Calendrier

Juillet 2007
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Publicité

Samedi 21 juillet 2007

On continue le périple !!
bain-copie-1.JPG

Ce jour là, il fait un peu gris mais Titus n'a pas peur d'aller se tremper les fesses !!!



Titus fait le fou sur sa serviette de plage et voit la mer à l'envers !

envers.JPG

C'est beau le monde vu par un Titus !!!

pareo.JPG

Titus après la plage s'enveloppe dans un beau paréo !

cocktail.JPG

Avec son pote JLC, Titus prend l'apéro !!! 

biere.JPG

Et en retour il sert une petite mousse avec cacahuète à JLC !

La suite avec la venue d'invités surprise !

Plume

par Plume publié dans : Clichés de Plume
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 19 juillet 2007


Titus a poursuivi ses vacances avec enthousiasme et un tantinet cabot (le comble pour un singe !)
Voyez plutôt !

plage-copie-1.JPG
Titus sur la plage d'Arcachon. Remarquez comme il prend la pause !

tabarly.JPG

Dans les traces des grands navigateurs, Titus pose sa papatte dans l'empreinte d'Eric Tabarly, un vrai pirate des Caraïbes le Titus ?


Titus a descendu les 200 marches qui mènent aux plages de la Dune du Pyla ! 
Preuve en image !
barque-copie-1.JPG

Trop bien la plage !!! Titus rêve de partir en bateau, à défaut il emprunte l'oeuvre d'un ptit gamin 

chateau.JPG

Titus commence un beau château de sable mais ouf c'est fatigant ! Repos bien mérité

Imaginez la tête de mes co-vacanciers et des touristes quand une fofolle comme mi sortait Titus de son sac à dos pour prendre des photos aussi dingottes ! Complétement à l'ouest la nana ! Ouais ouais au Sud Ouest !!!

La suite bientôt !

Plume

par Plume publié dans : Clichés de Plume
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 17 juillet 2007


La suite de Titus en ouacances !

Vous l'attendiez avec une impatience mal contenue ! La voilu !

RETROUVE.JPG

Titus est arrivé au campainge et est tout content d'avoir retrouvé sa copine Mémé !!

FETE.JPG

Titus laisse éclater sa joie d'être arrivé ! Et yo ! Dans le parasol !


MDF.JPG

Après presque 10 heures de route, Titus s'effondre sous la tente, trop dure la vie !

tente.JPG


Titus dans son dodo sous la tente. Demain, il verra l'océan ! Fais de beaux rêves Titus !

Accrochez vous, demain Titus prend son premier bain dans l'Atlantique !

Plume Paparazzi

par Plume publié dans : Clichés de Plume
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Dimanche 15 juillet 2007

Lorsque Léonie apprit la mésaventure du fourgon incendié, elle n'y prêta pas attention. Thomas, quant à lui, pensa secrètement que le destin avait épargné la vie de Nathan et il en éprouvait un véritable soulagement malgré la rancoeur qu'il nourrissait pour cet homme qui se disait son ami et qui était partie du jour au lendemain sans crier gare. 

Lorsque Cyprien fut remis de ses émotions, il lui fallut commander un nouveau véhicule de transfert mais dans le monde rural, ce type de fourgon était unique en son genre et il fallait faire appel à une brigade du département voisin.

- Ils sont stupides, commenta Gisèle à Lucy Mayeur qui traînait encore sous ses fenêtres ce jour là. Ils peuvent le transférer en voiture banalisée.
- Ils gagnent du temps, c'est ce que les hommes font de mieux quand ils ignorent où ils vont dans leurs prospections, répondit la vieille en posant un panier rempli de légumes à ses pieds, tout en soutenant son dos douloureux de l'autre main.
- Franchement, je suis persuadée que Nathan n'a rien à voir dans cette histoire.
- Ils ont trouvé le coupable idéal, dit la vieille. Ils ne verront plus rien d'autre à présent...
Gisèle soupira. Sa cadette rentrait de l'école par le bus de 18H00 et elle la vit remonter vers la maison en courant. 
- Maman ! Maman ! Tu sais quoi ? L'ange pleure à nouveau à l'église !!! C'est Mila qui me l'a dit ! s'écria la jeune fille en arrivant essouflée à coté de sa mère.
- Si ca continue, on va avoir des cars de touristes qui vont venir en pélerinage ici, bougonna Gisèle. Une drôle d'histoire quand même...
Lucy Mayeur se signa, reprit son panier et son chemin, sans même saluer sa voisine.

