Plumexpression
" And it only hurts when I'm
breathing
My heart only breaks when it's beating
My dreams only die when I'm dreaming"
" And it only hurts when I'm
breathing
My heart only breaks when it's beating
My dreams only die when I'm dreaming"
Dans un futur lointain ou proche mais surtout imaginaire, je finirai comme ça : un beau (ou un moche) jour mais de préférence un jour qu’il ne pleut
pas (encore que), je prendrai Titine (ma ouature), je tracerai la route en envoyant des SMS forcenés à mes potes, du genre « je craque, j’y vais, si je ne suis pas revenue
dans 4 jours, et ce peu importe en combien de morceaux, appelez la police, l’hôpital psy ou la morgue ».
Je conduirationnerai ma ouature jusqu’au bout du bout. Là, je laisserai ledit véhicule dans un chemin de terre ou sur un parking. Je continuerai à pied et j’irai avec ma perruque blonde et mes
lunettes à la Kate Moss sortant de sa énième cure de désintox, squatter la cantine ou l’espace détente de l’endroit E. Je patienterai avec des airs de Lily Rush dans Cold Case en observant tout
bien les gens et leur habitude de fréquentation des lieux. Personne, y me demandera ce que je fais là. Et au cas où, je dirai que j’attends Pierre. Dans une entreprise il y a au moins une demi
trentaine de Pierre donc... Je m’arrangerai pour avoir une vue plongeante sur le parking des employés et j’apprendrais toutes les plaques d’immatriculation par cœur. Déjà, ça occupe et puis ça
peut toujours servir car j’aurai, avant de partir, acheté un blackberry wouifi qui me donnera instantanément l’identité du propriétaire (comment ça je regarde trop la télé ? mais j’ai un
profiler parmi mes amis moi Madame, et Blackberry fait tout, c’est la pub qui le dit). Après ça, pour ne pas attirer trop l’attention quand même, je commanderai d’un air las et ébaubi de la
vie, reniflant à trois kilomètres à la ronde le désespoir total, que personne il aura envie d’engager la conversation avec moi, un double crème que je siroterai au goutte-à-goutte pour
que ça dure très longtemps. J’enverrai un SMS à Lola pour lui dire que je suis en position et que jusque là, tout va bien.
Je brancherai mon lecteur MP3 pour écouter les chansons les plus tristes que je connaisse, histoire de mettre un peu de pathos sur la scène qui se déroulera inlassablement sous mes yeux et dont je ferai un clip perso. Des gens fatigués et grognons qui n'auront que des problèmes de chef exigeant et de collègues hystériques. J’essaierai d’éviter les regards vaguement inquiets du serveur trouvant que j’attends drôlement longtemps un Pierre qui se fait attendre. A 22H00, au moment de l’arrivée de l’équipe de nuit, j’irai nonchalamment aux toilettes histoire de vomir tranquillement et en toute sérénité toute la flippe que j’ai chaque fois que je vois quelqu’un entrer dans la cafète en me disant « cette fois, c’est lui ». A minuit douze, après 128 cafés et un estomac à la retourne, je commencerai à voir des papillons danser devant mes yeux à force d’avoir eu 1047 coups au cœur dans la journée. J’éviterai un bâillement pour ne pas attirer l’attention du serveur qui me regardera en biais et que je sentirai prêt à appeler la sécurité car, à bien y regarder, j’ai l’air très très chelou.
A 4H00 du mat, alors que le serveur se sera endormi sur le journal, je partirai sur la pointe des pieds jusqu’au parking
(seul point illuminé la nuit) et je ferai semblant de chercher mes clefs jusqu’aux entrepôts où j’entendrais le rire des employés qui délirent un petit coup entre deux passages du chef.
Et là, il se mettra à pleuvoir à seau et ma perruque aura l’air d’une vieille choucroute écrasée sur ma tête. Je l’abandonnerai dans une poubelle et j’irai dormir 3 secondes et demie dans les
toilettes où je pleurerai toutes les larmes de mon corps contre cette chienne de vie qui ne me facilite pas la tâche, la chacale !
Je mettrai trois heures à me retaper la façade à grand coup de crème machin, de poudre chose et de maquillage bidule. Je me croiserai dans le miroir des toilettes et je me ferai peur :
"merci l’Oréal, si c’est tout ce que je vaux bien, ça sent le sapin !" Je me serai contorsionnée dans la cabine minuscule des pipi-rooms pour changer de fringues. Je me sentirai au bord de
l’évanouissement à cause du café et de mon estomac vide mais je serai ravie car il faudra que je sois dans un état…proche de l’Ohio, pour avoir le courage de continuer cette débilitude
affligeante mais obligée car je ne vais pas continuer all my life de me poser des questions.
Je retournerai à la cafète où le serveur ne me reconnaîtra pas : forcément je n'aurai plus de perruque et en plus ce ne sera plus le même !
Et soudain, j’entendrai Sa voix, non Son rire, enfin bref. Et je me demanderai qui a coupé la clim dans un espace où il fait au
moins 9000 degrés.
Je ferai semblant de pas savoir lire et je me concentrerai sur l’anse de ma tasse de café jusqu’à ce qu’elle fonde devant mes yeux. Je donnerai dix ans de ma vie pour avoir une cagoule et ne pas exister. Mais il y a un Dieu pour les gueux et il ne me verra même pas, trop occupé à boire une bière avec ses collègues, pis qu’est ce que je ferais là ? Franchement ?
Je ne m’évanouirai pas sur le carrelage de la cafète en fracassant la branche gauche de mes lunettes qui me serait rentré
dans l’œil gauche parce que je ne sais pas tomber dans les pommes à la demande (fait ièch)
Donc je resterai scotchée à l’anse de ma tasse vide en ayant l’impression que si je bouge d’un cil, ma vie est foutue. Cela dit, elle l’est déjà alors qu’est ce que ça peut faire ? C’est que
je souhaiterai quand même mourir dignement si possible et non pas après une scène d’humiliation pathétique et horrible. Encore que… la lâcheté c’est pas mieux…
Je réussirai à quitter la pièce dans son dos et j’irai prendre une grande bouffée d’air et de clope dehors. Je sentirai mes
guibolles tremblotantes sous moi et je chercherai à reprendre mes esprits. Je me fustigerai : « Allez grosse pétocharde, fonce, t’es pas venue pour rien alors fonce, sinon t’es
parfaitement ri-di-cu-le et pour la honte, t’inquiète elle est déjà bue ». Je commencerai à sentir des éléphants verts danser dans mon estomac car rien que d’y penser maintenant, j’en suis
déjà toute bleue.
Je trouverai une combine de « la mort-qui-tue » pour gagner du temps et je déciderai de l’attendre près de sa voiture. Assise à même le macadam, j’attendrai dans les vapeurs de pot
d’échappement des autres voitures et avec une promesse d’escarres carabinée. J’attendrai avec ma zique branchée pour avoir moins peur et pour ne pas l’entendre arriver. La nuit tombera et je
serai frustrée de ne plus pouvoir compter les 125 897 graviers que j’aurai amassé jusque là en petits tas en dessinant des bâtons sur le trottoir pour les dizaines, comme font les prisonniers.
Je recevrai un énième sms de Lola auquel je ne répondrai toujours pas en espérant secrètement qu’elle continuera à ne pas m’oublier, moi, mes
graviers et ma déshydratation progressive. Mon portable sera bouillant à force de l’avoir ouvert et fermé 50 265 fois, broyée par l’hésitation de lui envoyer un sms avant pour le prévenir.
Quand même.
J’écouterai Les Enfoirés en boucle pour me donner du punch et pour ne pas penser que mes pieds sont gelés et mes doigts aussi. A 22H00, je poserai ma joue sur la portière de la voiture pensant
bien mourir là et qu’on en parle plus. J’entendrai, malgré les Enfoirés, les voix des employés quittant leur travail et marchant vers leur voiture et je commencerai à me dire que je vais vomir
tripes et boyaux de peur. Je prierai tous les saints du calendrier un par un pour disparaître sur le champ et comble de la couardise, je me faufilerai derrière les voitures pour fuir. Je
jouerai les Jack Bauer en me cachant dans un fossé et je rejoindrai ma voiture au radar pour y pleurer toute ma débilité. Je verrai sa voiture passer devant moi et je me sentirai ¼ de seconde
soulagée.
Je serrerai Titus dans mes bras pour avoir moins froid parce que je serai trop out pour mettre le chauffage de la voiture. J’aurai la sensation étrange d’avoir échappé à un attentat. Des
milliards de pensées négatives me disant que je ne suis qu’une grosse gourde en pleine hallu m'assailleront et je me sentirai toute toute petite. Le jour se lèvera et je me réveillerai hagarde,
roulée en boule entre le tableau de bord et le siège passager. Et j’aurai l’impression d’avoir été trop courageuse et que Koh Lanta à coté de ça, c’est un séjour au Club Med.
Et je serai assez conne pour rentrer en me disant que je l’ai vu et entendu, et que c’est tout ce que je voulais…
Plume debout sur le frein
C'était le soleil, la mer, tongs et t-shirt, piscine, promenades, dépaysement, cuisine locale et visites pharaoniques.
Heureusement, le soleil brille sur la France aussi. Remettre le manteau d'hiver ? : mission impossible !
Jetez un coup de zyeux !
Carnac
Vieux port Hurghada
Superbe et féérique raie de la Mer Rouge
Felouque sur le Nil
Magnifique et odorante fleur de jasmin
Petite fille et sa mère au camp bédouin
The anecdote : une madame dromadaire qui boit à la bouteille
Limace de mer très mode !
Madame Pharaon
Plume's come back
C'est le bon moment
Fly Plume fly !
Ici tu déranges, tu pèses, tu fatigues.
Ta spontanéité semble avoir le goût de la peste ou du choléra.
Il est temps pour toi de faire tes valises et de larguer les amarres.
Fly, Plume, fly...
Pour te retrouver, pour te faire oublier, pour ne plus être un poids, une sangsue, un vampire d'énergie que tu ne sais pas donner, juste t'en abreuver.
Tu as tout entendu, de tout le pire qui peut t'arriver, pour faire de ton petit rêve, un noman's land d'où tu ne reviendrais pas, soulagement on dirait...
Fly Plume, t'es relou et c'est mieux comme ça.
Un seul être te manque et les autres étouffent de toi.
De toute ton illégitimité sociale, tu prends les coups de baton vu que tu colles aux basques, désespérément, alors on peut taper, t'as trop besoin d'eux et ils le savent.
Fly, Plume, fly. Ne te victimise pas.
Envole toi, le monde n'est pas ce que tu crois...
Plumàplume
Que ce soit Voldemort à ses mauvaises heures
ou
What else ? quand il rêve d'un.... bon café !!!
ou le Pilote de gros navions qui fait Mag 2 ailleurs que sur son canapé
Moi, celui que je préfère c'est celui-là !
Souris Gibbs, on t'aime !
Joyeux anniversaire au plus anti-anniversaire que je connaisse et qui va soupirer en me traitant de CC encore aujourd'hui plus qu'hier !!!
Gros bisouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus !
Plumabby
Je prépare les vacances et comme d'hab je suis organisée ça fait peur ! J'ai hâte d'être partie, et en même temps je prépare tout
comme si j'allais pas revenir. Faut être CC quand même !
Mais je stresse pas, j'aime ça, cette dualité entre "je pars" "je reste". Et puis j'ai besoin de voir un autre décor, du soleil et la mer.
Chuis là et chuis déjà plus là.
Je commence à ne plus me soucier des choses, je passe le temps jusqu'au jour J et je me dis "Fly et autant en emporte le vent !"
Même que Bib Préféré m'a trouvé des pulsations cardiaques dignes d'un moine tibétain !
Allez, zou on s'en va, on plante tout pendant une semaine et on oublie la pluie.
Vivement vendredi. Comme disait un copain québécois, on compte les dodos avant l'heure H. 4 au compteur !
Et si je revenais pas (mais après les vacances, pas avant pitié), je lègue ma ouature à ma filleule, ma Plumette d'amour à ma Lola (même si Voldemort est pas d'ac non mais oh !!!), ma Wii à Mémé
et ma valisette à qui vous savez.
Personne voudra de ma vieille télé alors tanpis !
Plume à destination de....
Ps : Une tite pensée pour Caro et Thierry qui reviennent d'Agadir ! Alors c'était bien ?
Les autographes