Humeur féline

 
  

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Plumexpression

" And it only hurts when I'm breathing
My heart only breaks when it's beating
My dreams only die when I'm dreaming"

Y a des jours…. J’vous dis pas !

On se lève en retard après avoir mal dormi, on aimerait rester au lit et on ouvre de temps en temps un œil sur le radio réveil, encore trois minutes, encore une minute, bah j’ai le temps je suis laaaaarge !

On cogite sur la journée passée et celle qui s’annonce, pas terrible la perspective, bon y fait beau c’est déjà ça… 

Ensuite, on speed, on renverse la moitié du ptit déj sur nos genoux, yeah…

On lit ses emails, on pense à un truc et on va surfer et soudain ça clignote rouge au time.windows ! Aïe !

On fonce sous la douche mais hors de question de négliger la toilette matinale !

Mince, on n’a pas pensé à ce qu’on allait devoir s'habiller ! L’heure n’est pas au test mais quand même, on passe et repasse les fringues dans la penderie pour conclure «  J’ai rien à me mettre ! » On fait des essais, pas concluants, finalement on prend ce qui nous tombe sous la main. C’est pas un défilé de mode aujourd’hui, allez zou, une jupe, une tunique, ça fera l’affaire !

Pendant ce temps le temps défile inexorablement.


On est enfin prête ! On descend, Fatche de ! La lessive d’hier soir ! Il faut l’étendre, elle va moisir encore la journée dans la machine. On court toujours, on pend et ça tombe du séchoir, alors on repend !


Cette fois, c’est parti la voiture avale les kilomètres, on est un chouilla en retard, tant pis, on fera du rab ce soir.


On arrive, on sent l’ambiance survoltée, on pose la question qui faut pas, pour gagner du temps ! On n’a pas que ça à faire de la journée de vérifier et revérifier.

On se fait hurler dessus devant les collègues ! Là c’est trop, déjà qu’on n’a pas pu fumer sa clope avant d’arriver, là c’est trop. On va fumer pendant la pause café, on est fumasse, on a bien fait de gicler sinon on allait exploser !

On retourne bosser mais on ne se débarrasse pas du malaise et on bosse comme une bagnarde, en voulant prouver qu’on n’est pas une sous crotte mais en se disant qu’on va ptêt faire des idiotudes, c’est transcendant !

On finit par tirer sa journée non sans avoir sué sang et eau en réalisant qu’on a zappé un truc important.

Tant pis, on repassera à l’autre bureau en sortant.

On reprend the car, on souffle dans la voiture, on fait le vide, on essaye d’être zen attitude pour la soirée.

On repasse au dit bureau, bon ça c’est fait.


On rentre, on réceptionne dans la boîte aux lettres la énième clé USB qu’on a commandée, on les perd toutes comme un Ptit Poucet, pas une rente ça mais bon !

On jette un œil sur la télé, mouaich…

On réalise qu’on est presque mi juin et qu’on n’a toujours pas posé ses congés et qu’on n'a rien programmé pour des vacances qui seraient vraiment les bienvenues. 

On mange ce qu’il y a dans le frigo, on sait que la balance, même si elle a eu la grande délicatesse de ne plus fonctionner (piles HS), affichera quelques kilos superflus, ben forcément on s’est un peu vengée sur la bouffe ces temps çi.

Pour ce soir, on s’en fout, faut pas nous emm……….


On passe vite, mais alors très vite sur les errances du cœur, c’est pas l’heure.


On apprécie son chez soi et on fait comme si demain n’existait pas. Ah mais !

On se bat avec des mouches que même le chat ne chasse plus, tout fout le camp !

On va regarder FBI portés disparus, ça va nous remonter le moral !

Disparaître ! Bonne idée ça !


On n’imagine même pas les derniers jours de juin, les réunions, les fins de dossiers, les collègues fatigués et nous complétement caniculée !


Y a des jours, je vous l’dis ! On dirait des nuits ! De pleine lune !

 

Plume comme un lundi !  

