Humeur féline

 
  

Passés par là...

Les autographes

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Plumexpression

" And it only hurts when I'm breathing
My heart only breaks when it's beating
My dreams only die when I'm dreaming"

Bonjour à tous

Le Gremlins est revenu de ouacances ! Regénérée par l'océan et le soleil, le deconnectage complet même pour peu de temps, c'est tout bénéf. Et pour déroger avec la tradition des photos de vacances, je me suis transformée en Amélie Poulain ! Si !

Y en a qui photographie des nains de jardin, d'autres des cigognes en plastique et moi c'est un TITUS !

Je vous présente Titus à la mer !!!

J'avais trouvé ce petit singe dans une station service il y a quelque temps de ça et il me faisait de l'oeil derrière la vitrine. Que voulez-vous ? C'est comme ça ! J'ai craqué pour Titus !

Suivez le dans ce reportages digne de Reporters sans frontières !

depart.JPG

Titus au départ, bien calé dans la ouature ! Prêt à vivre des aventures ébouriffantes ! Go Titus ! Go !

aire.JPG

Titus à la première aire d'autoroute. Pause sandwich et pipi ! Bon d'accord la poubelle derrière n'est pas du plus bel effet mais c'est ça une aire d'autoroute !

aire2.JPG

Titus à la seconde aire d'autoroute, cette fois il prend l'air ! Il faut se réveillationner, l'océan n'est plus loin ! Tu veux faire la route sur le pare-brise Titus ? (Comment ça ma voiture est trop sale ? pffff) 

ARRIVE.JPG

Yeahhhhhh ! Titus sur la route de la Dune du Pyla ! Le soleil est au rendez-vous le "campainge" au bout de la route ! Yeah Titus !!! C'est bientôt la belle vie !!!


La suite dans un prochain épisode de la saison 1 de Titus à la mer !

Plume

ajouter un commentaire par Plume
Samedi 14 juillet 2007
commentaires (1)   


Vous savez quoi ?

Je crois qu'on vit dans un monde de barjotés, non c'est vrai, ça ne peut pas être autrement et même je me dis, j'espère que je vais finir par définitivement en faire partie, parce que quitte à ouvrir des yeux globuleux sur un monde qui part en vrille et qui lâche les élastiques en free style, autant suivre le mouvement plutôt que d'être spectateur.

Dèjà, déjeuner le midi de trois madeleines au chocolat, ça l'fait pas. Oui mais de toute façon, on pourrait bien me faire manger du gloubiboulga, je ne verrais pas la différence. Tout a la même saveur, enfin si saveur il y a, alors comme il faut bien se nourrir pour ne pas passer entre le mur et l'affiche, on gobe tout ce qui passe.

En plus, ça fait quelques jours (mois ?) que je sens la fatigue grand F me plafonner la tête à coup de matraquage de cerveau et je vous le dis, quand on est lessivée mentalement et pas parce qu'on revient d'un trekking de trois semaines en Sibérie et bien pour dormir c'est pas la teuf ! Et j'ai de plus en plus la sensation que j'écarquille les yeux pour les laisser ouverts mais que je ressemble à un babouin maquillé comme une voiture volée ! Style : tête de zombie qui fait semblant d'être au top de sa forme, gothique quoi !

Et pis en plus, au boulot ça n'arrête pas. C'est pas normal ça. D'habitude en période estivale (ah ouais ? Il est où l'été ? Expatrié en Papouasie du Nord ?) ça se calme, ben là non ça se calme pas. D'ordinaire, faut que ça pulse avec moi mais là, j'ai comme une lassitude devant les trucs à faire, comme si je leur disais : bon j'en ai marre de m'occuper de vous, cassez vous en ouacances et oubliez moi. 

Et en plus, il vase, il drache comme disent les Pelges, il fait frette comme disent les Québécois et humide comme disent les Grinouilles. Ptaing, comme dit un copain de Moua, c'est apocalypse météo. Ca aide pas pour se lever le matin. 

Et en plus de plus, je loupe tous les jours Secret Story !!! Ca, j'ai du mal à supporter ! (Mouahaha !!!)

Et en plus de plus de plus, le monde tourne à l'envers et je me sens comme dans une tranchée avec de la boue jusqu'au cou et défense de s'asseoir (la blague préférée de mon Papoun's !). C'est n'importenawak tout le temps, partout. Et il n'y a pas assez d'alcool sur cette planète pour me faire oublier toutes ces incohérences qu'on nomme parfois "maladresses" quand on veut être gentil et  "abominables nouilleries" quand on veut... être gentil aussi. 

Bref, je vais pas tarder à aller pointer chez Folle Dingo ou bien choisir de passer au travers de toute cette dinguerie avec des oeillères comme les chevaux,  pour ne pas effrayer mon chemin. Il va forcément arriver un moment où le paysage sera différent, forcément ! Et ne me dîtes pas que je ne marche pas assez vite ! Je suis flappite! Je vous l'ai dit. Je fais ce que je peux, petite vitesse et grande lenteur.

Et mega plus, je ne comprends plus rien à rien, mais alors RIEN, je crois qu'on me dirait que les martiens ont débarqué, je m'intéresserais d'abord à leur mode d'emploi avant de leur adresser la parole. Je ne comprends rien de rien à mes contemporains, je suis à coté de la plaque ou alors je sais ! Je fais partie du casting de LOST et on ne m'en a pas informée ! J'en suis à envier la petite nabeille qui se promène dans le jardin, elle a pas lu Freud, elle ne se pose pas de questions existientielleuses et est ce que ça l'empêche de faire du bon miel ? Hein ? Ben non ! La vérité est dans la ruche, je vous le dis !

Et en plus de plus ++++ je crois que je détiens un scoop : le Prozac est un placébo ! Si !!! Enfin bon d'accord je carbure pas au Prozac, c'est une tite milule blanche (pas de bol: elle est pas rose !) qui me tient en l'air, sauf que je me demande si son efficacité est prouvée. Nan parce que, le régime Prozac light et M&M's déjà ça ne maintient pas en condition physique tip top et pis ça n'évite pas les emmerdouilleries. Le Guronsan ne fait plus effet depuis longtemps ou alors ça frôle l'hystérie. Vitamine C et trois cafetières plus tard... je suis toujours dans le coltar !

Et malgré les conseils de Lunamoon, je suis archi nulle au nunchaku antidéprime. C'est hyper dur à manier et en plus d'être pâle (merci météo), grosse (merci M&M's) et complétement fracassée (merci qui ? ) me voilà pleine de jolis bleus qui n'ont aucune chance de passer pour des tatouages top mode new age on the beach. 

Alors vous savez quoi ?

Je vais me casser ! M'expulser, me propulser, me driver, fuire, courir, galoper, voler, m'expatrier, me satelliser loin d'ici. Et aller voir ailleurs si j'y suis (Mon Dieu ! Faites que non !). 

Il le faut, c'est une question de vie ou de mort, de survie de l'espèce Plumique, sans quoi je vous promets, je vais finir par exploser comme un feu d'artifice de 14 juillet avant l'heure. 
Il le faut, par respect d'abord pour mon entourage qui est obligé de déchiffrer ce que je dis (je leur livre les mots dans l'ordre où ils arrivent), de tirer un fil rouge entre mes idées (parce que moi j'ai dèja perdu la clef), de se greffer un GPS dans le dédale de ma volubilité (ça existe pas comme mot hein ?). 

Même moi, je ne me suis plus. Je passe du coq à l'âne, je change d'avis toutes les trois tasses de café et demi, je pense blanc puis noir puis rouge et tout ça vitesse lumière. Mes conclusions sont des intro mal définies et ma compréhension frôle le stade de la crétinisation la plus absolue. Même les rats dans la cave se pendent en m'écoutant penser. Si ça continue, même mon chat demandera à se faire psychanalyser !


Alors vous savez quoi ???????????

Je me carapate, je dégage, je gicle de ma roulotte, que ce soit pour 24, 48, 96 heures, jours, mois, années, mais je m'évade. Je me sens comme une sorcière dans une bouteille et moi même j'aimerais pas être là quand le bouchon va sauter ! J'ai tout essayé :

- La méthode des trois chapeaux
- Le martini blanc on the rocks à la sauce soja ( à déconseiller fortement !)
- L'auto-hypnose ( tu es forte, sublime et tu maîtrises la situation...hum...)
- La reconversion au bouddhisme et à la zen attitude (chuis restée coincée dans la position du lotus, merci bien)
- L'overdose de séries télé (J'ai tout mélangé : 24H Chrono chez les Desperate qui sont Medium et s'évadent de prison grâce à un tatouage que le NCIS a déchiffré aidé par les Heroes de Lost et de Mystère qui savent aussi lire les crop circles car ils ont appris la chirurgie esthétique avec Nip/Tuck et sont en fait agent double avec des Alias impossibles à retenir ! Tout ça pour dire que je vais finir Six Feet Under !)
 - La DS mania avec tout pour doper mon cerveau (tiens, j'en ai un ?) qui avait atteint les 20 ans florissants et flirtent avec les 80 balais depuis quelques mois
 - Le shoppingue (oui prononcer chaupingue) pharaonique à acheter tout et n'importe quoi (mais surtout n'imp !) de très inutile et tout revendre en se félicitant d'être une mega championne du budget
- La communication (Pearl Harbor, ça vous rappelle quelque chose ?)
- L'écriture de scénari que Bruce Willis allait me supplier à genoux de lui vendre ( pour l'heure, ils ont alimenté ma cheminée ! Les artistes sont des êtres in-con-pris !)

Alors you know what ????

Je trisse, je plante tout, je me déconnecte, je débranche, je trace la route et je fais des trous sans ma tête (comme me l'a suggéré ma meilleure potesse) pour aérer mes boyaux du cerveau qui frisent l'atrophie mentale inexorable.

J'y verrais ptet plus clair après, ou ptet pas, mais faut que je m'expédie sans bagage avant que saute le barrage !

Bisous

Plume debout sur l'accélérateur ! On the road again !

ajouter un commentaire par Plume
Mardi 3 juillet 2007
commentaires (4)   

Lorsqu’on sonna à sa porte, Léonie Després était aux antipodes de l’affaire Fairise. Elle tentait de régler un problème domestique délicat : ouvrir son lave-vaisselle qui refusait obstinément d’obtempérer. Elle ouvrit sur Cyprien Antinace accompagné d’un acolyte.

-         Madame Després, j’aurais quelques questions à vous poser.

-         Et bien, entrez, dit elle résignée.

Ils restèrent debout dans le couloir et elle dut insister pour les faire asseoir.

-         Si je vous parle de Nathan Messager, ce nom vous dit quelque chose ?

Léonie sentit son taux d’adrénaline monter en flèche et elle s’octroya trois secondes avant de répondre.

-         Oui, bien sûr. Pourquoi ?

-         Nous le recherchons, dans le cadre de l’enquête sur la mort de votre amie. Et apparemment, nous ne sommes pas les seuls d’après ce que nous a dit sa sœur…

Léonie sentit le piège se refermer, elle avait voulu faire cavalier seul dans cette histoire pour éviter les dégâts éventuels mais elle avait sous-estimé les services de police qui avaient du surveiller ses allers et venues.

-         Nous comprenons que vous soyez révoltée mais faire justice soit même n’a jamais été une solution.

-         Ce n’était pas mon intention, je voulais savoir… Enfin je me demandais si Alicia était toujours en contact avec lui et j’ai pensé qu’il aurait pu nous mettre sur une piste.

Cyprien eut une moue dubitative.

-         Y a t-il d’autres éléments que vous nous auriez tus ?

-         Non, dit Léonie.

-         Enfin, sachez pour votre gouverne que nous avons retrouvé Nathan Messager. Il n’était pas bien loin de là où vous l’avez cherché.

-         Sybille vous a parlé ? dit un peu rapidement Léonie.

-         Nos moyens de persuasion sont plus efficaces que les vôtres, Madame, dit Cyprien avec un sourire ironique.

-         Et alors ?

-         Il est en garde à vue. Nous l’avons retracé grâce à son portable et par là même nous avons eu accès à tous les appels qu’il a pu passer. Il a appelé Alicia Fairise le soir même de sa disparition et d’autres appels ont été listés.

Il marqua un temps d’arrêt, surveillant les réactions de la conseillère municipale. Léonie était ébahie et ne savait plus quoi penser.

-         Vous semblez surprise ?

-         Un peu que je le suis ! Je pensais qu’Alicia n’avait plus de contact avec lui depuis trois années !

-         Votre amie savait garder des secrets apparemment, vous l’avez sous-estimée.

En les raccompagnant, Léonie pensa confusément que sa naïveté la perdrait. Mais la nouvelle de la garde à vue de Nathan la troublait plus que le silence d’Alicia, elle imaginait mal l’homme en serial killer et la perspective d’une erreur judiciaire lui glaçait les os. Elle s’en voulut d’être aussi soucieuse de son cas : il leur avait tourné le dos sans dire un mot alors qu’ils étaient très liés et Léonie avait la rancune tenace. Enfin, elle essayait, mais parfois son cœur, plus gros que son entêtement, lui faisait prendre un tout autre chemin. Elle se rendit chez Gisèle Carmi pour soulager ses inquiétudes. Mais la pauvre femme était préoccupée par l’état de sa fille qui, bien que stable, l’angoissait beaucoup.

-         Nathan Messager ? s’étonna celle-ci. Tu plaisantes j’espère ? Pourquoi diable aurait-il fait du mal à Alicia ? Ils s’entendaient comme larrons en foire, c’est quoi cette nouvelle ineptie ?

Léonie soupira et répéta à son amie les paroles du policier.

-         En garde à vue ? Mais ils sont complètement cinglés ??? Ce n’est pas parce qu’on part du jour au lendemain sans plus donner de nouvelles à personne qu’on est présumé coupable ???

Léonie sentit que compliquer les chose serait inutile et elle choisit d’hausser les épaules en signe d’impuissance.

-         Je vais te dire, Léonie. On me conseille d’hospitaliser ma fille dans un établissement psy, le petit Delong ressemble à un zombie et je trouve souvent Lucy Mayeur devant ma porte. Alors si tout le monde devient fou à Garance, moi je prends mes filles sous le bras et je pars trois mois à l’autre bout du monde jusqu’à ce que tout ça se calme !

-         Je ferais bien comme toi mais il n’y a pas encore de soldes sur les billets d’avion pour l’Australie, répondit son amie avec un humour qui détendit l’atmosphère survolté.

Les deux femmes levèrent la tête en entendant des pas dans l’escalier, Satine descendait. Elle était pâle et un peu amaigrie. Elle embrassa Léonie et alla se servir un verre de jus d’orange. Des coups à la porte les firent toutes les trois sursauter. Gisèle ouvrit sur Cyprien. 

-         Ma parole mais vous me filez ? Ne put s’empêcher de dire Léonie.

-         Non Madame, dit Cyprien en saluant Gisèle. Je venais juste vous demander Madame Carmi de bien vouloir passer à la gendarmerie demain dans la matinée. Nous avons arrêté un suspect.

-         Je suis au courant, dit Gisèle en croisant les bras. Vous êtes fada ? Pourquoi aller chercher un type qui n’a pas mis les pieds à Garance depuis toutes ses années ?

-         C’est le secret de l’instruction, Madame.

-         Vous allez le garder longtemps ? demanda Léonie.

-         Le temps qu’il faudra pour l’interroger.

Il prit congé et Gisèle secoua la tête d’un air effaré.

-         De qui il parlait, Maman ? demanda Satine.

-         De Nathan Messager, tu ne l’as pas connu je crois.

-         Je ne m’en souviens pas…répondit la jeune fille et elle remonta dans sa chambre.

 

 

Charlotte s’était rendue à l’invitation de Cyprien à la gendarmerie. Il souhaitait l’interroger sur Nathan Messager. Elle n’avait pas grand chose à dire sinon des banalités.

-         Il n’a aucun alibi pour la nuit où Alicia Fairise est morte, je pense que nous allons prolonger la garde à vue et le transférer à la maison d’arrêt ce matin.

La jeune maire le regarda avec étonnement. N’était-on pas présumé innocent avant de se voir incarcérer ?

-         Je ne le sens pas, le gaillard, si tu vois ce que je veux dire, dit il sur un ton plus familier. Il ne fait aucune réponse franche et il s’entête à répéter toujours la même chose. Je veux juste lui faire un peu peur, ça lui rafraîchira peut-être un peu la mémoire.

-         Soit, c’est toi la Justice, dit Charlotte, pas vraiment convaincue.

-         Je te prie de m’excuser un instant, le fourgon vient d’arriver pour le transfert. Tu veux le voir ?

-         Non, je ne préfère pas… dit Charlotte prise d’un sentiment de malaise. Elle ne voulait pas en rajouter à l’humiliation de Nathan. Elle ne pensa qu’après le départ du Capitaine Antinace qu’elle aurait pu aussi lui témoigner, sinon du soutien, du moins ses doutes sur sa culpabilité.

Elle ramassa son sac sur la chaise du bureau et s’apprêtait à sortir dans le hall d’accueil lorsqu’une explosion fit trembler les fenêtres, un souffle d'air brûlant entra par la porte ouverte et quelques cris résonnèrent à l'extérieur. Aussitôt, le gendarme de service se précipita dehors. Médusés, Charlotte et lui virent le fourgon en flammes sur le parking de la gendarmerie.

-         Merde, mais qu’est ce qui s’est passé ??? dit Cyprien en sortant du bâtiment comme un diable de sa boîte. Il allait faire sortir Nathan Messager lorsque le souffle de l’explosion retentissant à l’extérieur lui avait fait changer d’avis.

Des badauds commençaient à s’agglutiner sur le trottoir d’en face. Les flammes et une épaisse fumée noire furent maîtrisées par trois lieutenants armés d’extincteurs. Lorsque tout danger fut écarté, Charlotte fut invitée à rentrer chez elle et à prévenir Gisèle Carmi que son entretien était ajourné. Elle rejoignit sa voiture à quelques mètres de là, troublée par cet événement jugé inexplicable. Elle ne remarqua pas Ari Delong et Satine Carmi qui, rentrant du lycée,  regardaient comme subjugués, la carcasse qui restait du fourgon de transfert des prisonniers.

Plume
ajouter un commentaire par Plume
Lundi 2 juillet 2007
commentaires (0)   

J'étais partie pour vous faire un article morbide et puis je me suis dit, non, ils vont finir par zapper et se lasser de mes élucubrations de folle dingue. 

Je vais me forcer pour essayer de vous amuser :

Imaginez ça : je suis là, je suis entrain de bosser dans mon petit bureau douillet et je tape un truc qui prend toute mon attention et brutalement, comme dans je ne sais plus quelle série américaine chère à mon coeur, viennent se superposer des images, des souvenirs qui n'ont rien à faire là. 

Diantre ! J'étais persuadée d'être sur mon traitement de texte avec une belle page remplie de mon écriture tapoteuse et bien voilà ti pas que quelque chose (de surnaturel sûrement ) a fait : "insérer fichier image" et me voilà complétement paumée dans mes beaux paragraphes. 

Les images que je vois ne me sourient pas, non ce serait plutôt comme dans Nip/Tuck, un personnage qui s'anime, à qui on crierait bien "tais-toi !" et à qui on voudrait tordre le cou mais il s'échappe en ricanant (Vous le sentez le super scénario de film d'horreur là ?) 

Et ledit personnage continue son chemin et parle dans ma tête avec une voix qui n'est pas la mienne - pétard ! si je suis comme Jeanne d'Arc maintenant, les blouses blanches se rapprochent je vous le dis ! - ladite voix se marre comme une hyène édentée :

- " Tu vois comme t'es nulle, comme tu t'es fait bernée en beauté, regarde ces images, tu te souviens ? Regarde, ma ptite cocotte, t'es vraiment pitoyable et tu trouves des excuses de pacotille à tout, t'es vraiment trop crétine !".

 - Serait-ce possibeul que je finisse mon compte-rendu tranquille ? (Vous remarquez que je suis toujours extrêmement polie - du moins au début - avec les emmerdeurs de premier ordre).

Mais l'infâme chose parlante trouve ça trop drôle pour disparaître et les images continuent. Je soupire - veuillez noter ma grande patience - je lâche un instant l'écran des yeux en me disant naïvement qu'il va se carapater si je ne le regarde plus. Mais il revient dès que je pose un oeil prudent sur Word : 

- Dieu que tu es bête ! Et tu as fait tout ça pour quoi ? Hum ? Finalement, on t'a pris pour ce que tu es, une idiote palme d'or ! C'est marrant de te voir ramper et croire des trucs que même un enfant de trois ans refuserait d'admettre ! Tu vas te faire justice armée d'une rose sans épines, j'imagine ???

- Shut up le streumon ! ( Eh oui, j'insulte en anglais, c'est moins choquant même si personne n'entend)

- Mais cela dit, t'as une qualité certaine, c'est que t'es super gentille comme fille, tellement gentille que tu te coucherais parterre pour qu'on s'essuie les pieds sur tes vêtements neufs, franchement là, tu devrais tendre l'autre joue même !"

Je me lève, légèrement excédée, je n'ai pas fini mon travail et je mets trois ans à finir ma mise en page, mon chef va se demander si je ne fais que ça de mes journées, à papillonner entre la cafetière, le journal et les WC. Ca l'fait ! Dans ces cas là, on a vachement l'impression d'avancer dans son job ! Ca m'éneeeeerve ! Mais il faut que je me dégourdisse les jambes pour m'aérer. Comme je n'ai vraiment pas que ça à faire de perdre mon temps, je retourne courageusement me rasseoir devant mon ordi. Et l'autre se remet à déblatérer au bout d'un demi paragraphe :

- Et en plus, tu pars la bannière à la main ! Ha ha ha, la défenseuse (ça existe ça, comme mot ?) des causes perdues ! Non mais là franchement, t'es pathétique ma vieille, pa-thé-ti-que- et ridicule ! Mais regarde, bon sang, regarde !
 
J'vais m'le faire ! Je vais m'le faire ce tordu qui me gonfle, fait défiler des images truquées de ma vie et ne me laisse pas en paix. Je vais lui arracher les yeux ! Le film défile et je me sens comme un poisson rouge dans une salade de tomates trop vinaigrée. 

- C'est ça, fais toi taper dessus et excuse toi d'avoir été méchante ! Ben oui, t'es coupable d'exister, faut dire ça doit être vrai, nulle et débile comme tu es, comment veux-tu inspirer le respect ? Tu veux pas non plus payer pour qu'on te colle des baffes ? Dis pas non !!! T'en s'rais capable !!!

- Ta gueule le serpent à sonnettes ! Tu vas m'lâcher oui ??? (et oui, je suis vulgaire, je sais)

- Mais c'est que tu fais peur à te fâcher en silence comme ça ? Arrête, je tremble ! Alors comme ça, tu vas laisser ça passer ? Sans bouger ? Sans te défendre ? Sans montrer que tu n'es pas une couche culotte usagée qu'on balance après usage ??? En toute impunité ? P'tet même que tu vas chialer ? Ha ha ha !

Gros plan sur l'imprimante (ben oui faut bien regarder quelque chose ! ) Il n'y a pas de bouton "muet"sur cette voix là ? Je remue des papiers en les remettant exactement où ils étaient,  pire je ne les ai même pas regardés. Je m'accroche aux branches, je finirai mon taf, y a pas à tortiller !

- J'en reviens pas ! J'ai rencontré la reine des gourdes ! Où t'as planqué ta couronne, Ton Altesse ? Non parce que pour en arriver là sans bouger le ptit doigt , tu te prends pour Mère Térésa ?  T'as payé cher, j'espère, pour vivre un truc aussi sensationnel ?  dit la petite vermine en se pliant de rire.

La meilleure défense c'est le mépris, je continue de taper, scotchée à mes phrases.

- Tu sais que tu es un miracle de la science ! La première nana à vivre sans cerveau ! Tu sais des martyres, y en a plein sur terre et ils ne finissent pas tous canonisés ! Cela dit, chacun ses ambitions !

- Tu vas te la fermer, espèce de sale teignasse ! Je crie très fort en silence dans ma tête. 

Il gambade sur les quatre coins de mon XP et je vais finir par éteindre l'ordi à l'arrache pour m'en débarasser.

- Allez, je m'en vais, maintenant que je t'ai bien sapé le moral, j'ai plus rien à faire ici. Et surtout ne brise pas ton code d'honneur et continue à mordre la poussière, quand t'en auras assez qu'on te mette minable, tu sortiras peut-être les crocs mais d'après moi, tu seras morte avant ! Ha ha ha ha !

J'ai même plus envie de trucider la Chose à coups de sabre, j'imprime héroïquement mon travail fini avec difficulté. Au final, ma mise en page est bâclée, j'ai pas relu forcément ! C'est mon truc de pas relire en ce moment, c'est bizarre non ? Enfin, bref, mon cerveau fume et je ne peux plus rien enregistrer.
 
Il doit avoir raison, j'ai rien dans le disque dur...

Plume format C deux points

ajouter un commentaire par Plume
Mardi 26 juin 2007
commentaires (5)   

J'ai sommeil, forcément avec la nuit made in barbare que j'ai passée, il est à peinse 20H30 et je suis secouée.

Ce matin, c'était Zombie city, j'ai gravité jusqu'au bureau, les collègues ont cru que c'était le Retour des Morts Vivants, je me suis cramponnée au clavier toute la matinée.

J'essaye de faire de l'humour mais j'en ai pas le coeur et je veux la paix.

J'arrive pas à prendre tout au second degré, le monde m'agresse dans ma douleur fatiguée et pourtant faut que je vous raconte :

Le pire m'est arrivé cette nuit justement : je m'étais dit , pour passer le temps je vais faire un SMS, je ne suis pas copine avec ces bestioles là mais je laisse toujours une deuxième chance aux autres (choses, gens, animaux, tout ça) avant de se viander alors j'ai pris mon temps et j'ai tapé avec mes petites mimines sur le clavier miniature de mon portable. J'avais droit à 1000 caractères, j'en avais écrit 800 quand j'ai voulu effacer une mauvaise lettre, j'ai trop longtemps appuyé et tout mais alors tout le message s'est effacé !!! Et pas de sauvegarde automatique sur ces soit disant miracles de technologie !!!

Je ne me suis pas découragée, j'ai souri de ce coup du sort sournois et j'ai recommencé. Ca m'a quand même pris presque 1h30. Je suis nulle en T9 (écriture automatique qui n'écrit jamais les mots auxquels je pense) alors je tapote vitesse limace. J'avais presque fini, je n'avais plus qu'à conclure, l'enregistrer en brouillon MAIS ! j'ai voulu à nouveau effacer un S mal placé et paf j'ai à nouveau tout effacé !!! Imaginez ma tête livide devant l'écran blanc alors que j'avais écris des trucs limite secret défense au niveau importance !!

Et alors je vous jure que j'en aurais pleuré de fatigue ! Le portable a failli voler par la fenêtre !

Alors, j'ai foncé sur mon pc et j'ai tout tapé pour ne rien oublier, j'ai imprimé et je me suis recouchée. J'ai rallumé juste 6 fois pour modifier les phrases que je me repassais dans la tête. 

J'ai cru que j'allais péter un cable et je ressemblais à peu de chose près à une martienne sous neuroleptique puissant.

Je me suis dit, fataliste, que c'était un signe et que je ne devais pas écrire ce "salpurscrogpourcrash" de SMS qui décidément n'est vraiment pas un mode de communication pour moi.

J'ai remis à demain ce que je pouvais faire aujourd'hui car, si j'avais recommencé à taper sur le liliputien clavier ce que j'avais tapé en un clin d'oeil sur le clavier de mon ordi, j'allais finir avec une belle chemise blanche à grandes manches nouées dans le dos.

Alors j'ai éteint la lumière et j'ai maudit les portables (enfin pas trop fort parce que quand même c'est utile parfois) et j'ai voulu m'endormir sur ma rage. 

J'ai du tomber dans le coma parce que ce matin, je me demandais ce que je faisais là, quel épisode de X-Files j'avais traversé en guest star et surtout j'en ai oublié mon portable sur le sofa, et ben tanpis ! Ca lui apprendra !!!

Plume, pas copine avec le progrès
 

ajouter un commentaire par Plume
Lundi 25 juin 2007
commentaires (6)   

Plume's rythmes

free music

Images

Présentation

  • : Griffesdeplume
  • : 14/03/2007
  • griffesdeplume
  • : Ecrire pour moins en baver ! Et essayer de mettre un peu d'humour dans mon monde hanté
  • Recommander ce blog

Publicité

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus