ne sait plus trop où d’ailleurs mais on y va ! 

Et on sait que l’on a atteint THE limite de la comprenure !


Et on a une vieille ampoule grésillante qui s’allume au-dessus de la tête, c’est ti qu’on n'aurait pas tout compris ?

 

On en a plein la cafetière de ce jeu de comportements abscons, on enfonce très profondément notre cher orgueil, notre bon viel amour propre et on essaye de mettre fin aux nébuleuses. Et ça marche ! Et on se sent aussi soulagée que si on avait évité les balles à tir groupé d’une armada de talibans fanatisés. On est effaré, on ne comprend pas que quelques mots aient pu être interprétés à l’inverse total de ce qu’on avait voulu dire. Forcément, on n’a pas tout dit, on a juste résumé. A charge de l’autre de se dépatouiller avec ce que vous taisez. Cool, mega simple !

 

On se dit quand même qu’on a bien fait de rétablir la transmission (le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge sur le bouton rouge !) et on se jure de ne plus jamais SMSer quand on aura quelque chose de trop lourd à dire à porter pour un si petit engin sur un si petit écran.

 

On se dit aussi qu’on n’a pas toujours le choix et que ça peut porter préjudice de parler à haute voix dans certains moments. C’est juste, mais on se doit d’être clair, la littérature c’est dans les livres ou dans les blogs et les pensées filauzaufiks aussi.

 

On constate quand même que si on n’avait pas reconnecté les fils qui grésillaient par terre, personne ne l’aurait fait. Mais on se dit qu’on peut être fier de l’avoir fait, ça dégoupille les grenades et ça évite les mines anti personnels.

 

Mais le pire dans tout ça, c’est que, quelque soit les bunkers que l’on a construit face au silence et aux non-dits, quelque soit le Mur de Berlin bis qu’on a érigé pour soit disant se protéger, si on est très très honnête avec soi-même, on sait que les explications qu’on a reçues, on les connaissait déjà, on les avait envisagées mais on leur avait dit de la fermer pour une raison toute simple : la douleur nous aveuglait et on a préféré la laisser hululer sous la lune comme une vieille chouette irritante plutôt que d’entendre ce que nous savions déjà.

 

Bien sûr, ça n’excuse pas tout et puis certains arguments sont peut-être un peu faciles mais quand même, la prochaine fois, on s’écoutera. On filera un coup de gourdin à la souffrance et on ne la laissera pas monter en épingle un scénario débile.

 

Enfin, on essaiera. 

Tout ça pour dire que si tu speak bouffon, tu vas t’faire téj et ça devient mega relou.

Plume

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Mercredi 6 juin 2007

 

Je me demande parfois....

Toute ma vie, j'ai pensé ne pas être à la hauteur,

Ne pas avoir été ce que mon père aurait aimé que je sois ( ministre ou avocat ou blablabla !)

Ne pas avoir été un garçon pour ma grand mère paternelle qui aurait trouvé nomal de boire le champagne à la venue d'un petit Bruno mais c'est moi qui suis venue et personne n'a rien bu

Ne pas avoir été forte en maths, plus nulle que nulle même !

Ne pas avoir su choisir mes amis et me faire avoir mais ça, ça arrive à tout le monde je crois

Ne pas avoir su susciter l'amour des mes copains, bon ça, on reviendra pas dessus, brrrr

Bref avoir déçu et j'étais déçue par moi même

Puis il est arrivé et j'ai récupéré toutes ces années de manque de confiance et raccorder mon wagon à la locomotive de l'espoir

Mais ça n'a pas duré et pourtant j'ai gardé cette richesse au fond de moi, tout bas,

Maintenant,

Je déçois peut être mes potes à moua qui voudraient que je me sorte de ça

Je déçois peut être encore mon père mais c'est lui qui me dit, entouré des non dits dont il nous baigne, que parfois c'est moche la vie et il compatis, à sa manière

Je déçois peut être ceux que j'ai laissé, mes boulots, mes patrons et tronnes, mais je ne pense pas qu'ils m'en veulent plus que ça

Je déçois peut être un de mes meilleurs amis qui en a marre d'être sur le bord de la route mais les secrets font partie de la vie, il faut l'accepter aussi

Je déçois peut être ceux qui jugent mes choix, oui sans doute, parfois

J'ai sûrement déçu celui qui n'a pas voulu me garder, parce que j'étais trop ou pas assez... Tant pis, je ne peux rien y changer...

Mais je ne me déçois plus et ça c'est tout le changement

Je ne me déçois plus de continuer d'attendre comme si j'avais au fond de moi l'instinct qu'il faut assumer le combat et que peut-être ça reviendra parce qu'il n'y a jamais eu de point final d'écrit.

Je ne me déçois plus dans mes résolutions parce que mon coeur porte ma raison,

Je ne me decevrais plus parce que, maintenant,  j'ai une raison de penser qu'un jour ou même jamais, j'ai aimé à m'en damner et même si je dois en pleurer des larmes de sang, je tiendrais, jusqu'à la prochaine déception... mais malgré tout, malgré la douleur, il ne m'a encore pas déçue parce qu'il est fidèle à ce en quoi il croit même si il se trompe, cela mérite un grand respect...

Plume no more disappointed

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Lundi 4 juin 2007

J’ai des potes, bon d’accord dans ma vie privée privée de tout j’ai quand même des potes.

Des potes extras, même si parfois ils m’énervent, je les aime très beaucoup fort. Faut dire, j’ai plutôt intérêt, ça fait 6 mois qu’ils m’écoutent sans relâche rabâcher d’interminables scènes vues et archi revues, qu’ils me soutiennent avec leurs petits muskeuls et qu’ils me guettent des deux noeils pour voir si je ne vais pas m’empoisonner à coups de marteau.

 

 

 

Ils ont tout essayé :

 

 

 

L’engueulade, dans toutes les langues. Et même en français ! Mais quand on ne veut pas comprendre, c’est dur, je vous jure, ils crient pendant des heures et quand vous ne comprenez rien, c’est long ! Ils sont allés très fort, mais je hochais la tête et je disais «  Je ne vois pas les choses comme ça » (tiens, ça me rappelle quelque chose, mais quoi ???). Ils s’en sont arrachés les cheveux un par un, ils ont rongé leurs ongles et leur frein, ils sont partis à l’autre bout du monde, éreintés, au bord du nervous break-down, là-bas ils en ont mangé leurs tongs et leurs maillots de bain. Mais ils ont du revenir. Et ça a recommencé. Les sauterelles d’Egypte à coté de Votre Calamité, c’est rien. Ils ont continué à m’enguirlander de temps en temps, en digérant une interminable première et sempiternelle impression  que je n’écoutais rien. Moi je me suis dit : la vérité sort de la bouche des enfants mais il faut laisser aux grands l’illusion qu’ils l’ont aussi, alors j’ai rien dit et j’ai écouté. Ils se sont lassés…

 

 

 

Le « Regarde les choses en face » et ça pilonnait à donf. Je ne devais pas accepter ça et encore moins ça. Et ça ? C’était pas une preuve que c’était pas ça ? Oser faire ça ? Ca s’est dég, parfaitement dég ! Kouaaaa ? Oser dire ça et raccrocher comme ça ? Ca franchement, ça craint ! Tu ne peux pas accepter ça !!! Faut l’faire ça ! Bref j’en passe et des meilleures.

Quand au bout d’une longue tirade de « ça », je concluais d’une petite voix «  Mais ça ne veut rien dire… » ils m’auraient bien collé deux baffes et les bras leur en tombaient. La suprême réplique qu’ils lâchaient «  T’es blonde ou quoi ? » Et ça, j’aime pas, non ça j’aime vraiment pas…

   

 

Le « On t’a menti », on pense comme toi et ça nous fait bien ièch, on en a gros sur la patate aussi. De toute façon, on sait qui est qui. Dans ce cas là, je me sens en phase avec eux. Je n’ai plus droit au super conseil « Je serais toi, je laisserais passer du temps et ensuite… j’attendrai »

 

 Et les soirées à thème ! Ils ont tout inventé mes copains ! Sont bien hein ?

 - La soirée « Pétage de plombs maison » consiste en  : Dire des horreurs horrifiantes, sémaphorer des gestes d’apocalypse, jurer par les grands Dieux qu’on n’est pas des neuneux, dire pire et ricaner comme des dindons. Faire des jeux de mots débiles que l’on croit être les seuls à comprendre et ça nous fait rire aux larmes ! Trouver un sobriquet nouveau tous les quarts d’heure et se lâcher ! Yeaaah. Finir par «  Et si t’es éternellement malheureuse, t’es d’accord ? » et s’entendre répondre « Oui… » et tomber raide sur le carrelage de dépit ! Yo !

  

 

- La soirée « My tailor is rich » consiste en : Tout baragouiner en anglais afin d’être les seuls à se comprendre, du « Stop this stupid dream immediatly now » devenu culte aux insanités les plus imagées (en anglais, c’est moins hot). Et à se tirebouchonner comme des escargots en mini jupe, morts de rire de notre don pour les langues étrangères. Crétiniser au max et fiers de l’être. Humeur killer en anglais, on trust plus personne, c’est « Kill Bill » et « Dallas » réunis. C’est l’fun et on est LOL…

   

 

- La soirée «  Esprit es-tu là ? » consiste en : Revenir à la rationalité, se marrer comme des baleines des verres qui écrivent (pfff), lire l’horoscope à la fin de la journée pour se bidonner si tout était aussi faux qu'un jeton, jouer aux tarots devineurs et s’improviser Madame Irma. Comparer les signes astrologiques et y trouver des exactitudes pour clamer ensuite que ce ne sont que des bouffonneries gondolantes. Faire peur, dire que c’est du pipeau mais quand même espérer qu’après la mort, la vie ne s’arrête pas… Contradictions et tralalas…

   

 

- La soirée « Columbo » consiste en : Disséquer, examiner, autopsier, suggérer, enquêter. Noter tout dans un petit carnet, les indices, les vraies questions «  Pourquoi plus sur le trottoir ? », « Pourquoi à cette heure ? ». Faire des rapports circonstanciés : à midi, à 6h, à 13h04, à 13h14, à 23H20, - à quelle heure ? - Je m’en souviens plus … - Punaise tu crains ! C’est vachement important ! - Ok, ça y est, ça me revient, c’était à 8H24 que je suis sortie et que j’ai vu. - T’as vu quoi ? - Rien ! - Ah ben c’est ça ! Je m’en doutais !!! - Attends, c’était mardi ? - Ben oui ! - T’es sûre ? -  C’était jeudi ! Et qu’est ce que ça change que ce soit mardi ou jeudi ? - Ben… ça voudrait dire que tu ne nous as pas tout dit… Mince, vite, rewind, se repasser le film, c’était bien jeudi matin que j’ai bu un café à 11H42 ? Angoisse, faut être sûr, sans quoi l’enquête n’avancera pas.

Et faire des conclusions hâtives : - Tu vois ! je te l’avais dit !- Punaise, je suis pas là ! - Je vous l’avais dit, vous m’avez pas cru !!! - Je l’savais, ah ben ça !

Et quelques jours après, en avoir le fin mot : - Ouais mais… t’es sûr que c’est vrai au moins ? - T’y crois toi ? - Attends, c’est pas possible ça… Taratata, de toute façon, j’ai bien vu. - T’as vu quoi ? - Personne ! - Ah ok… c’est important ça… Le F.B.I. nie totalement les faits, alors ça doit être vrai !

  

 

 -         La soirée «  On n’en parle pas » consiste en : Ne faire que ça. Ramener ça sur le tapis et se prendre les pieds dedans en permanence. Reposer les mêêêêêêmes questions et y trouver à chaque fois des réponses différentes, faire les mêêêêêêmes constatations et énerver tout le monde. Compter les trucs nouveaux toutes les 6 minutes, les retourner et chercher à leur faire cracher la solution avec un grand S.  Remâcher les mêmes scènes et hop on recommence, on récapépette depuis le bédut et on y voit toujours pas plus clair. Croire apporter des éléments nouveaux mais qui ne mènent nulle part. Finir la soirée par «  Y a longtemps que je ne cherche plus à comprendre… » Oufffff

 -         La soirée « Casse-pieds ». En prendre une au pif (mais alors au pif) et lui dire ses quatre vérités et jouer par là même les faux concernés : « Tu t’en remettras », « Ca me gave grave », « Passe à autre chose ». Ces soirées là, j’aime poa… Genre – Tu radotes là ? Ne serait ce pas un symptôme de la démence ? Et répondre (au mieux de sa forme) –Ne serait ce pas plutôt de t’adresser la parole qui me rend ouf ? …La comptabilité des coups fourrés devient un sport national et moi ça m’amuse poa, ben non, quoi, on peut plus rêver dans ces cas là.

 

-         La soirée « Délires en famille » consiste en : Dire tout comme moi et même pire, imaginer des trucs impossibles, me faire jurer sur la tête de ma matoute chérie d’être mes témoins (???), choisir son costume et les invités (non mais ça va pas ?), trouver des prénoms pour des futurs bébés (débranchez les !!!), promettre de tout oublier (ça, c’est déjà le cas), connaître mon mot de passe compte en banque (au cas où je ferais des stupidités stupides), demander à être couché sur mon testament (parce que de toute façon, ça n’arrivera jamais) Sont gonflés !!!! Ha ha ha ha !

 

 Alors voilà, pour tout le temps qu’ils passent avec moi,

je les aime, mes copains de moua !

 Plume

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Dimanche 3 juin 2007

Lamentable... Ridicule... Nulle... Explosée...

Je suis capable du pire, comme du meilleur.. dans l'écriture, enfin... modestement !

Ca fait des jours que je vous bassine avec mes états d'âme parano-maniaco-schizo-dramatico- dépressifs. Y a pas à se le cacher, je suis en plein dedans. Je nage dedans, tous les jours, je sors de mon lit et je plonge. Quelquefois même, mon lit, ma seule planche de salut où j'y trouve oubli et repos, se transforme en vieux radeau de la Méduse, avec cauchemars, cogitations et j'en passe et mon cerveau commençait à disjoncter. Je ne sors pas de réa, je n'y suis pas encore en fait. Mais je passe par de p...... de sales moments que je ne souhaite à personne, y compris à mon pire ennemi, enfin cela dit, peut-être que ça voudrait dire que pour un pire ennemi, il a du coeur mais ça... Bref.

Je suis pas sortie de l'auberge, ça je le sais. Mais je profite de ce jour de repos inopiné où mes démons m'ont foutu une paix royale où j'ai dormi, dormi et ... dormi et regardé des nouilleries à la télé pour essayer, pendant ce temps de répit, d'auto dérisionner !

Oui, il y a plein de mots inventés dans cette bafouille ( je dis ça à l'adresse de ma meilleure potesse qui va me faire un colloque de trois jours sur les disgressions orthographiques, ceci afin qu'elle mépargne! Merci !).

Imaginez ça, dans ma caméra qui me sert de cerveau, j'en ai inventé des scénari.

- J'vas moure pour voir !  : 

Tentative de suicide à l'élastique d'une poutre de la maison (JLC, grand auteur du 21ème sècle m'a fait changer d'avis, il n'a pas envie de venir me dépendre, déjà un poids mort c'est lourd et ensuite, lui qui est maniaque, ça va pas mal l'écoeurer !), odieux chantage affectif (style avaler 11 cachets, mais pas 12, pour simuler le drame de ma vie, se faire transporter à l'hosto à moitié comateuse et attendre que ce cataclysmique geste ramène quelqu'un à mon chevet).

Mauvais plan : j'ai vu des tas de films sur le sujet. Premièrement, la fille souffre, a droit aux lavages d'estomac, ont lui fait avaler des trucs infâmes, elle se fait enguirlander comme un sapin de Noël par les infirmières et doit être suivie par un psy à vie ! En plus, ça n'arrange rien. Scénario suivant !

- Basic instinct : vengeaaaaance ! :

Préméditation intense, le pique à glace à la main. Hop, on ravage tout sur son passage. On éclabousse, y a de l'hémoglobine partout ! Pas de pitié ! Faut payer ! Non mais ! Je vais pas me traîner comme une vieille poubelle sans poignées dans les bas fonds sans bouger !!! Ca cartonne, ça bastonne. Et voilà ! Vous m'aviez pas vue, et bien c'est moi ! Psychopathe de premier ordre ! La Une du Journal, faire frémir ma campagne profonde, rha la la !

Mauvais plan : La prison à perpette ça me tente pas, pis j'ai une morale, un coeur (merdum quelle chierie, j'ai un coeur !!! pauvre de moi !). Pis ça n'arrangera pas les choses, au contraire, cela dit ça peut me propulser plus vite dans le plan numéro 1. Avec mort garantie. Bon, au suivant...

- Le mépris :

Style -je te connais pas, je sais même pas d'où tu viens, j'ai un planning hyper mega overbooked et overdéborded, j'ai un métier moi. J'ai pas de temps à perdre avec le quotidien. J'ai un max de choses importantes à régler avant ce soir, j'ai des responsabilités énormiques-.

Mauvais plan : Celui là, je l'ai testé. Pas si mauvais que ça mais c'est de la grosse débilité. Ca rime à rien de vouloir faire comme si de rien n'était. Ca vous fait faire des choses !!! Ranger et reranger, plier déplier et replier, aller faire pipi six fois en six minutes, tirer la chasse d'eau six fois en six minutes (osse secours le développement durable !), boire 14 150 cafés, faire des grilles de sudoku pendant 9mn35 sans trouver un seul chiffre (même force 1), décrocher le téléphone 617 fois en se demandant qui on pourrait bien appeler, vérifier 105 485 fois que la boîte email n'a aucun nouveau message, lire les nouvelles jusqu'à pouvoir les réciter par coeur. Trop usant, trop fatigant, je renonce. Enfin bientôt... pour le moment, je l'utilise encore un peu...

- La prise d'otage :

Celui là il me plaisait trop plus mieux bien ! Ca avait un coté romantique à souhait. Mouais, sauf que c'était drôlement compliqué. Les clous sur la route (dangereux quand même, s'il se tue, j'aurais bonne mine !), le faux appel anonyme au secours (ça c'est JLC qui m'a dit d'essayer, mais franchement, mordel de berde j'ai une conscience et j'peux pas faire ça, j'peux pas !), s'allonger sur la route en attendant que la voiture freine et s'arrête ( ça va pas non ? Si un pauvre barjoté passe avant, non seulement il va m'écrabouiller mais j'aurais tout raté ! la honte !), les menaces avec une voix de souffreteuse mourante (ca non plus, je ne peux pas, pis si c'est pour finir dans le pathétique style Bridget Jones 1, euh non...).

Mauvais plan: l'aurait pu être super bon dans un autre contexte mais là, je le sens pas. Allez, suiiiiiiiiiivant...

- .......................

Suivant j'ai dit !

Reste plus que :

1) Aller gaver ses potes pendant des heures que vous êtes une pauvre merdouille naïve et trouillarde, demander aux autres potes qui ne peuvent plus répondre de gouroutiser les âmes mais là, c'est pas gagné...

2) Dévaliser l'hyper du coin en kleenex et chialer tous les soirs ( merci ça je connais)

3) Voir les avantages économiques : plus de dépenses de lingerie, ni de restau, ni de gazoil, ni de cadeaux de Noël, Pâques, anniversaire, fête. Etrangement, mon compte en banque n'en a ressenti aucun bénéfice, les billets s'envolent ailleurs avec un enthousiasme ravageur ( clopes, gadgets débiles qui servent à rien, bouquins qu'on lit pas, CD qu'on écoute pas, boulimique du shopping, internet merci !)

4) Se faire lobotomiser : personne ne veut s'en charger. JLC n'a jamais le temps, ma best potesse non plus elle passe trop de temps à m'engueuler, même mes patrons veulent pas pourtant ils pourraient !  Pour l'une, je ne fais que des nouilleries qu'elle clame à tout va devant mes collègues sûrement ravies, pour l'autre elle peut faire mon boulot à ma place et me laisser le méga passionnant (compta, paies et courriers à plier !) - mais non Nat, je rigole mais pense zy ! ha ha ! -  pour le troisième, ça va je fais bien le café et je dis oui à tout ce qu'il me dit pour ne pas le stresser. Mais non, y veulent pas... Pfff sur qui compter dans ce bas monde ? Dites le moi ! En tout cas, si mon job me prend la tête, ça va pas le faire pour arranger les chose mais bon...

5) Ecouter les conseils avisés : les uns rigolent en douce en lisant ma littérature de bas étage (pas la peine de nier je les ai vus), d'autres veulent que je sorte la Kalashnikov et que je règle les choses entre hommes ! (euh oui mais chuis qu'une faible femme...), d'autres me disent que ce que je fais est bien ( super... mais ca n'arrange rien) et m'ont dit récemment que si je n'avais pas consulté les astres divinatoires, peut être que je n'aurai pas eu ce comportement et que plus spontanée, à l'heure qu'il est les choses se seraient sans doute arrangées comme je voulais !!! C'est abominaffreux de me dire des choses pareilles !!!! D'autant que, j'y ai réfléchi, je ne crois pas que j'aurais eu un autre comportement, j'aurais peut-être été plus cinglante et plus larmoyante aussi, alors ma foi...

6) Dire du mal et ne pas le penser ! Se mêler de ce qui ne nous regarde pas, tout critiquer, trouver que les autres font n'importe quoi, jouer les grandes prêtresses et dire que ça va pas durer, reconnaître les chacaux (ben quoi ? pluriel de chacal !) les chamals ( alors ?) et savoir s'en protéger et pour le reste finir une discussion illimitée par " de toute façon, je m'en fous !" ben tiens...

7) Se rendre compte qu'on n'est pas seule. Regarder autour de soi, les couples, les tout seuls, les nouveaux tout seuls, les bientôt tout seuls et les écouter. Tous des psychopathes ! Comme moi ! Youpiiiiiiiiii ! Non mais c'est que j'en ai entendu des vertes et des pas mûres, et bien ça rassure pas mais on se sent moins isolée !

Conclusions : Rester soi même, (c'est qui "soi même ?") se dire que ce que l'on ressent est pur, fort et même si on se fait charrier trouver que c'est humain de pleurer ou de rire par amour. Et aussi, faire ce que l'on veut mais en secret, en grand secret... Et continuer, tout au fond de soi, continuer d'aimer...

Plume

 

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