Humeur féline

 
  

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Plumexpression

" And it only hurts when I'm breathing
My heart only breaks when it's beating
My dreams only die when I'm dreaming"

Même aujourd'hui, la cruauté n'a pas faibli

Même aujourd'hui, on a su me rappeler que si je veux renaître, ce n'est pas demain la veille

Même aujourd'hui, on ne m'a pas laissé un peu de répit

Même aujourd'hui,  le voile s'est déchiré avant la fête

Même aujourd'hui, on a piétiné ma vie

Même aujourd'ui, les bulles avaient un goût de maudit

Même aujourd'hui, on a ri de la victime que je suis

Même aujourd'hui...

Qui suis je donc pour mériter un tel acharnement ?

Qu'ai-je donc fait ?

Rien, c'est sans doute pour cela qu'on me le fait payer si durement mais cette explication me parait trop facile...

La provocation a ses raisons que ma raison ignore...

Mais je ne peux jouer ce jeu là, car fatalement il retomberait sur moi...

Encore un peu de temps, je compte les jours, les nuits, les heures et les secondes...

Faites que je ne sache pas me défendre, faites que je garde tête froide, c'est tout ce qu'il me reste de toute façon...

Quant à ceux qui se demandent en me lisant, si je perds la raison, si je sombre en dépression, ils ne savent pas ce que j'endure et ce que je ressens. A ceux là au moins, je dis merci de respecter mes écrits comme une thérapie...

Même aujourd'ui, j'aurai préféré le silence plutôt que cette cynique version... mais on me dira que tout est question d'interprétation...

Aujourd'hui heureusement, mes véritables amis ont été présents...

Plume effarée

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Samedi 19 mai 2007
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La découverte d’un nourrisson dans l’église de Garance se propagea bien plus loin que les frontières du canton. Satine ne quittait plus la maison des Magani, y courant après l’école pour y voir le poupon. C’était une petite fille que le pédiatre à qui Charlotte l’amena, donna 4 mois. Une enfant en pleine santé qui n’avait pas été brutalisée. Satine l’avait appelée Lili, elle trouvait que ça lui allait bien, que c’était joli. Cyprien avait diffusé sa photo et les maigres informations qu’il avait à tous les commissariats, jusqu’aux départements voisins. Au bout d’une semaine, le mari de Charlotte parlait d’aller camper sous une tente dans le jardin et le bébé n’avait toujours pas été réclamé. L’enquête était longue et double. Les services de l’enfance n’avaient enregistré aucun accouchement sous X, la maternité de la ville voisine avait été épluchée. Une adjointe de Cyprien avait réussi à joindre tous les parents des enfants enregistrés à une date approximative entre trois à quatre mois. Mais chaque naissance avait été identifiée.

- Elle est pas tombée du ciel, cette gosse ! s’exclama Thomas alors qu’il en discutait avec Léonie.

- Ils finiront par la trouver, c’est peut-être le bébé d’une étrangère en fuite ou d’une ado qui a fugué après avoir accouché loin d’ici.

- Ben c’est pas du boulot ça, pauvre bébé, commenta Mila en avalant une bouchée de crumble aux fruits rouges.

Léonie soupira. Après la mort d’Alicia, maintenant ce bébé. L’atmosphère était décidément pesante à Garance. Elle avait passé des nuits à réfléchir à ce qui avait pu arriver à Alicia et son estomac la torturait car elle devait se rendre à la gendarmerie pour interrogatoire le lendemain. Cyprien et Charlotte avaient tenté de la rassurer sur ces formalités qui visaient avant tout à recueillir des informations qui, au premier abord, leur auraient peut-être échappé. Elle ne pouvait pas tout raconter sans trahir la confiance et l’amitié d’Alicia et l’idée de devoir étaler des choses qui lui étaient intimes la tourmentait.

Elle se rendit à la brigade dès le matin, le cœur battant la chamade. On ne faisait pas plus fidèle et dévouée que Léonie. Les gens qui la connaissaient savaient que leur confiance était bien gardée avec elle. Elle gardait tout, même Thomas découvrait parfois des choses des mois après elle. Elle entra dans le hall où Cyprien l’accueillit avec un petit sourire avenant. Il serait secondé par un policier et avant de commencer l’interrogatoire, il demanda à Léonie si elle avait une objection au fait que la conversation soit enregistrée. Elle hocha négativement la tête, de toute façon avait-elle le choix ? Elle avait fait le tri toute la nuit, entre ce qu’elle pouvait livrer et ce qu’il lui fallait absolument préserver mais elle craignait que son silence ne couvre les agissements de certaines personnes. Non pas qu’elle pensa que ceux-ci auraient eu recours au crime, mais c’était une manne d’informations qu’elle devait mettre de coté, pour préserver la mémoire d’Alicia et la vie du village. Lorsque Cyprien lui demanda si Alicia aurait pu être la mère de ce bébé, elle en resta soufflée.

 - Ah non, ça c’est pas possible ! Je m’en serais aperçu ! On se voyait deux à trois fois par semaine et je vous jure qu’elle n’avait pas grossi, elle avait même perdu beaucoup de poids il y a quatre mois.

 - Vous savez pourquoi ?

 Léonie se sentit piégée mais se reprit très vite.

 - Elle avait souffert de l’épidémie de gastro-entérite qui a sévi cet hiver. Et elle a eu quelques difficultés à s’en remettre, c’est tout.

 - C’est tout ? Vous êtes sûre de ça ? Insista le coéquipier de la police en levant un regard inquisiteur vers Léonie.

 - Tout à fait sûre ! affirma celle-ci avec aplomb.

 Elle sortit de la brigade, essorée comme une vieille serpillière. Elle ne voulait pas leur cacher des faits qui auraient pu les mettre sur la piste du meurtrier de son amie mais le village était suffisamment à feu et à sang pour qu’elle en rajoute dans le pathos. Lorsqu’elle rentra chez elle, Mila l’attendait devant la porte.

 - Maman, Maman, tu sais quoi ? Charlotte a trouvé comment s’appelle le bébé !

 - Merveilleux ! Lui répondit-elle en pensant confusément que ça ne révolutionnerait pas l’enquête.

 Thomas avança sur le palier et à l’air qu’il avait, Léonie sentit que quelque chose n’était pas normal.

 - Et comment s’appelle cette petite poupée ? Ajouta t-elle à l’intention de sa fille.

 Mais ce fut son mari qui lui répondit :

 - Charlotte a remarqué que la gourmette autour du poignet du bébé avait un petit cache qui dissimulait une double plaquette, sur la première il n’y avait rien de gravé mais sur la deuxième…

 - Et bien quoi ? S’impatienta Léonie que le prénom de cette enfant ne pouvait émouvoir après une mini garde à vue légèrement traumatisante. Elle s’appelle Cunégonde ou bien ? Ajouta t-elle avec humour.

 - Nan, dit Mila. Cloé, elle s’appelle Cloé ! C’est mignon, j’aime bien moi.

 Abasourdie, Léonie en lâcha son sac à mains sur le parapet et regarda Thomas qui semblait ne plus savoir quoi penser.

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Vendredi 18 mai 2007
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Cauchemar : n.m. étymologie : "caucher" en ancien français (fouler) et "mare" (fantôme)

Il y a trop de fantômes autour de moi, dans ma tête. Il n'y a plus qu'eux autour de moi, des fantômes bienveillants, souriants et des monstres grimaçants, dérangeants, cyniques et ricanants dans un univers bouleversant où le combat est le même qu'ici bas alors pourquoi rester là ?

Leur souffle sur mon visage, leur ombre qui me talonne, leur regard qui ne me lâche pas, leurs bras dans lesquels je veux me réfugier, les bons, ceux qui manquent tellement, disparaissent lentement et laissent  la place aux spectres de mon inconscient. Et hantent mes matins, baillonnant les ombres blanches pour me réveiller en sursaut, noyée, baignée de sueur et de larmes, satisfaits d'avoir la main mise sur ma réalité. Ceux là vont-ils enfin m'oublier ? Oh oui, pitié...

Il faut que je revienne dans le monde des vivants...

Pour combattre leur jeu perfide, ne pas leur laisser de portes ouvertes dans mon esprit chagrin, ne pas les subir et les sentir me dominer, me torturer, jusque dans mon sommeil, seule plage de répit accordée. Ils demandent vengeance, ils ricanent de ma tempérance, leurs éclats de rire sont effrayants, sardoniques et démoniaques, ils m'avilissent, me maudissent, se moquent de mes actes passifs, m'éperonnent avec des tisonniers chauffés à blanc, pour que je tente le tout pour le tout, me promettant un paradis dont l'enfer n'a rien à envier. 

Il faut que je revienne dans le monde des vivants...

Avant que je n'entende plus "les voix des êtres chers qui se sont tues",

Avant qu'ils ne me mélangent, détraquent mon cerveau qui a jeté l'ancre dans leur enfer, ne me clouent au fond du puits dans lequel ils m'ont fait sombrer, comme une dernière estocade, un dernier coup de pied, un dernier bain de sang bouillonnant, avant de les voir se repaître de ma douleur et y puiser la force nécessaire pour piétiner ce qui me reste de douces pensées et renaître plus fort après m'avoir écrasée.

Il faut que je revienne dans le monde des vivants...

Que ne passent plus en boucle ceux qui me fascinent, ceux que je crois puissants, parce qu'ils sont entre deux mondes et que celui dont il font mention m'attire tant..

Mais pour l'heure, d'un coté ou de l'autre de la passerelle, il n'y a pas plus de soleil. Le combat est inégal, déloyal, dans ce passage obscur, je me laisse submerger par les âmes grises pour que je me joigne à elles et dans cette réalité, je n'ai plus aucune lumière pour éclairer mes pas affolés. Existe t-il vraiment ? Ce havre de paix ? Pour le savoir, il faudrait traverser, vraiment, passer de l'autre coté, ne pas nager entre deux entités...

Trancher dans le vif, aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte, si la sérénité est à portée d'âme ou retourner parmi mes congénères, garder les yeux ouverts et ne plus se retenir, faire preuve de courage et déclencher l'orage pour pouvoir avancer, avancer...

Il faut que je revienne dans le monde des vivants...

Mais pour l'heure, je n'y ai plus ma place, vraiment... Et pas encore dans l'autre monde, apparemment...  

Mon seul allié est le temps, mais il semble arrêté en ce moment...

Plume hantée comme l'a dit JLC...

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Vendredi 18 mai 2007
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Et voilà, la colère est passée et elle pleure de nouveau, elle fait pitié...

Elle sait que sa colère n'était que fausseté, pour donner le change, pour rouler des mécaniques, pour dire "je suis forte, je suis gonflée à bloc" et tout ça c'est que du chiquet, du pipeau, de la daube pour adolescentes attardées...

Elle sait que la colère n'est pas bonne conseillère, qu'elle est la copine de la vengeance, de la froideur, un du blindage de série TV, elle en sait trop c'est ça le problème. Elle sait la vérité et elle sait aussi qu'elle ne peut pas juger car ce serait malhonnête.

C'est la peur qui rend les gens agressifs, c'est pire quand ils s'aperçoivent que leur colère n'est tournée que vers eux même. Elle sait juste qu'elle a le droit de détester mais que ce n'est pas son problème. Son problème est tout autre: elle sait la vérité, elle sait beaucoup trop de choses, elle voudrait n'avoir rien entendu, rien retenu.

Mais elle ne veut pas passer ce qui lui reste de vie à attendre comme une débile. Qu'elle ne veut pas être comme ça, comme ceux qui attendent toute leur vie jusqu'à l'hospice... Elle ne veut pas, ça lui fait trop peur.

Elle ne s'en donnera pas le temps mais elle ne peut pas non plus se faire lobotomiser... Alors quoi, il va falloir étirer des jours, des mois des années, pour rien pour être vieille avec son secret ? Pathétique à souhait...

Elle n'a aucun pouvoir, aucune porte de sortie ou d'entrée. A ceux qui disent, on est maître de son destin et on doit agir pour ne pas crever, elle arracherait bien la langue et la tête avec !

Elle subit les choses et elle n'y peut rien, parce qu'elle est trop trouillarde, trop flippée. Pourtant, faire ou ne pas faire, qu'est ce que ça changerait ? Au moins, pourrait-elle faire le deuil, tirer un trait, après une bonne gifle bien frappée, ça doit remettre les idées en place...

Sauf qu'elle a peur comme une damnée, qu'elle se dit qu'elle saura attendre, même des années, plutôt que de tout foutre en l'air et de passer à autre chose. C'est d'un ridicule achevé...

Plume tombée dans une flaque de pétrole

 

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Jeudi 17 mai 2007
commentaires (1)   
Le bonheur parfait selon vous ?
Se sentir bien, aimer et être aimée
Qu'est-ce qui vous fait lever le matin ?
En ce moment, je me le demande...
La dernière fois que vous avez explosé de rire ?
Quand j'ai entendu la dernière expression culte de JLC
Quel est votre trait de caractère principal ?
Paradoxale
Votre principal défaut ?
Trop naïve
À quelle figure historique vous identifiez-vous le plus ?
Euh....
Quels sont vos héros, aujourd'hui ? Ceux de romans ou ceux de la vie courante ?
Des gens souvent décèdés, c'est dans la mort qu'on devienne culte... et qu'on sait ce qu'on a perdu
Votre héros de fiction ?
Jennifer Love Hewitt dans Ghost Whisperer ou Patricia Arquette dans Medium
Votre voyage préféré ?
Celui que je n'ai pas encore fait
Quelle est la qualité que vous préférez chez un homme ?
Sa sensibilité et sa loyauté
Et chez une femme ?
Sa lucidité
Vos écrivains préférés ?
Marguerite Duras, Amélie Nothomb, Daniel Pennac, Voltaire, Baudelaire, Romain Gary et pleins d'autres encore...
Vos compositeurs préférés ?
Mahler et  Mozart
La chanson que vous adorez en ce moment ?
"ca" de Zazie
Votre livre culte ?
J'en ai pleins
Qu'aimeriez vous faire avant de mourir ?
Private
Votre film culte ?
La liste de Schlindler
Vos peintres préférés ?
Magritte, Renoir, Gainsborough, Delacroix, Monet, Picasso mais pas tout
Quel fut votre premier choc architectural ?
Bêtement, la Tour Eiffel
Votre boisson préférée ?
Le coca light sans caféine
Quels sont les lieux communs qui vous agacent ?
Quand on ne sait pas quoi dire à quelqu'un et qu'on parle de la météo
Que considérez-vous comme votre plus grande réussite ?
Je n'ai pas compris la question
Votre plus vif regret ?
Aucun, strictement aucun
Quel talent voudriez-vous avoir ?
Jouer du piano
Votre chef-d'Œuvre inconnu ?
Un coffre de griffonneries sans intérêt
Votre plus grande déception ?
La trahison des miens
Votre devise ?
Tomber sept fois, se relever huit...
Comment aimeriez-vous mourir ?
Violemment, vite
Quel serait votre épitaphe ?
Je suis enfin en paix
Si vous rencontriez Dieu, qu'aimeriez-vous qu'il
vous dise ?
Tu as fait ton possible, maintenant tu peux te reposer

Plume

Si vous voulez vous aussi y répondre, copiez les questions et renvoyez moi les réponses dans ma bal, ça me fera plaisir.

plumepismoi@wanadoo.fr

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Mercredi 16 mai 2007
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  • : Griffesdeplume
  • : 14/03/2007
  • griffesdeplume
  • : Ecrire pour moins en baver ! Et essayer de mettre un peu d'humour dans mon monde hanté
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