Jeudi 17 juin 2010
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23:59
Nous sommes tous différents.
Je ressasse en boucle les obsèques de mon petit Papoun's,
je réalise que certains témoignages d'amitié m'ont vraiment touchée et que dans ces moments là, rien n'est de trop.
Une personne m'a dit ces temps çi " On n'a que la famille que l'on se fait". Et c'est bien vrai.
Certains sont venus verser des larmes après une indifférence concertée de plus de dix ans.
Mais par respect pour mon papa, je n'ai pas bronché.
Cette famille était la sienne, pas la mienne. Et parmi eux, j'ai fait le tri.
Il y en a peu mais ceux que j'ai choisi ont grande valeur à mes yeux.
Et puis il y a ma petite belle mère, si aimante, si patiente, si dévouée et qui m'a fait devenir adulte aussi.
Et puis il y a la famille d'adoption, présente et sincère.
Et puis il y a les Amis.
Ceux qui assument jusqu'au bout, ceux à qui même ma petite beubeuche belle mère m'a dit de faire appel dans un moment si terrible. Quelque chose ou
quelqu'un nous guide vers l'autre, c'est évident. C'est comme un instinct dans ces moments de "survivance".
Ceux du quotidien, qui sont là, tout le temps, à tout moment, et qui guettent, l'air de rien.
Ceux qui reviennent de l'enfance, de l'adolescence et dont le retour fait tant de bien.
Ceux qui sont passés et qui n'ont pas oublié.
Ceux qui en arrachent avec la mort, qui ne savent pas comment se comporter, qui du coup ramènent tout à eux tellement la situation les fait flipper. Ceux qui ne
savent absolument pas gérer, mais on ne leur en veut pas...
Et puis il y a les voisins. Les connaissances. Les collègues sympas. Les chef(fes) compréhensifs(ves).
On est parfois très étonné par certains, et un peu déçu par d'autres mais ca n'a pas d'importance.
Alors oui, on voit la mesquinerie, ceux dont la convenance dicte la conduite mais on s'en balance car d'autres tissent autour de nous des liens si forts que la
rancune serait trop de plaisir à leur offrir et on n'a vraiment aucune énergie à y mettre.
Il y a celui qui est nul, poli juste ce qu'il faut, qui s'en fout et qui ressemble à un grand idiot.
Il y a aussi ceux qui étaient partis et qui ont rapproché certaines vies, chose qui paraissait totalement incongrue.
Et puis surtout, surtout, il y a celui qui est parti. Qui m'a fait grandir, mûrir, vieillir, évoluer. Et que j'espère avoir assez remercié, que j'ai suivi
jusqu'au bout et que j'ai vu sourir, là-haut, avec un petit geste d'aurevoir, enfin apaisé.
Je l'ai vu, je serai prête à le jurer.
Alors certes, les jours qui viennent seront faits de hauts et de bas, mais j'espère que, Papa, tu es fier de moi. Et qu'avec Maman, vous êtes confiants.
De toute façon, je sais qu'à mon dernier jour, je vous retrouverai.
Plume qui ne dort pas parce qu'elle va régler bientôt tout doucement son passé, pour ne plus le trainer comme un boulet.
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