Satine avait eu un léger malaise dans le bus scolaire, Ari s'inquiétait de la voir si pâle et ne cessait de vérifier qu'elle allait bien.
- C'est l'accident qui t'a impressionnée ?
- Non, je ne sais pas, j'ai eu comme un coup de chaud et j'ai cru m'évanouir mais ça va mieux maintenant, l'assura t-elle.  Tu le connais toi, ce Nathan Messager ?
- Pas plus que ça, j'en ai très vaguement entendu parler par mon père.
- Il était bien apprécié dans le village, continua t-il en voyant le regard interrogatif et intéressé de la jeune fille. Mais un jour, il est parti sans tambour ni trompette. Mon père disait que tout le monde était stupéfait et certains en colère parce qu'il avait de bons amis ici et aussi parce qu'il avait une maison. 
- Et elle est devenue quoi la maison ?
- Elle a été longtemps fermée. Lorsqu'elle a été vendue, Emilien, à l'époque il était toujours maire, a raconté au conseil que la maison était telle qu'elle. Comme si il était parti travailler et n'était jamais revenu.
- Tu veux dire qu'il avait tout laissé  ?
- Tout, les meubles, les fringues, le frigo était presque plein.
- C'est bizarre de partir comme ça...
- Ouais, très zarbi, renchérit Ari. Tout a été vendu aux enchères. 
- Alicia le connaissait bien ?
- J'en sais rien, tout ce que je sais c'est que le maire lui a proposé de reprendre la maison et qu'elle a refusé.
- Elle a refusé pourquoi ?
Ari scruta le visage de son amie que l'affaire semblait obnubiler.
- J'en sais rien, pis tu sais quoi ? On s'en fiche, c'était il y a près de trois ans et tout le monde a oublié Nathan depuis.
- Apparemment non, pas tout le monde... murmura Satine. 
Lorsqu'ils descendirent du bus, elle demanda à Ari de lui montrer la maison qui avait été achetée il y avait à peine six mois par une famille venant de Paris. C'était une charmante vieille ferme rénovée, aux persiennes violettes, un jardin entourait le bâtiment principal. Au fond, une grange servait aux actuels propriétaires de garage. Un berger des Pyrénées dormait sous un saule pleureur.  
- Elle me fait froid dans le dos cette maison, dit elle en réprimant un frisson.
- Pourquoi ? s'étonna Ari. Elle est sympa. Manque qu'une piscine, ajouta t-il.
- Je ne sais pas, quelqu'un a  du beaucoup souffrir ici. Bon, je rentre à la maison, abrégea t-elle. A demain, Ari.
- A demain.
Il la regarda remonter la rue d'un pas rapide et secoua la tête. Il se demandait ce qui était arrivé à son amie qu'il trouvait de plus en plus étrange.

Plume

par Plume publié dans : Les ailes de l'Ange
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 14 juillet 2007

Bonjour à tous

Le Gremlins est revenu de ouacances ! Regénérée par l'océan et le soleil, le deconnectage complet même pour peu de temps, c'est tout bénéf. Et pour déroger avec la tradition des photos de vacances, je me suis transformée en Amélie Poulain ! Si !

Y en a qui photographie des nains de jardin, d'autres des cigognes en plastique et moi c'est un TITUS !

Je vous présente Titus à la mer !!!

J'avais trouvé ce petit singe dans une station service il y a quelque temps de ça et il me faisait de l'oeil derrière la vitrine. Que voulez-vous ? C'est comme ça ! J'ai craqué pour Titus !

Suivez le dans ce reportages digne de Reporters sans frontières !

depart.JPG

Titus au départ, bien calé dans la ouature ! Prêt à vivre des aventures ébouriffantes ! Go Titus ! Go !

aire.JPG

Titus à la première aire d'autoroute. Pause sandwich et pipi ! Bon d'accord la poubelle derrière n'est pas du plus bel effet mais c'est ça une aire d'autoroute !

aire2.JPG

Titus à la seconde aire d'autoroute, cette fois il prend l'air ! Il faut se réveillationner, l'océan n'est plus loin ! Tu veux faire la route sur le pare-brise Titus ? (Comment ça ma voiture est trop sale ? pffff) 

ARRIVE.JPG

Yeahhhhhh ! Titus sur la route de la Dune du Pyla ! Le soleil est au rendez-vous le "campainge" au bout de la route ! Yeah Titus !!! C'est bientôt la belle vie !!!


La suite dans un prochain épisode de la saison 1 de Titus à la mer !

Plume

par Plume publié dans : Clichés de Plume
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 3 juillet 2007


Vous savez quoi ?

Je crois qu'on vit dans un monde de barjotés, non c'est vrai, ça ne peut pas être autrement et même je me dis, j'espère que je vais finir par définitivement en faire partie, parce que quitte à ouvrir des yeux globuleux sur un monde qui part en vrille et qui lâche les élastiques en free style, autant suivre le mouvement plutôt que d'être spectateur.

Dèjà, déjeuner le midi de trois madeleines au chocolat, ça l'fait pas. Oui mais de toute façon, on pourrait bien me faire manger du gloubiboulga, je ne verrais pas la différence. Tout a la même saveur, enfin si saveur il y a, alors comme il faut bien se nourrir pour ne pas passer entre le mur et l'affiche, on gobe tout ce qui passe.

En plus, ça fait quelques jours (mois ?) que je sens la fatigue grand F me plafonner la tête à coup de matraquage de cerveau et je vous le dis, quand on est lessivée mentalement et pas parce qu'on revient d'un trekking de trois semaines en Sibérie et bien pour dormir c'est pas la teuf ! Et j'ai de plus en plus la sensation que j'écarquille les yeux pour les laisser ouverts mais que je ressemble à un babouin maquillé comme une voiture volée ! Style : tête de zombie qui fait semblant d'être au top de sa forme, gothique quoi !

Et pis en plus, au boulot ça n'arrête pas. C'est pas normal ça. D'habitude en période estivale (ah ouais ? Il est où l'été ? Expatrié en Papouasie du Nord ?) ça se calme, ben là non ça se calme pas. D'ordinaire, faut que ça pulse avec moi mais là, j'ai comme une lassitude devant les trucs à faire, comme si je leur disais : bon j'en ai marre de m'occuper de vous, cassez vous en ouacances et oubliez moi. 

Et en plus, il vase, il drache comme disent les Pelges, il fait frette comme disent les Québécois et humide comme disent les Grinouilles. Ptaing, comme dit un copain de Moua, c'est apocalypse météo. Ca aide pas pour se lever le matin. 

Et en plus de plus, je loupe tous les jours Secret Story !!! Ca, j'ai du mal à supporter ! (Mouahaha !!!)

Et en plus de plus de plus, le monde tourne à l'envers et je me sens comme dans une tranchée avec de la boue jusqu'au cou et défense de s'asseoir (la blague préférée de mon Papoun's !). C'est n'importenawak tout le temps, partout. Et il n'y a pas assez d'alcool sur cette planète pour me faire oublier toutes ces incohérences qu'on nomme parfois "maladresses" quand on veut être gentil et  "abominables nouilleries" quand on veut... être gentil aussi. 

Bref, je vais pas tarder à aller pointer chez Folle Dingo ou bien choisir de passer au travers de toute cette dinguerie avec des oeillères comme les chevaux,  pour ne pas effrayer mon chemin. Il va forcément arriver un moment où le paysage sera différent, forcément ! Et ne me dîtes pas que je ne marche pas assez vite ! Je suis flappite! Je vous l'ai dit. Je fais ce que je peux, petite vitesse et grande lenteur.

Et mega plus, je ne comprends plus rien à rien, mais alors RIEN, je crois qu'on me dirait que les martiens ont débarqué, je m'intéresserais d'abord à leur mode d'emploi avant de leur adresser la parole. Je ne comprends rien de rien à mes contemporains, je suis à coté de la plaque ou alors je sais ! Je fais partie du casting de LOST et on ne m'en a pas informée ! J'en suis à envier la petite nabeille qui se promène dans le jardin, elle a pas lu Freud, elle ne se pose pas de questions existientielleuses et est ce que ça l'empêche de faire du bon miel ? Hein ? Ben non ! La vérité est dans la ruche, je vous le dis !

