Humeur féline

 
  

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Plumexpression

" And it only hurts when I'm breathing
My heart only breaks when it's beating
My dreams only die when I'm dreaming"

Je suis un paradoxe, c’est ce qui rend mes amis complétement oufs. Je suis un paradoxe et je m’en nourris.

Je m’explique : plus je vois la distance s’installer, la rancœur grossir et forcer l’oubli avec une rage inouïe chez les autres, moins je cherche à convaincre, à batailler, à argumenter. Plus cela me conforte dans mon instinct (d’autres diront :  « ouais, être raide dingue crapotte morte d’amour, c’est pas de l’instinct, c’est de la bêtise en tranche !) que comme dit Céline (vouais vouais Céline Dion) « s’il n’en reste qu’une, je serai celle-là ».

 

Mon entourage en est écrasé et confondu. Pour eux, il n’y a pas deux poids deux mesures.

-         Rien n’est excusable quand quelqu’un vous tourne le dos alors que vous avez toujours été là pour lui (encore faudrait il en avoir la preuve)

-         Pas de pitié pour ceux qui ne savent s’imposer et se battre pour leurs amis, c’est qu’en fait ils n’avaient pas d’amitié pour nous donc basta (Ses vrais amis comprendraient ça, et ne dîtes pas qu’il n’en a pas…)

-         A mort les lâches et les  peureux qui craignent leurs 4 vérités, qui flippent d’avoir à s’excuser ou à se justifier (Ils n’ont peut-être pas envie de jouer à « Qui veut gagner des gnons ? », surtout qu’ils le savent suffisamment alors pourquoi jouer ? )

-         Ceux qui ne savent plus que vous existez et qui oublient les bons moments que vous avez passés : rayés de la carte et pas par un simple trait, par un gribouillage enragé (même le stylo en a pâti et fait grise mine –ouah le jeu de mots glauquissime !)

-         Au pilori ceux qui ne tiennent pas leurs promesses et dédaignent leurs responsabilités, piétinement sauvage de cette catégorie de gens (pourtant y en a à foison partout autour de nous et on ne les en aime pas moins pour autant)

-         A la potence, même dans dix ans, même dans trente, ceux qui reviendraient après coup, sans s’excuser, sans avocat (c’est ptet plus la saison ? Ha !)

-         A la guillotine les pleurnicheurs, les enfoirés affectifs (comme dit Bridget), qu’on leur coupe la tête et le reste (oooooohhh !)

-         Au bûcher les hypocrites, les ironiques, ceux qui font du mal après avoir été bercés, qu’on crâme à petit feu leur inconscience et leur manque d’humanité (un lance flammes dans les mains et en un clin d’œil c’est Beyrouth !)

 

Ledit entourage est terrassé devant mon obstination paisible, au jeu infâme et adolescent de la vérité, même en y allant avec la pic de la pioche et même le manche, ils disent non et ils trouvent des arguments :

 

-         Non, je ne veux plus le voir chez moi ! (Et chez moi ? Silence…)

-         Non, je ne pardonnerai pas ! (Pardonner quoi ? Liste trop longue ou rien à énumérer ?)

-         Non, je n’écouterai pas ses arguments, je les connais par cœur et je vais en faire de la chair à pâté ! (Je demande à voir et pis d’ailleurs le chat n’aime pas ce genre de mets)

-         Non, de toute façon je l’ai déjà oublié (En en parlant au moins une fois par jour, ça va être difficile mais on veut bien se forcer pour y croire)

 

Ledit entourage s’aplatit dans des lapsus révélateurs de mauvaise foi extraordinairement insensés :

 

-         Je m’en fous mais alors je m’en fous ! J’ai même vu Truc et Machin à Chose et à 10h, j’ai vu ce qu’il faisait et je sais qu’il fera ça parce que j’ai remarqué ça, mais je m’en contrefous royalement ! ( C’est c’là même…)

-         C’est toi qui en parle, nous pas !(Exact, ça fait exactement 6 minutes qu’ils n’en ont pas parlé, c’était long ! Mouarf !)

Ledit entourage s’en sort en me tombant dessus à bras raccourcis (comme le druide du même nom) en ponctuant mes réponses par des grimaces outrancières et des ricanements effarés :

-         Ma parole, mais tu crois à ça ? (Euh ben, pourquoi pas ?)

-         Ma parole, mais tu le prends pour un Dieu ? (Euh non, un ange c’est plus juste- aux abris anti atomiques !  ils vont me trucider ! Hi, hi !)

-         Ma parole, mais tu rêves ? (Euh non, pas vraiment, sans quoi je pendrais déjà au bout d’une corde)

-         Ma parole, mais qu’est ce qu’il a de bien ? (Euh ben, vous pouvez pas comprendre) et là ils haussent les épaules, pas convaincus et ajoutent :

-         Ma parole, mais c’est quand même pas Bruce Willis ? (Euh ben je sais pas, je connais pas Bruce Willis dans la private life alors au bénéfice du doute, non c’est pas Bruce Willis c’est mieux - imaginez la tête de mes potes masculins ! – mélange d’envie et d’admiration – ha ha ha ! c’est drôle en tabarouette comme ils disent au Québec !)

-         Ma parole, mais tu crois qu’il pense à toi ? (Euh non, probablement pas… sans quoi il prendrait un peu plus soin de moi mais je préfère manger de la cervelle crue – beurk !- que de leur dire ça…)

-         Ma parole, mais tu penses qu’il t’épargne toi ? (Euh non plus, mais tous les hommes sont égoïstes n’est ce pas ?)

-         Ma parole, mais tu acceptes d’être giclée comme une bonne à rien comme ça ? (Euh bon, zavez pas une autre question là ?)

-         Ma parole, mais comment tu peux aimer un mufle pareil ? (Euh, j’aime bien les bovins, chuis taureau, ça doit venir de ça ! – là y m’énervent parce qu’ils me sapent le moral)

-         Ma parole, mais tu le défends encore après ça ? (Euh oui et je continuerai jusqu’à preuve du contraire et pour le moment, je ne l’ai pas)

-         Ma parole, mais t’es conne ou quoi ? (Euh conne ou quoi ? Voyons… je  choisis « quoi »)

 

Mon entourage préféré ne comprend pas, et quand les nuages sont très bas, moi non plus je ne comprends pas où je vais puiser tant de tolérance, tant de pardon, tant d’arguments, tant de bonnes raisons, mais quand le soleil brille, je sais précisément où je remplis mon cœur de tant de douceur, de compréhension et de raison : là où personne n’a vécu ce que j’ai vécu moi, là où une petite voix me dit que j’ai raison d’absoudre et d’oublier les mauvais pas, là où mon cœur s’affole lorsque j’entends sa voix, cet endroit qui ne sera jamais qu’à moi et à moi seule, là où je me réfugie loin des coups et des flèches empoisonnées de la vie, c’est de là que je suis, de l’amour et de ses bras…

Plume plus déterminée que jamais

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Jeudi 21 juin 2007
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Thomas secoua la tête et fit le tour du rond-point.

-         T’es sûre que c’est par là le magasin de bricolage ? Parce que je crois me souvenir qu’il faut prendre la direction de Manet centre.

-         Ouais ouais, répondit Léonie évasive. Va par là.

Mila, plongée dans un dvd, jeta un œil sur la route et se permit de renchérir.

-         Papa a raison, c’est pas par là. C’est là-bas le magasin, on voit le panneau sous le pont !

Elle soutenait d’autant plus son père qu’elle détestait les longs trajets en voiture et n’avait qu’une hâte, c’était de sortir se dégourdir les jambes.

-         Ok, mais je voulais voir quelque chose avant.

-         Dans la banlieue de Manet ? Tu veux voir quoi ? demanda Thomas.

-         Pas quoi… Quelqu’un… dit Léonie en lâchant les informations avec parcimonie.

-         Quelqu’un… Punaise je sais ! répondit son mari soudain frappé par une révélation. Tu as retrouvé la trace de Nathan, c’est ça ?

-         Non pas lui, mais sa sœur habite… ici ! dit elle en pointant du doigt une petite maison aux volets verts sur le bord de la route.

-         Ca, j’aurais pu te le dire sans que tu en fasses un secret d’état. Je suis déjà venu avec lui ici à la grande époque. Et puis, on la connaît, on l’a vue une fois à une fête je crois…

Il évoquait ce temps où Nathan et lui étaient amis.

-         Ouais, bougonna Léonie. M’étonnerait qu’elle se souvienne de nous mais bon.

-         Tu veux lui demander où il est maintenant ??? s’étonna Thomas.

-         Tu ne m’aides pas beaucoup là ! s’écria Léonie qui doutait déjà du bien fondé de ses pérégrinations.

-         C’est débile, comment pourrait-il avoir un lien avec le meurtre d’Alicia ? Ca fait des années qu’il est parti.

-         Je ne dis pas qu’il y a un lien avec lui, je dis qu’il en sait peut-être plus que nous sur sa vie privée.

Thomas ouvrit des yeux grands comme des soucoupes.

-         Tu plaisantes ? Elle n’avait pas de nouvelles, ça la faisait assez flipper, rappelle toi !

-         Elle ne nous a peut-être pas tout dit…

-         Alicia nous a toujours tout dit.

-         Ouais, railla Léonie. C’est pour ça qu’elle est morte dans un bois, en pleine nuit, sans nous laisser un mot, ni quoi ni qu’est-ce, chez elle…

Thomas ne répondit pas. Léonie marquait un point. La zone d’ombre sur la mort d’Alicia était épaisse mais de là à penser que Nathan Messager, parti depuis plus de trois ans on ne savait où, pouvait être impliqué dans cette ténébreuse affaire, il y avait une marge. Il stoppa la voiture devant chez Sybille sans ajouter un mot. Le raisonnement de Léonie pouvait être juste à la condition sine qua none qu’Alicia ait maintenu un contact avec Nathan, à l’insu de tous. Plus il y réfléchissait, plus il trouvait ça improbable.

-         Elle nous l’aurait dit, c’est obligé…

-         Ouais, dit Léonie en sortant de la voiture. Sauf que je l’avais avertie que je ne voulais pas le revoir en face de moi tant que je vivrais… Et elle m’a crue, alors elle aurait agi en douce, sachant que je réprouverai catégoriquement ses actes. Et comme elle n’en faisait qu’à sa tête à ce sujet… Je me souviens de ce qu’elle m’a dit un jour, avec beaucoup de calme et de détermination « S’il n’en reste qu’une pour ne pas l’enfoncer, je serai donc celle là ».

-         Au bout du compte, ça t’arrangerait presque qu’il l’ait tuée, avoue ! dit Thomas qui partageait plus ou moins secrètement le point de vue d’Alicia concernant Nathan.

-         Tu dis n’importe quoi ! s’épouvanta sa femme en secouant la tête. Tu crois que je le rechercherais si c’était le cas ? Franchement ?

-         Franchement oui, dit Thomas en souriant pour dédramatiser le ton de leur échange. Plus forte que la police, ma chérie !!! Trop forte !

Elle haussa les épaules mais ne fut pas insensible au compliment même teinté d’une once d’ironie.

Mila sortit à son tour de la voiture.

-         C’est impossible que Nathan ait tué Alicia, c’est n’importe quoi !

Thomas et Léonie échangèrent un regard effaré : ils oubliaient trop souvent les oreilles « capteuses » et l’esprit vif et intelligent de leur fillette qui suivait tout cela comme un feuilleton télé en live.

- C’est vrai, dit Thomas. C’est de la daube, cette histoire, t’as raison ma Gribouille.

Plume
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Jeudi 21 juin 2007
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Charlotte avait eu la visite d’Ari et elle réfléchissait aux paroles du jeune homme en feuilletant un magazine lorsque Baptiste sonna. Elle appréciait les visites de celui-ci mais ce soir là, elle aurait préféré un peu de calme pour trier toutes ces informations qu’on lui apportait. Elle se rendait compte, au fil des jours, et ce de plus en plus vite, que le rôle de maire s’alliait étroitement à celui de médiateur mais aussi de psychologue d’occasion. Les gens se plaignaient du bruit que faisait leur voisin, de tel ou tel problème qui, d’une façon ou d’une autre, influait sur leur vie et les poussait à la confidence. Baptiste, parti sur sa lancée, jeta le journal sur la table du salon.

-         Ca devient n’importe quoi ! On va sauter aux prochaines élections si on n’arrête pas ce tissu d’âneries !

-         Je suis d’accord avec toi, approuva t-elle en l’invitant à s’asseoir.

-         C’est déjà une bonne chose, ironisa t-il. Et alors quoi ? On fait quoi ?

-         Les gens sont perturbés par l’idée qu’un crime ait eu lieu ici à Garance, il faut les comprendre. Ca échauffe les esprits et les imaginations. Il faut rationaliser et les ramener à plus de raison.

-         Et la petite là ? Satine ? Tu as vu sa mère ? C’est quoi cette histoire ?

-         Satine était proche d’Alicia. Et elle est très affectée par sa disparition, j’imagine que pour une adolescente, c’est extrêmement déstabilisant.

-         Oui enfin, si la vieille Mayeur n’est pas derrière tout ça, émit Baptiste. Ce qui ne m’étonnerait guère.

Charlotte le va les yeux sur son ami. Il semblait connaître Lucy Mayeur bien mieux qu’elle même.

-         Pourquoi tu dis ça ?

-         Parce que cette vieille cinglée se prend pour une sorcière, elle parle avec les morts, elle voit l’avenir etc. Enfin c’est ce qu’elle raconte dans tout le village et certains vont la consulter à la nuit tombée. Tu ne le savais pas ? Imagine les ravages que ça peut faire sur des ados !

Charlotte ne répondit pas et nota dans un coin de sa tête qu’une petite visite de courtoisie à Lucy serait à inscrire au programme de la semaine suivante. Ari Delong lui avait raconté les échanges qui avaient eu lieu entre Satine et elle et les propos de Baptiste corroboraient ceux du jeune garçon.

-         C’est peut-être simplement un début d’anorexie pour Satine, dit elle prudemment.

-         Possible, admit Baptiste. Mais tant qu’on n’aura pas trouvé le meurtrier d’Alicia, les pires versions vont courir dans le village et franchement, c’est épuisant. Que fait ton fin limier de copain là ? Cyprien Antimachin ?

-         Il fait son travail. Mais l’enquête piétine, l’autopsie laisse le légiste très sceptique sur les causes de la mort.

-         En tout cas, Alicia n’est pas morte comme ça, il y a eu préméditation. Et ça doit venir de loin, je te le dis…

Charlotte ne fit à nouveau aucun commentaire. Elle se souvenait qu’Alicia avait traversé une mauvaise passe, la mort d’Emilien avait semblé être le summum d’un mal être déjà présent chez elle. Elle avait néanmoins assuré son travail sans faillir, avec quelques étourderies sans gravité, mais rien d’alarmant.

-         Elle était amie avec les Desprès, non ? Tu n’as pas demandé à Léonie ?

-         Non, ça ne me regarde pas… dit Charlotte en pensant confusément qu’elle aussi savait certaines choses mais rien qui puisse la mettre sur une piste.

-         Tout ce que je sais, lâcha t-elle en pensant qu’à présent, il y avait prescription. C’est qu’Alicia aimait quelqu’un.

-         Et c’est maintenant que tu le dis ??? s’exclama Baptiste. Et le crime passionnel ? Ca n’existe pas qu’au cinéma !!!

-         Je sais, sourit Charlotte en gardant son calme. Mais je pense que ça n’a rien à voir.

-         Tout a à voir avec le cœur, Charlotte ! Tout ! C’est ça qui mène le monde et encore je reste poli !

Elle éclata de rire et repoussa ses cheveux pour les attacher.

-         Je suis sérieux Charlotte, c’est un indice non négligeable. Il le sait, Columbo ?

-         Tu ne l’aimes pas beaucoup on dirait, dit elle en lui servant un café.

-         Que je lui voue un amour démesuré ou non ne changerait rien à l’affaire, répondit Baptiste avec humour. Et tu sais qui était cet amoureux inconnu ?

-         Non, je n’ai jamais su.

-         Et même quand tu y réfléchis très fort, tu n’as pas une petite idée ?

-         Non, je te jure. Je ne sais pas, je ne vois pas. Mais j’ai cru comprendre qu’Emilien, lui savait.

Baptiste se renversa sur sa chaise et leva les bras.

-         Mais on nage en plein délire, c’est la quatrième dimension !!! Tu veux interroger les morts toi aussi ?

-         Mais non, c’est juste que j’ai eu cette impression après sa mort c’est tout.

-         Faites tourner les tables ! Sortez les guéridons ! Ce n’est plus Garance sur Rhône c’est Medium city, la vérité est dans l’au-delà !!! Tu écris la nouvelle saga de l’été de TF1 ou quoi ?

-         Mais non, continua Charlotte sur le même ton paisible. Mais les larmes de sang de l’ange à l’église me posent question.

-         Mais voyons ! C’est un petit plaisantin qui s’est amusé à faire peur au curé c’est tout ! Il a bien fait d’ailleurs, c’était marrant de le voir trembler dans sa djellabah !

Charlotte sentit qu’il était inutile de poursuivre la conversation. D’une part, cela mettait Baptiste dans tous ses états et ça le perturbait plus qu’il ne voulait l’admettre. Elle changea radicalement de sujet et lui parla d’un problème municipal et contre toute attente, Baptiste n’insista pas ce qui la conforta dans son idée qu’il fallait mettre un terme à tout ça.

Plume


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Mardi 19 juin 2007
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Bonjour à mes nombreux lecteurs de par le monde ! (Ha ha ha !)

Reme voilou ! Je vous ai manqué j'en suis sûre ! (modeste la fille !) et je suis fière comme un ptit banc de mon nouveau nom de domaine tout chaud tout neuf et de la présentation du blog qui correspond plus à mes inspirations ainsi agencé.

Ne vous leurrez pas, pendant mon absence forcée (Overblog m'avait un peu oublié dans la validation du nom de domaine, merci à Géraldine pour son gentil message d'excuse) j'ai écrit la suite des Ailes de l'Ange.

Et puis je suis un ptit peu beaucoup trop bien fière parce qu'on m'a fait des compliments sur mon style d'écriture (je sais que je ne suis pas Hugo ni Zola !) mais ça fait toujours plaisir. 

Aussi, je remercie Simplet simplet.jpgpour ses encouragements. 

Bref, je suis fiérote comme une cerise à confiture. 

Ne vous leurrez pas non plus, j'ai toujours mes états d'âme et mes questionnements existentiels mais  je suis plutôt sereine (je me dépêche de le dire car je sens que ça va changer) en ce moment car rien ne vient me triturer le coeur à chaque instant.

Enfin, voilà, pour le remake de "Plume le Retour", je suis assez satisfaite de ce blog tout neuf où je me sens chez moi.

La suite des Ailes de l'Ange dans un instant... Tada !

Plume

 

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Mardi 19 juin 2007
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Léonie Desprès repoussa une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle poussa un soupir senti et éteignit l’écran de son ordinateur avec fatalisme. Ses recherches avaient été vaines, Nathan Messager semblait s’être évaporé dans la nature. Aucune trace dans l’annuaire téléphonique, aucune adresse même pas une poste restante. Il était près de deux heures du matin et elle n’avait rien trouvé. Elle s’apprêtait à se coucher lorsque le résultat d’une énième interrogation du  moteur de recherches lui lança une œillade encourageante : le nom de Sybille Messager, la sœur de Nathan, était apparu sur l’écran et elle résidait à Manet. C’était une première piste. Léonie nota scrupuleusement les coordonnées de celle-ci et alla se recoucher. Il faudrait alors convaincre Thomas qui dormait paisiblement, d’aller faire un tour là-bas le week-end prochain. Elle eut des difficultés à s’endormir à la fois excitée et contrariée par sa découverte. Sybille se montrerait-elle coopérative ? Savait-elle quelque chose ? La mort d’Alicia déchirait des voiles opaques et Léonie n’aimait pas ça mais elle savait qu’elle n’avait aucun autre choix. Elle s’endormit alors que l’aube pointait derrière les persiennes.

 

Gisèle Carmi faisait ses comptes sur la table de la cuisine, surveillant d’un œil les devoirs de sa cadette lorsque le téléphone sonna. Le proviseur du lycée où étudiait Satine demandait à lui parler. Elle imagina que son aînée avait séché un cours et s’attendait à avoir une information autoritaire de la part de cette sommité scolaire mais celui-ci lui demandait de venir chercher sa fille, victime d’un malaise en classe. Elle fit promettre à Elise de ne pas quitter la maison et de ne répondre à personne et sauta dans sa voiture. Lorsqu’elle arriva au Lycée Voltaire, elle retrouva Satine à l’infirmerie. Le proviseur l’y attendait avec le personnel soignant. Son cœur de mère ne fit qu’un tour en voyant sa fille, d’une pâleur diaphane, allongée sur un des lits du local.

-         Qu’est ce qui s’est passé ? demanda t-elle inquiète.

-         Votre fille s’est évanouie en classe, dit le proviseur. Visiblement, elle n’a rien mangé depuis plus de 48 heures ce qui explique sa faiblesse. De plus, elle semble très fatiguée.

Gisèle ouvrit de grands yeux, elle avait soupé avec Satine le soir précédent et ne se souvenait pas de l’avoir vue refuser la nourriture. Elle tourna un visage interrogatif et inquiet vers la jeune fille qui tourna la tête avec lassitude et plongea son regard vers la fenêtre ouverte.

-        Vous comprendrez, Madame Carmi, que nous ayons fait appel à un médecin mais également au psychologue scolaire.

-         Le psy ? s’étonna Gisèle. Pour si peu ?

-        D’après ses camarades et ses professeurs, Satine s’endort fréquemment en classe…

Gisèle sentit que la situation commençait à lui échapper et à glisser lentement vers l’incompréhensible. Sa fille, avec qui elle avait une complicité sans faille, semblait lui avoir caché une partie de sa vie… Elles rentrèrent toutes les deux à Garance. Gisèle essaya bien d’interroger sa fille mais celle-ci, très lasse, ne répondit que par bribe et s’endormit sur les derniers kilomètres. Elise les attendait avec impatience. Inquiète de voir le visage livide de sa sœur, elle s’empressa d’aider sa mère à la coucher dans sa chambre. Satine s’endormit aussitôt et elles s’esquivèrent pour la laisser se reposer. Elles étaient à peine redescendues dans la cuisine, le front barré par le souci lorsque Ari Delong sonna à la porte.

-         Est-ce que Satine est rentrée ? Elle va mieux ?

Il était passé chez les Carmi pendant l’absence de Gisèle et Elise, trop heureuse d’avoir quelqu’un à qui confier ses inquiétudes, lui avait fait part du coup de téléphone du lycée.

Gisèle lui proposa de s’asseoir, elle voulait lui parler. Elle lui posa quelques question sur le comportement de Satine, si celle-ci s’était plainte de quelque chose ou avait des problèmes qu’elle lui aurait confiés.

-         C’est important, Ari, il y va de sa santé, tu comprends ?

Ari comprenait mais il resta muet en assurant qu’il ne savait pas. Gisèle ne le crut pas mais elle le laissa partir après lui avoir promis qu’il pourrait venir voir Satine le lendemain. En sortant de chez les Carmi, Ari sentait son cœur cogner dans sa poitrine : il avait menti. Mais sa décision était prise, cela devenait trop grave pour taire plus longtemps ce qu’il savait. Il décida à pile ou face qui de Lucy Mayeur ou Charlotte Magani lui servirait de confidente. L’heure n’était plus aux explications ésotériques. Si Satine tombait malade, il se sentirait responsable. Il fila chez les Magani.

 

Baptiste Gun leva un sourcil étonné. Garance sur Rhône prenait les allures d’un village marqué au fer rouge du fait divers. La presse rapportait les faits avec sensationnalisme. Après la mort d’Emilien Cépa, celle d’Alicia Fairise, le bébé trouvé et maintenant une jeune fille hospitalisée. Il jugea les articles du correspondant local un peu trop dramatiques et le journal serré dans une main, il descendit la rue qui le séparait de chez Charlotte Magani. Il fallait arrêter ça avant que la presse à scandales ne transforme la paisible petite bourgade rurale en camp retranché.
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Mercredi 13 juin 2007
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  • : Griffesdeplume
  • : 14/03/2007
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