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Lundi 11 juin 2007
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Un dimanche de juin à 5H30 du matin...

Je n'aime pas trop ces réveils là où je ne sais plus si le sommeil ou la réalité porte ma conscience. Où la frontière entre les deux n'est pas palpable...

Je me lève alors pour que cessent les larmes...

Aucune drogue, aucune substance chimique ne peut me rassurer, me consoler, de me sentir vide de la tête aux pieds, incomplète et abandonnée...

Pourtant je n'en veux à personne, je ne suis pas remplie de haine, de rancoeur ni même d'oubli. Je suis emplie de néant comme si l'essentiel manquait à ma vie, "le comme si " est de trop et l'imparfait aussi...

Je suis juste gonflée de tristesse, privée de paradis...

Ces jours de juin où les soirées sont infinies, les aubes matinales, le temps doux et la nature épanouie. C'est ma saison préférée, lumineuse et pleine des promesses de l'été et pourtant, tout ça semble à peine m'effleurer...

Allez.... il y aura d'autres promesses de lumière, d'autres étés... 

Comprendre ne veut pas dire cicatriser... mais ça doit aider... ou au contraire : fallait il que je m'enroule d'un manteau de haine pour mieux me débarasser ? Non, de ce sentiment là qui assèche le coeur et l'âme et  qui rend rigide, calculateur et venimeux, je n'ai que faire. Hors de ma vue...

Si je savais dessiner, je pourrais en faire une bande dessinée. De ce démon et de cet ange qui se mènent un combat acharné. L'un hurlant avec violence et attisant les plaies pour faire saigner, l'autre murmurant armé de pardon et de douceur dont le seul souffle efface les blessures tout en montrant que la douleur est ailleurs.

Comprendre veut dire accepter, même si les loups hurlent qu'il faut rendre les coups qu'on a reçus, on évalue la "violence" de ces actes involontaires parce que perdus et  on se rend compte que l'ange a effacé ce que le diable a mis d'acharnement à tenir une comptabilité précise et structurée des estafilades, coupures et autres croche-pieds. 

Et ça grésille sous ses pieds, déchaîné et furieux de voir ses efforts vains d'une main apaisante s'effacer. Tout ce qui peut encore le ravir et lui faire vomir des éclats de rire sardoniques, c'est la tristesse de l'ange qui sait apaiser mais ne peut calmer les souffrances qui ne sont pas de son fait. Et le vieux bouc de ricaner de plus en plus fort...

Inquiète toi pas, monstre cornu et corrompu, tu n'auras pas le dernier mot, jamais, et rira bien qui rira le dernier...

ange.jpg

La seule emprise que tu as sur moi encore, c'est cette tristesse et ce manque qui me dévorent, mais même sous tous les aspects, même rendu à plat ventre à mes pieds, suppliant avec le masque de l'affection le plus implorant, je ne te laisserai pas reprendre le contrôle sur cet
Ange qui est toute ma raison d'exister.

Plume



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Dimanche 10 juin 2007
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J'ai tout compris... Enfin ça faisait longtemps que j'avais compris mais je n'arrivais pas à sortir mon raisonnement dans un tas d'enchevêtrement de sentiments et surtout de douleurs. 

J'ai tout compris et c'est un pote à moi qui m'a ouvert les yeux sans le vouloir.

Pour la première fois, j'ai vu de la peine, autre que la mienne dans cette histoire, des illusions, des attentes et une drôle de résignation. Et j'ai trouvé les mots pour expliquer que ça ne sert à rien d'attendre mais que la peine peut s'exprimer. Mais que celui qui souffre le plus de nous tous, ce n'est pas nous, c'est lui. (Je vais me faire écharper menue mais c'est ce que je pense). J'ai toujours en moi, ce que quelqu'un m'a dit une fois " Un jour, il finira pendu, il est trop malheureux, fragile et déprécié..."

J'ai tout compris, que ça ne sert à rien de se compliquer la vie, qu'il faut agir par instinct, par amour ou amitié et ne rien calculer. Ne pas poser des questions définitives qui mettent les personnes au pied du mur. La vie ce n'est pas blanc ou noir, soleil ou pluie c'est une nuance de tout ça et les mathématiques n'ont pas de place là dedans.

J'ai tout compris, que l'on peut ricaner, délirer, râler, hurler, blasphémer à l'occasion, se battre contre des moulins à vent mais c'est de l'énergie dépensée pour rien. Et ça n'aidera en rien.

J'ai tout compris des redresseurs de tort : on aura beau dire ou faire, envoyer des gifles qui cinglent dans l'air, secouer, brutaliser pour faire sortir quoi ? De la rage qui ne sera tournée que vers lui même ? Des larmes pour en être décontenancé et ne pas savoir les gérer ? Du désespoir et là, si ça finit mal, on aura gagné quoi ?

On ne s'improvise pas psy, tortionnaire si, et ça c'est hors de question ! 

J'ai failli dire il y a quelques jours... "Moi méchante ? Mais non, je t'aime bien trop pour ça " et c'est vrai... Ca servirait à quoi ? 
Pourquoi n'avoir pas vidé son sac et fait la liste assassine de reproches légitimes ? Pourquoi ? Parce que ce n'est pas moi... Parce que je n'avais pas envie,  je n'ai pas envie de véhiculer la haine qu'engendre parfois la souffrance, je ne veux que transmettre l'amour et donner et c'est ce que j'ai fait, instinctivement, sans réfléchir, spontanément. Je me dis que si ma rancoeur avait été si ancrée en moi, c'est elle qui serait sortie de ma bouche en vomissements continus et rien de ça n'est arrivé...

Tiens d'ailleurs, Salomé (Enlevez moi ce bouquin là ! Il me rend sage et me calme ! ha ha ! clin d'oeil à Nath la Carpe qui a trouvé une façon de m'aider, tout en discrétion et en finesse...) a dit que donner vraiment c'est donner sans attente de retour, même inconsciente. Il a raison et puis qui sème la violence récolte la violence, qui séme l'amour ... 
Il a dit aussi que parfois on ne communique pas, on n'écoute que soi (je résume) et oui c'est vrai, notre voix nous casse les oreilles, Me Myself and I ! D'accord on souffre, on raye le plancher avec les dents mais si on n'est pas capable d'entendre la souffrance de l'autre, c'est pas mieux et c'est pas de l'amour ça...

Alors quoi ? Ressortir les cadavres des placards, faire un rapport circonstancié de toutes les cruautés ? Non, on est pas aux Assises, ce n'est pas à moi de juger. 

Et je crois que mon pote est comme ça aussi. Répondre à l'indifférence par le mépris ? A quoi cela sert-il d'attendre quelqu'un avec un couteau entre les dents ? Surtout, surtout quand on sait que ce quelqu'un est plus malheureux que vous mais que la seule issue de sa vie a toujours été la fuite, à tout point de vue. Un jour, il ne fuira plus mais ce jour là n'est pas encore arrivé, il a besoin de temps, en attendant il sait qu'on sera toujours là...

Etre direct avec quelqu'un qui est déjà à genoux, est ce pour le faire tomber plus bas ou lui permettre de réagir et de remonter ? 
D'un sens oui, ça aurait pu marcher mais il y a des paramètres à ne pas négliger 

Et pour l'heure ainsi soit il...

Merci à mon Grand Auteur du 21ème siècle... Une lueur a éclairé mon chemin, et même si la souffrance me raménera à d'autres extrêmes, je sais aussi pourquoi j'ai écrit l'article "Déception" car je ne me déçois pas d'agir de cette façon... 

Quant à ma potesse de Moua, je sais que ce que tu cries exprime la même chose, moi aussi je crie souvent, je hurle quand j'ai mal à en crever, c'est normal c'est fatal c'est le passage obligé.

Tout sauf l'indifférence... Sinon tu ne t'y arrêterais même pas, n'est ce pas ...?

Moralité : L'amour, ça a quand même du bon.... Mouarf ! (clin de zyeux)


Plume

  Et pour finir et adoucir ce monde de brutes, une apparition féérique...

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Samedi 9 juin 2007
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Ca faisait longtemps qu'elle m'avait pas cassé les pieds, mais elle est là et bien là, pourtant je suis crevée! La barbe !
Pas moyen de trouver le sommeil, tout le film de la journée repasse dans ma tête, Dieu que c'est pénible ! Et j'aurais du dire ça et pas ça et faire ça et pas ça et gniagniagnia et gniagniagnia...

Pas la peine de me dire de compter les moutons, j'ai que des vaches autour de la maison et elles dorment elles !!!

Ca tournicote dans ma tête, je dis stoooooooop offffff on verra demain mais y a pas moyen ! Je remets tout en question, c'est à vomir de ridicule et je fais encore mille scenaris tout aussi fatigants, à ressasser, à réécrire chque mot chaque geste, chaque idée.
Mais foutez moi la paix !!!

Je psychote : je vais faire ça, ouais ok, c'est réglé... Oui mais peut-être qu'il vaudrait mieux faire comme ça ou ne rien faire du tout !!! Sacrebleu ! Une vraie histoire de fous !

Même mon chat me lance un oeil réprobateur, je devrais roupiller dans toute ma splendeur et au lieu de ça je tapote sur le clavier. C'est pas du boulot ça ! 

En tout cas, c'est certain, je vais finir par trouver la solution. Tu parles ! La dernière fois que j'y ai longuement réfléchi, j'ai mis tout à coté. Faut dire que je ne suis pas aidée... J'ai réfléchi, ouais kiffer la communication c'est bien, faut il encore en avoir les moyens ! Je ne peux pas utiliser trente six façons de communiquer et j'ai mes raisons. Celle que j'ai, ne me satisfait pas (la preuve, je m'en sers comme une poule devant un couteau) cela dit peut-être que je ne devrais pas chercher à communiquer finalement. Oh c'est bon ? Ca va là  !?! On me l'a déjà servi celle-là ! Mais je ne sais pas, j'ai l'impression d'avoir raison, malgré tout...

Mais pour aller où me direz vous ? Je ne sais pas ! Tenez le vous pour dit, je ne sais fichetrement pas. Mais j'y vais, et c'est déjà ça !

Cette nuit, il y a des choses qui repassent dans ma tête, que je n'ai pas saisi sur l'instant, de l'émotion sûrement... Mais à nouveau, je les entends. Pas comme il faudrait, c'est bien clair dans ma tête mais assez pour qu'elles me destabilisent un chouilla. 

Et tout ce que je suis capable d'en conclure, c'est que ça va pas tarder à flinguer à tous les étages. Je parle de mon cerveau ou du moins ce qu'il en reste. C'est bien beau de penser qu'on sera enfin libérée, c'est de l'auto-mesquinerie, moi je vous le dis... D'un sens super oui, vive la libertééééééééééééééé d'un sens non, ça va morfler grave, vegra même !

Résultat des courses : ça va être pire. C'est génial comme perspective d'avenir... Gé-ni-al ! 

Alors en fait, faut il que je transmissionne ou que je déconnecte ? Pétard de punaise de bois de lit, je ne sais plus !!!

Imaginez ça, au moment de vous endormir, vous vous posez des questions mega existentielles et ça tourne dans le vide en boucle. Faire pas faire ? Faire pas faire ? Et personne d'autre que moi n'a la réponse, je le sais, pas la peine de me le brailler, mais j'arrive pas à me décider. Vin d'yeux !!! C'est hard la life !!!

Je réfléchis, j'ai pas pu tout dire, pas été assez fidèle à myself and I, trop soulagée j'imagine. Il en faut peu pour vous faire oublier 6 mois de bagne quand même... Mais j'avais pas envie sur le moment, pourquoi faire ? Pis si j'ai pas dit tout, c'est que ça devait se passer comme ça et basta !!! Dors, je l'exige ! Ok j'abdique ! Je ferme les yeux très fort, je me cale dans les oreillers et je laisse ma respiration devenir plus lente.... Oui mais quand même... Peut-être que je pourrais... finalement...
Ooooooh punaiiiiiiiiiiiiise !!! Je vais me fâcher !!!! DORS OU JE T'ASSOMME !!!

Et hop, on se retourne de l'autre coté, on refait un effort de plongeon en apnée. D'autres images, d'autres paroles résonnent et c'est la fin des haricots : punaise, si tout était de ma faute en fin de compte ? C'est vrai quoi ? Si on me comprend pas et qu'on se fâche pour ça sans chercher des explications, ça veut dire quoi ???

Pompopopom Popopom Pompom ! Le marchand de sable va passer ! et il va larguer un semi de poussière de plage dans mes nyeux !!! CA VA PAS NON ???? J'ai une conjonctivite !!! J'ai foncé comme une dératée chez l'ophtalmo y a deux jours parce que j'avais l'oeil d'un lapin russe !!! Pas de sable !!! Zetes oufs ???

Et on dira que j'y mets de la mauvaise volonté ! Mais le pire, c'est que c'est vrai !

Demi tour et salto arrière avec récupération sur le dos, évacutation manu militari de la couette, je sais pourquoi je dors pas: y fait trop chaud ! A d'autres....

Ouais mais si on s'en fout de moi, pourquoi tesk'alors, on me rappelle quand même ? Hein ? C'est qu'on veut savoir ? Et que finalement, ça chiffonne de faire la tête sans savoir trop pourquoi ? Alors, dans ce cas.... Oui mais nan  d'habitude c'est pas du tout comme ça et il a fallu que je dise ... rien... et qui ne dit mot consent ! Et pourtant, je sais bien que c'est pas comme ça d'habitude et que ça n'a rien à voir... Bon ok pour les circonstances, ça je comprends... Oui mais quand même, c'est vrai qu'il y a de l'inconscience dans tout ça et c'est la vérité qui fâche d'ailleurs... Ben oui tiens ! Au bout du compte, j'ai cautionné et rassuré mais en fait........
SHUT UP !!! SHUT UP AND SLEEP !!!
Pas la peine de hurler ! Même en anglais ! Ca ne va même pas me faire bailler !

Triple salto arrière sans toucher la glace ! Euh les draps ! Soupirage énorme et affreux jurons à mon encontre. 

Cela dit, j'ai sûrement bien fait quand même parce que ça rend malheureux d'être fâché, surtout pour rien ! D'autant que c'est tout sauf de l'indifférence, vous en conviendrez !... ?.... Hein oui ?

Bon cette fois, ça suffa comme çi  PLAN ORSEC : c'est le coup de pelle ou le somnifère. Mauvais kharma, je n'ai ni l'un ni l'autre ! Le destin marche en crabe, j'vous l'dis....

Encore une clope pour faire passer tout ça... Je roule avec le frein à mains serré ! Je devrais aller piquer un sprint autour du quartier et après ça irait mieux.  Mouaich... Ou reprendre un bouquin qui me tombe sous la main, non pas Salomé, je mets trois plombes à comprendre trois lignes et ça me tient éveillée ! C'est un quinbou complétement cosmos ! Il vous donne des solutions mais vous avez à peine tourné la page que vous vous dites que vous n'arriverez jamais à l'appliquer et que la théorie c'est bien beau, mais y a la pratique et pis tout le monde l'a pas lu, dommage d'ailleurs...

Se mettre sous auto-hypnose:
DORS JE LE VEUX ! TES PAUPIERES SONT LOURDES ET TU N'ENTENDS QUE MA VOIX ET TU DORS !!! 
- Ouais ok, mais si je fais des cauchemars ????

Argh je renonce, je suis trop compliquée pour moi, je me fatigue.... tiens je baille !

Bonne nuit

Plume dans le cosmos

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Jeudi 7 juin 2007
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Je déteste les SMS !!! Je déteste ce mode de communication. C’est de la non communication d’ailleurs, c’est l’outil des trouillards et des orgueilleux. C’est une planque, THE planque, caché derrière son minuscule clavier, on écrit des mots et on se dit que l’autre va les comprendre.

 

Ben là, c’est pas gagné. Pire même, l’autre comprend tout le contraire de ce qu’on a voulu dire.

 

Pis on n’est fier de soi, on se dit, j’ai été clair, y a pas d’ambiguités. Mais bien sûr !

Avec tout ce qu’on a accumulé, on envoie une bouteille à la mer remplie de TNT, mais l’autre ne comprend pas.

 

Et c’est comme un boomerang australien (pourquoi australien ? parce qu’ils planent le mieux et reviennent de loin), pendant qu’on se massacre les méninges à se rejouer la litanie de « Les Piafs se planquent pour crever », le boomerang a fait demi tour et revient ( tzzzzzz tzzzzzz tzzzzz – j’imite bien le boomerang qui fend les airs hein ?), et un jour où on y pense même plus, il se pointe à l’horizon et chlan ! il vous tape au front. Boum, par terre, les bras en croix, l’air abruti à souhait, les piafs pépient autour de votre tête mais ils ont plus l’air de corbeaux agressifs que de moineaux champêtres. On titube jusqu’à… quelque part, on ne sait plus trop où d’ailleurs mais on y va ! 

Et on sait que l’on a atteint THE limite de la comprenure !


Et on a une vieille ampoule grésillante qui s’allume au-dessus de la tête, c’est ti qu’on n'aurait pas tout compris ?

 

On en a plein la cafetière de ce jeu de comportements abscons, on enfonce très profondément notre cher orgueil, notre bon viel amour propre et on essaye de mettre fin aux nébuleuses. Et ça marche ! Et on se sent aussi soulagée que si on avait évité les balles à tir groupé d’une armada de talibans fanatisés. On est effaré, on ne comprend pas que quelques mots aient pu être interprétés à l’inverse total de ce qu’on avait voulu dire. Forcément, on n’a pas tout dit, on a juste résumé. A charge de l’autre de se dépatouiller avec ce que vous taisez. Cool, mega simple !

 

On se dit quand même qu’on a bien fait de rétablir la transmission (le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge sur le bouton rouge !) et on se jure de ne plus jamais SMSer quand on aura quelque chose de trop lourd à dire à porter pour un si petit engin sur un si petit écran.

 

On se dit aussi qu’on n’a pas toujours le choix et que ça peut porter préjudice de parler à haute voix dans certains moments. C’est juste, mais on se doit d’être clair, la littérature c’est dans les livres ou dans les blogs et les pensées filauzaufiks aussi.

 

On constate quand même que si on n’avait pas reconnecté les fils qui grésillaient par terre, personne ne l’aurait fait. Mais on se dit qu’on peut être fier de l’avoir fait, ça dégoupille les grenades et ça évite les mines anti personnels.

 

Mais le pire dans tout ça, c’est que, quelque soit les bunkers que l’on a construit face au silence et aux non-dits, quelque soit le Mur de Berlin bis qu’on a érigé pour soit disant se protéger, si on est très très honnête avec soi-même, on sait que les explications qu’on a reçues, on les connaissait déjà, on les avait envisagées mais on leur avait dit de la fermer pour une raison toute simple : la douleur nous aveuglait et on a préféré la laisser hululer sous la lune comme une vieille chouette irritante plutôt que d’entendre ce que nous savions déjà.

 

Bien sûr, ça n’excuse pas tout et puis certains arguments sont peut-être un peu faciles mais quand même, la prochaine fois, on s’écoutera. On filera un coup de gourdin à la souffrance et on ne la laissera pas monter en épingle un scénario débile.

 

Enfin, on essaiera. 

Tout ça pour dire que si tu speak bouffon, tu vas t’faire téj et ça devient mega relou.

Plume

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Jeudi 7 juin 2007
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  • : Griffesdeplume
  • : 14/03/2007
  • griffesdeplume
  • : Ecrire pour moins en baver ! Et essayer de mettre un peu d'humour dans mon monde hanté
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