Et en plus de plus ++++ je crois que je détiens un scoop : le Prozac est un placébo ! Si !!! Enfin bon d'accord je carbure pas au Prozac, c'est une tite milule blanche (pas de bol: elle est pas rose !) qui me tient en l'air, sauf que je me demande si son efficacité est prouvée. Nan parce que, le régime Prozac light et M&M's déjà ça ne maintient pas en condition physique tip top et pis ça n'évite pas les emmerdouilleries. Le Guronsan ne fait plus effet depuis longtemps ou alors ça frôle l'hystérie. Vitamine C et trois cafetières plus tard... je suis toujours dans le coltar !

Et malgré les conseils de Lunamoon, je suis archi nulle au nunchaku antidéprime. C'est hyper dur à manier et en plus d'être pâle (merci météo), grosse (merci M&M's) et complétement fracassée (merci qui ? ) me voilà pleine de jolis bleus qui n'ont aucune chance de passer pour des tatouages top mode new age on the beach. 

Alors vous savez quoi ?

Je vais me casser ! M'expulser, me propulser, me driver, fuire, courir, galoper, voler, m'expatrier, me satelliser loin d'ici. Et aller voir ailleurs si j'y suis (Mon Dieu ! Faites que non !). 

Il le faut, c'est une question de vie ou de mort, de survie de l'espèce Plumique, sans quoi je vous promets, je vais finir par exploser comme un feu d'artifice de 14 juillet avant l'heure. 
Il le faut, par respect d'abord pour mon entourage qui est obligé de déchiffrer ce que je dis (je leur livre les mots dans l'ordre où ils arrivent), de tirer un fil rouge entre mes idées (parce que moi j'ai dèja perdu la clef), de se greffer un GPS dans le dédale de ma volubilité (ça existe pas comme mot hein ?). 

Même moi, je ne me suis plus. Je passe du coq à l'âne, je change d'avis toutes les trois tasses de café et demi, je pense blanc puis noir puis rouge et tout ça vitesse lumière. Mes conclusions sont des intro mal définies et ma compréhension frôle le stade de la crétinisation la plus absolue. Même les rats dans la cave se pendent en m'écoutant penser. Si ça continue, même mon chat demandera à se faire psychanalyser !


Alors vous savez quoi ???????????

Je me carapate, je dégage, je gicle de ma roulotte, que ce soit pour 24, 48, 96 heures, jours, mois, années, mais je m'évade. Je me sens comme une sorcière dans une bouteille et moi même j'aimerais pas être là quand le bouchon va sauter ! J'ai tout essayé :

- La méthode des trois chapeaux
- Le martini blanc on the rocks à la sauce soja ( à déconseiller fortement !)
- L'auto-hypnose ( tu es forte, sublime et tu maîtrises la situation...hum...)
- La reconversion au bouddhisme et à la zen attitude (chuis restée coincée dans la position du lotus, merci bien)
- L'overdose de séries télé (J'ai tout mélangé : 24H Chrono chez les Desperate qui sont Medium et s'évadent de prison grâce à un tatouage que le NCIS a déchiffré aidé par les Heroes de Lost et de Mystère qui savent aussi lire les crop circles car ils ont appris la chirurgie esthétique avec Nip/Tuck et sont en fait agent double avec des Alias impossibles à retenir ! Tout ça pour dire que je vais finir Six Feet Under !)
 - La DS mania avec tout pour doper mon cerveau (tiens, j'en ai un ?) qui avait atteint les 20 ans florissants et flirtent avec les 80 balais depuis quelques mois
 - Le shoppingue (oui prononcer chaupingue) pharaonique à acheter tout et n'importe quoi (mais surtout n'imp !) de très inutile et tout revendre en se félicitant d'être une mega championne du budget
- La communication (Pearl Harbor, ça vous rappelle quelque chose ?)
- L'écriture de scénari que Bruce Willis allait me supplier à genoux de lui vendre ( pour l'heure, ils ont alimenté ma cheminée ! Les artistes sont des êtres in-con-pris !)

Alors you know what ????

Je trisse, je plante tout, je me déconnecte, je débranche, je trace la route et je fais des trous sans ma tête (comme me l'a suggéré ma meilleure potesse) pour aérer mes boyaux du cerveau qui frisent l'atrophie mentale inexorable.

J'y verrais ptet plus clair après, ou ptet pas, mais faut que je m'expédie sans bagage avant que saute le barrage !

Bisous

Plume debout sur l'accélérateur ! On the road again !

par Plume publié dans : Griffesdeplume
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Lundi 2 juillet 2007

Lorsqu’on sonna à sa porte, Léonie Després était aux antipodes de l’affaire Fairise. Elle tentait de régler un problème domestique délicat : ouvrir son lave-vaisselle qui refusait obstinément d’obtempérer. Elle ouvrit sur Cyprien Antinace accompagné d’un acolyte.

-         Madame Després, j’aurais quelques questions à vous poser.

-         Et bien, entrez, dit elle résignée.

Ils restèrent debout dans le couloir et elle dut insister pour les faire asseoir.

-         Si je vous parle de Nathan Messager, ce nom vous dit quelque chose ?

Léonie sentit son taux d’adrénaline monter en flèche et elle s’octroya trois secondes avant de répondre.

-         Oui, bien sûr. Pourquoi ?

-         Nous le recherchons, dans le cadre de l’enquête sur la mort de votre amie. Et apparemment, nous ne sommes pas les seuls d’après ce que nous a dit sa sœur…

Léonie sentit le piège se refermer, elle avait voulu faire cavalier seul dans cette histoire pour éviter les dégâts éventuels mais elle avait sous-estimé les services de police qui avaient du surveiller ses allers et venues.

-         Nous comprenons que vous soyez révoltée mais faire justice soit même n’a jamais été une solution.

-         Ce n’était pas mon intention, je voulais savoir… Enfin je me demandais si Alicia était toujours en contact avec lui et j’ai pensé qu’il aurait pu nous mettre sur une piste.

Cyprien eut une moue dubitative.

-         Y a t-il d’autres éléments que vous nous auriez tus ?

-         Non, dit Léonie.

-         Enfin, sachez pour votre gouverne que nous avons retrouvé Nathan Messager. Il n’était pas bien loin de là où vous l’avez cherché.

-         Sybille vous a parlé ? dit un peu rapidement Léonie.

-         Nos moyens de persuasion sont plus efficaces que les vôtres, Madame, dit Cyprien avec un sourire ironique.

-         Et alors ?

-         Il est en garde à vue. Nous l’avons retracé grâce à son portable et par là même nous avons eu accès à tous les appels qu’il a pu passer. Il a appelé Alicia Fairise le soir même de sa disparition et d’autres appels ont été listés.

Il marqua un temps d’arrêt, surveillant les réactions de la conseillère municipale. Léonie était ébahie et ne savait plus quoi penser.

-         Vous semblez surprise ?

-         Un peu que je le suis ! Je pensais qu’Alicia n’avait plus de contact avec lui depuis trois années !

-         Votre amie savait garder des secrets apparemment, vous l’avez sous-estimée.

En les raccompagnant, Léonie pensa confusément que sa naïveté la perdrait. Mais la nouvelle de la garde à vue de Nathan la troublait plus que le silence d’Alicia, elle imaginait mal l’homme en serial killer et la perspective d’une erreur judiciaire lui glaçait les os. Elle s’en voulut d’être aussi soucieuse de son cas : il leur avait tourné le dos sans dire un mot alors qu’ils étaient très liés et Léonie avait la rancune tenace. Enfin, elle essayait, mais parfois son cœur, plus gros que son entêtement, lui faisait prendre un tout autre chemin. Elle se rendit chez Gisèle Carmi pour soulager ses inquiétudes. Mais la pauvre femme était préoccupée par l’état de sa fille qui, bien que stable, l’angoissait beaucoup.

-         Nathan Messager ? s’étonna celle-ci. Tu plaisantes j’espère ? Pourquoi diable aurait-il fait du mal à Alicia ? Ils s’entendaient comme larrons en foire, c’est quoi cette nouvelle ineptie ?

Léonie soupira et répéta à son amie les paroles du policier.

-         En garde à vue ? Mais ils sont complètement cinglés ??? Ce n’est pas parce qu’on part du jour au lendemain sans plus donner de nouvelles à personne qu’on est présumé coupable ???

Léonie sentit que compliquer les chose serait inutile et elle choisit d’hausser les épaules en signe d’impuissance.

-         Je vais te dire, Léonie. On me conseille d’hospitaliser ma fille dans un établissement psy, le petit Delong ressemble à un zombie et je trouve souvent Lucy Mayeur devant ma porte. Alors si tout le monde devient fou à Garance, moi je prends mes filles sous le bras et je pars trois mois à l’autre bout du monde jusqu’à ce que tout ça se calme !

-         Je ferais bien comme toi mais il n’y a pas encore de soldes sur les billets d’avion pour l’Australie, répondit son amie avec un humour qui détendit l’atmosphère survolté.

Les deux femmes levèrent la tête en entendant des pas dans l’escalier, Satine descendait. Elle était pâle et un peu amaigrie. Elle embrassa Léonie et alla se servir un verre de jus d’orange. Des coups à la porte les firent toutes les trois sursauter. Gisèle ouvrit sur Cyprien. 

-         Ma parole mais vous me filez ? Ne put s’empêcher de dire Léonie.

-         Non Madame, dit Cyprien en saluant Gisèle. Je venais juste vous demander Madame Carmi de bien vouloir passer à la gendarmerie demain dans la matinée. Nous avons arrêté un suspect.

-         Je suis au courant, dit Gisèle en croisant les bras. Vous êtes fada ? Pourquoi aller chercher un type qui n’a pas mis les pieds à Garance depuis toutes ses années ?

-         C’est le secret de l’instruction, Madame.

-         Vous allez le garder longtemps ? demanda Léonie.

-         Le temps qu’il faudra pour l’interroger.

Il prit congé et Gisèle secoua la tête d’un air effaré.

-         De qui il parlait, Maman ? demanda Satine.

-         De Nathan Messager, tu ne l’as pas connu je crois.

-         Je ne m’en souviens pas…répondit la jeune fille et elle remonta dans sa chambre.

 

 

Charlotte s’était rendue à l’invitation de Cyprien à la gendarmerie. Il souhaitait l’interroger sur Nathan Messager. Elle n’avait pas grand chose à dire sinon des banalités.

-         Il n’a aucun alibi pour la nuit où Alicia Fairise est morte, je pense que nous allons prolonger la garde à vue et le transférer à la maison d’arrêt ce matin.

La jeune maire le regarda avec étonnement. N’était-on pas présumé innocent avant de se voir incarcérer ?

-         Je ne le sens pas, le gaillard, si tu vois ce que je veux dire, dit il sur un ton plus familier. Il ne fait aucune réponse franche et il s’entête à répéter toujours la même chose. Je veux juste lui faire un peu peur, ça lui rafraîchira peut-être un peu la mémoire.

-         Soit, c’est toi la Justice, dit Charlotte, pas vraiment convaincue.

-         Je te prie de m’excuser un instant, le fourgon vient d’arriver pour le transfert. Tu veux le voir ?

-         Non, je ne préfère pas… dit Charlotte prise d’un sentiment de malaise. Elle ne voulait pas en rajouter à l’humiliation de Nathan. Elle ne pensa qu’après le départ du Capitaine Antinace qu’elle aurait pu aussi lui témoigner, sinon du soutien, du moins ses doutes sur sa culpabilité.

Elle ramassa son sac sur la chaise du bureau et s’apprêtait à sortir dans le hall d’accueil lorsqu’une explosion fit trembler les fenêtres, un souffle d'air brûlant entra par la porte ouverte et quelques cris résonnèrent à l'extérieur. Aussitôt, le gendarme de service se précipita dehors. Médusés, Charlotte et lui virent le fourgon en flammes sur le parking de la gendarmerie.

-         Merde, mais qu’est ce qui s’est passé ??? dit Cyprien en sortant du bâtiment comme un diable de sa boîte. Il allait faire sortir Nathan Messager lorsque le souffle de l’explosion retentissant à l’extérieur lui avait fait changer d’avis.

Des badauds commençaient à s’agglutiner sur le trottoir d’en face. Les flammes et une épaisse fumée noire furent maîtrisées par trois lieutenants armés d’extincteurs. Lorsque tout danger fut écarté, Charlotte fut invitée à rentrer chez elle et à prévenir Gisèle Carmi que son entretien était ajourné. Elle rejoignit sa voiture à quelques mètres de là, troublée par cet événement jugé inexplicable. Elle ne remarqua pas Ari Delong et Satine Carmi qui, rentrant du lycée,  regardaient comme subjugués, la carcasse qui restait du fourgon de transfert des prisonniers.

Plume
par Plume publié dans : Les ailes de l'Ange
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Recherche

Album photos

 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus