Humeur féline

 
  

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Plumexpression


" Vise toujours la lune, même si tu rates, tu atterriras parmi les étoiles"

C'est Confucius qui a du dire ça

Quelle est la seule chose que l’ont peut donner sans compter, entièrement, profondément, intimement, gratuitement, en quantité infinie, sans s’appauvrir, sans arrêt, et quelquefois à notre propre insu ?

 

 

Vous ne savez pas ? Je suis sûre que si, cette « chose » là c’est l’amour.

 

 

Celui que l’on reçoit n’est jamais un problème, il aide à grandir, à s’épanouir, à se nourrir, à devenir adulte, à s’enrichir, à avancer, à évoluer.

 

 

Mais celui que l’on donne, peut il être parfois un cadeau empoisonné pour celui qui en est le sujet ? Je ne sais pas, toujours est-il qu’aimer l’autre c’est sans condition, sans exception, sans même savoir pourquoi, sans compromission.

 

 

Pensez-vous qu’il faille cacher l’amour que l’on a pour quelqu’un ? Pensez vous que l’être humain puisse être assez vil pour s’en servir ? Pour vous détruire ? Pour jouer ? Pour dominer ?

 

 

Moi, oui, je le pense parfois mais heureusement, celui qui aime à l’âme pure et ce qu’il reçoit, il le transforme en excuses, en prétextes, en compréhension, en tolérance, en explications.

Comme notre conscience et notre raison sont faciles à endormir lorsqu’on aime, n’est ce pas ?

Comme on pardonne, comme on se convainc que l’autre ne réagit pas comme notre inconscient nous l’indique instinctivement mais plutôt qu’il ou elle a ses raisons.

 

 

Aimer de loin, aimer tout bas, sans déranger, sans bouger, mais le dire c’est déranger. D'ailleurs, sans même le dire, notre comportement fait qu’on dérange. Pourtant, qui y t-il de plus pur ? On fait preuve de patience, d’une compréhension démesurée et on continue d’aimer, malgré les désillusions que l’on s’empresse d’enfermer dans la plus vieille malle poussiéreuse au fond du grenier, malgré les preuves qu’on se trompe peut-être et que l’on s’égare dans une voie sans issue, malgré les conseils avisés de ceux qui disent tout comprendre : on s’en fout, on continue, on ne peut pas pousser le bouton « stop ». Ca se saurait...

 

 

Et pourquoi ?

 

 

Car l’amour ne se commande pas, il ne s’éteint pas avec la lumière, il ne s’envole pas à la première tempête, il reste là, chaud ou froid au fond de notre cœur mais il est toujours là. Et on agit en fonction de lui, guidé par lui, sans s’en rendre compte, avec humilité, avec respect et dignité.

 

 

Et pourtant… Comment est-il reçu ? Comment est-il perçu ? Pourquoi ne nous revient il pas ? C’est incompréhensible, inadmissible, parfois révoltant, très déroutant, très bouleversant.

Quand les choses changent, le passé revient à la charge, au triple galop et ne souffre pas la comparaison. 

Parfois on se sent humilié, moqué, ridicule, affaibli. Et ce qu’on espère de l’autre ne vient plus, plus un pas, plus une miette, plus de soutien, alors pourquoi ? On se remet en question. Puis on trouve des raisons : c’est une protection, c’est pour dénouer les liens doucement, c’est pour nous permettre d’être fort(e) sans l’autre, c’est par respect, par peur peut-être aussi … ou simplement et plus monstrueusement par indifférence, par envie d’oublier, de tracer un trait sans savoir le faire vraiment, noyé dans les non-dits, pour s’en sortir avec un tantinet de lâcheté.

 

 

Mais sortir de quoi ? Quand celui qui aime respecte chaque décision, accepte et reste en retrait tout en restant à l’écoute de celui qui est aimé et qui parfois vient se confier, pour ensuite jeter celui qui a servi, comme un kleenex, peut-être pour se venger d’un passé…

 

 

Comment savoir ? Comment comprendre ? Sans indice, sans complice ?

 

 

Quelqu’un a dit, sûrement un adepte du Dalaï Lama : «  L’amour que tu donnes à une personne te sera rendu par une autre si ce n’est celle là, à un moment ou un autre ».

Ironique consolation, je croyais qu’aimer était la clef de l’enrichissement et qu’en aucun cas, cela ne pouvait apporter autre chose qu’au minimum le respect, au maximum la réciprocité.

Dans ce cas, pourquoi, suis je souvent persuadée que c’est le contraire qui m’est retourné, comme un boomerang  affolé ?

 

 

Je me dis, j’ai fait une erreur, avancé de travers, mais j’ai beau retourner sur mes pas, je ne trouve pas où j’ai flanché…

 

 

Moi, je n’ai pas changé, j’ai écouté, j’ai eu confiance, j’étais persuadée qu’en cas de problème comme cela m’a été dit, on me relèverait, on ne me laisserait pas lutter toute seule. Même si un moment j’ai souhaité le contraire, chaque jour j’ai assoupli la violence de ma douleur, fait demi-tour pour expliquer, j’ai cru avoir été comprise. J’ai pensé que l’épaule qui disait être solide ne se déroberait jamais, connaissant les affres par lesquels je passe ou suis passée. Mais elle s’est éloignée, avec un rictus d’ironie que je me persuade de transformer en maladresse, en mal être. En attendant, je traverse seule un ‘hell’ qui me demande davantage de forces, et que je dois décupler, pour vivre le quotidien et aussi m’obliger à penser que le diable qui s’entretue avec l’ange dans ma tête n’aura jamais le dernier mot, mais il est coriace en ces temps troublés.

 

 

Alors, il faut abandonner, baisser les bras, se détourner, changer de chemin et avancer. Facile à dire : et puis une autre personne a dit : «  Quand tu aimes quelqu’un, tu ne vois plus les autres autour »….

 

 

Fin de transmission.

 

 

Plume…Récolte l’ouragan…

 

 

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Jeudi 12 avril 2007
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Avez vous réfléchi à ce qui vous fait avancer dans la vie ?

Certains vivent pour leur travail, j'aime énormément le mien, mais j'ai l'impression qu'en ce moment il ne me suffit plus, il m'use un peu plus chaque jour même si les perspectives d'avenir sont sereines, même si je n'ai pas d'angoisses particulières, je me sens le besoin de me poser, un peu plus que 4 jours, un peu plus loin des suites à donner et pourtant ce n'est ni le moment ni l'envie que j'en ai.

Certains vivent pour leur famille, pour leurs enfants, sur ce terrain là je vais m'abstenir de tout commentaire, qu'aurais je à dire de toute façon...

Certains poursuivent un rêve, inaccessible ou non et se donnent les moyens de le réaliser ou bien se contentent de rêver toute leur vie. En ce qui me concerne, il me tient debout depuis si  longtemps que je le vois plier sans rompre pour l'instant mais il touche presque le sol et je suis au bout prête à le lâcher, à force de trop en supporter, je me sens sans espoir, sans droit à l'espoir et pourtant je continue à assumer comme si de rien n'était... Pourtant, il m'arrive fréquemment -de plus en plus- de me dire le soir "je vais finir par péter un cable, c'est obligé". Surtout ne m'amenez pas de chocolat si jamais je pars en cure de sommeil, je n'aime que la vanille, à bon entendeur... !

Certains sont comme les moutons du célébre Panurge et se disent que c'est leur lot et que demain est un autre jour. Y a des jours où ça marche, d'autres où j'ai envie de tout plaquer. De me dire qu'on n'est rien sur cette terre, que tout peut s'arrêter et qu'on continue pourtant à se freiner. Mais, faire quoi pour changer ça ? Aucune idée, et au risque de gâcher une ultime chance, je préfère ne pas bouger et encaisser. C'est peut être là que j'ai tort, qui sait ? Le poulet rôti ne tombe pas tout chaud dans le bec du renard. Au pire, je risque un coup de fusil à plomb, j'en mourrai pas, mais quand même, ça fait mal...

Certains avancent et attendent une terre promise, un eden, qui finira bien par arriver. Oui, ici ou dans l'au-delà, pourquoi pas ? En tout cas, arrêter d'en baver mais comment faire ? Se gaver de pilules ? Se déconnecter de la réalité ? Je ne supporterai pas longtemps, de n'être qu'un fantôme parmi les vivants. Alors autant avancer, avec le temps...

Certains ne savent même pas pourquoi ils avancent et ils s'en fichent, je les envie, ils vivent au jour le jour (enfin c'est eux qui le disent mais sont ils vraiment sincères ?)

Certains attendent le prochain week-end, les prochaines vacances, la prochaine soirée, c'est terrible mais je ne peux même plus m'en contenter. En fait, je m'en fiche, ce que j'attends n'arrive jamais. Il faut changer de direction mais pour l'heure, je n''y suis ni préparée ni n'en ai la volonté.

Certains n'attendent plus rien mais sont encore là, comme des zombies, en attendant qu'enfin quelqu'un s'aperçoive qu'ils sont là. Ils sont résignés, ils ont posé les armes et leur bouclier. Ils en ont assez d'un combat sans cesse renouvelé.

Mais ce que je sais c'est quoi qu'on en dise et quoi qu'on en pense et quoi que même on s'en défende, tout revient toujours à la même chose comme dit Cabrel "Tout le monde veut son billet retour, d'amour" car il n'est jamais question que de ça, partout entre les êtres, dans la société, amour de soi, amour des autres, amour pour soi, amour pour l'autre.

"Et c'est perdu d'avance, s'il n'y en a pas pour tout le monde..."

J'ignore ce qui me fait avancer, ce que je n'aime pas c'est avoir à tout recommencer, surtout quand on est affaibli par la fatigue, mais j'y arriverai... Enfin j'espère... Ce que je n'aime pas non plus, c'est ouvrir brutalement les yeux sur la vérité et ne pas toujours savoir dealer avec elle, alors qu'elle me criait au visage mais que je refusais obstinément de la voir et de l'entendre et quand soudain le voile se déchire, il faut s'adapter. Bon sang, que la vie est compliquée...

La route est longue, mais Cours Forrest, cours....

Plume désenchantée

 

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Mercredi 11 avril 2007
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Je crois que j'aime le silence, il faut juste savoir l'écouter.

Parfois, il nous enveloppe, il nous protège, il est notre refuge, notre intimité. Il s'impose à nous, comme une évidence, comme notre dernière chance, quand on a épuisé tous les mots et que l'on comprend qu'abuser de la parole peut altérer notre existence car on a donné le pouvoir à d'autres sur notre existence, alors il est grand temps de se replier, dans ce silence cotonneux, bulle de douceur et de couleurs, pour mieux se retrouver, ne pas se renier et juger son instinct comme notre guide de pensée.

Parfois, il est assourdissant, retentissant, froid et glacé, à tel point qu'on chanterait bien à tue tête pour le chasser. On écoute plus attentivement mais il est toujours présent, pas de voix connues, pas de musique, pas de claquement de portière, pas d'enfants qui crient dans les cours d'école, même pas le chuchotement de la cafetière aux arômes envoutants, pas de sonneries de téléphone, ni de pas qui résonnent.

Parfois il est médisant, source de non-dit et de malentendus, source de conflits, de remords et de regrets. Il se croit tout puissant parce que l'orgueil le rend omnipotent, parce que l'on croit que grâce à lui on s'en sortira mieux comme ça et qu'au fil des jours, l'oubli effacera ce qu'on veut taire.

Parfois il est dérangeant, cet ange qui passe, ce froid qui coulisse entre les gens, ce malaise qui s'installe quand on croit avoir dit ou ne pas avoir à dire certaines choses et il fait mal, il est violent, décourageant et si quelqu'un rompt sa présence, il se réinstalle très vite car parler pour le chasser ne suffit pas à le désamorcer.

Parfois il est très long ou très court mais aussi oppressant, une minute de silence et le monde prend les couleurs dune larme versée, des semaines de silence et le froid s'installe pour plus longtemps encore, des années de silence et il faut tout recommencer...

Le silence, je l'aime berçant, protecteur et sécurisant mais je le hais sournois et menteur dans le comportement de ceux qui croient que parler avec son coeur de ce qui ne va pas est une preuve de faiblesse ou ne résoudra pas les malentendus installés depuis trop longtemps.

Rompre le silence peut ensoleiller la vie, il suffit de faire un pas, celui qui coûte tant pour certaines personnes.

Se réfugier au creux de ses bras peut protéger l'âme et le quant-à-soi, il suffit de se respecter assez pour ça.

Plume

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Lundi 9 avril 2007
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A chaque jour, un peu plus loin

Mais pour l'heure, je prends ce que je reçois, même si c'est infime même si ça ne suffira pas, mais chaque marque, chaque présence, presque chaque mot à une valeur et un sens pour moi.

Le sourire d'un enfant, son affection, les regards échangés, les mots même s'ils sont inutiles, une espèce de solidarité qui fait que le temps passe même difficilement.

A chaque jour, un peu plus long

Parce que l'attente, ce n'est jamais bon, parce qu'on redoute plus qu'on ne patiente, parce que ce qui vient n'est pas voulu ni espéré mais on ne vit que dans une lourdeur usante, parce que certains fatiguent dans leur lâcheté et leur débilité...

A chaque jour, un peu plus d'émotion.

Parce qu'on est plus réceptif lorsqu'on est tremblant, parce qu'on semble entendre tous les mots pour s'enivrer le plus longtemps possible, parce qu'on retient ce qui est au fond, parce qu'on sait que nos propres fantômes reviennent inexorablement.

A chaque jour, un peu plus lent

Comme si le temps s'était arrêté, comme un souffle retenu, comme les aiguilles d'une horloge qui ne bougent plus, comme des jours qui s'allongent sans être vécus, comme si le reste du monde ne vous comprenait plus.

A chaque jour, un peu d'ignorance

Quand, comment, pourquoi, et si, vers quoi, demain, aujourd'hui, plus tard, oui, non, pourvu que, si seulement...

A chaque jour s'en contenter

De ce qu'on reçoit, de ce qu'on peut encore donner et s'en contenter, oui apprendre à s'en contenter...

A chaque jour, beaucoup d'amour

A transmettre, 

A faire passer,

A serrer,

A récupérer,

A donner au centuple pour remercier, pour respecter, pour rendre hommage, pour reconnaître la bonté là où elle est, pour s'incliner devant le courage,

A dire pour se rassembler, pour s'entre-aider, même sans contact même empêché

A prendre dans la solidarité, à prendre même plus petit qu'une bouchée, pour s'y appuyer et ne voir que lui afin de ne pas tout lâcher.

A retrouver alors qu'on pensait qu'il s'enfuirait...

A ceux qui peuvent me trouver impudique, je dirai que je ne suis qu'une gratte papier et que c'est ma seule façon de m'exprimer même si on ne m'a rien demandé, c'est ma thérapie aussi,  en ces jours de grande fatalité, où nos angoisses sont exacerbées.

Plume

 

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Mardi 27 mars 2007
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Non j'ai pas sommeil, tout un tas de démons se réveille et je ne trouve pas de repos.

Il est tard, il est tôt, je ne sais pas...

Il n'y a pas d'anges autour de moi, il n'y a que la musique qui me tient compagnie et je ne suis plus "faithfully".

Il ya tant de choses que je ne peux pas, tant de menottes à mes poignets, tant de silence sur ma voix, tant de sentiments à refouler, tant et tant à taire que je ne m'entends même plus penser...

Des nuits comme ça, j'ai peur de tout, il me semble que rien ne saurait me rassurer, tout me parait si compliqué...

Je n'ai pas sommeil et je voudrais pourtant mettre mon âme en veille...

Le monde change, bascule et dérape. Tout s'en va, doucement, et je ne peux rien contre ça même si je tends les bras, même si je pose ma voix, même si je voudrais prier pour que tout cela ne m'échappe pas.

Il fait froid parfois, quand le sommeil ne vient pas.

Et que faire ? Rien, attendre, attendre encore, un hypothétique répit, un sourire, une caresse, une parole qui ne viendront sans doute jamais. J'ai pourtant appris à lutter mais ce soir, tout me ramène égoïstement à moi, à mes frayeurs, à ce qui me fuit petit à petit, aux illusions qui sont trop nombreuses et qui m'étouffent à petit feu.

Cette nuit, tout me semble illogique, évident, sans complaisance et dans l'absence. Se résigner encore une fois, c'est pénible de se dire ça, mais ne faudrait il mieux pas, plutôt que de construire un avenir sur des ruines encore fumantes ?

L'idée qui me vient depuis ce soir c'est que tout est injuste, mal compris, mal fini, mal géré, mal interprété.

Mon corps me rappelle qu'il souffre aussi de mes états d'âme et je ne peux pas lui dire de se taire et de m'oublier.

J'voudrais juste que l'on arrête de venir s'appuyer sur moi un instant, juste un instant, que moi même j'arrête de me croire solide et forte et que j'ai le courage de demander une épaule pour me délester mais plutôt que de la voir se dérober, je préfère patienter, le sommeil viendra bien me chercher... Il le faut, pour que je puisse continuer au moins à rêver...

Plume

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Lundi 26 mars 2007
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  • : Griffesdeplume
  • : 14/03/2007
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