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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 07:00

Il parait que j'aurai un caractère fort et que je serais dure, car je n'ai pas versé une larme en public, lors de la cérémonie religieuse... Et mes mains qui tremblaient si fort pendant que je parlais ? Non ?

 

Mais c'est vous, qui m'avaient blindée, votre hypocrisie et vos faux-semblants... C'est vraiment consternant...

 

Ma parole, mais comment peuvent ils me connaitre si peu ceux qui disent ça ? Ceux là même qui se disent si croyants, si aimants. Fallait il être éplorée, le courage de dire "je t'aime" à quelqu'un leur fait il si peur qu'il faut qu'ils trouvent des raisons de dureté ?

 

Mais où va se nicher l'hérésie ?

 

Et comment peuvent ils déjà se jeter sur les biens ?

 

Mon papoun's à peine parti que déjà ils veulent acheter la maison ?

 

Je crois que même si j'avais imaginé d'autre chose, jamais je n'aurai pu envisager ça...

 

Si j'ai pensé que la mise au point s'imposait là, elle me parait incontournable.

 

Encore une comme ça et ma petite beubeuche et moi, on va finir par en rire et compter les points.

 

Comment peut-on tenir si peu cas de ceux qui restent, de ceux qui ont compté pour lui ?

 

Non là vraiment, je suis déçue, si déçue et surtout si écoeurée de la manière de procéder.

 

Mais c'est très bien, si j'avais encore l'ombre d'un doute sur mon comportement, je suis confortée.

 

Ca va se savoir que j'ai fait tout en âme et conscience.

 

Il y a des limites à tout.

 

Plume qui en a perdu la respiration.

 

 

Par Plume - Publié dans : Griffesdeplume
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 21:36

Heureusement que l'on sait sur qui on peut compter.

 

Rien n'est simple quand il faut faire son deuil. Les souvenirs abondent et le manque saute aux yeux mais l'affection qui m'entoure est une aide précieuse. Très précieuse.

 

Des réactions m'étonnent un peu.

La mort fait peur. Incontestablement. Moi moins, beaucoup moins.

 

J'ai l'impression d'avoir grandi d'un coup.

 

Je continue à assumer.

 

Je n'ai plus envie de me faire marcher sur les pieds. J'ai l'impression de définir mes priorités. Et de voir clair sur beaucoup de choses et de situations. Et sur les gens aussi.

 

Une telle épreuve est tout à fait révélatrice. Révélatrice de soi, de ce qu'on est capable de faire. De ce qu'on régle avec le passé et des bénéfices qu'on en a tiré, malgré les épreuves malgré tout, on voit soudain l'adulte qu'on est devenu, c'est étrange, j'ai l'impression de faire enfin connaissance avec moi même.

 

Et ce que je découvre n'est pas si pire, comme disent les québécois... Etrange d'arriver à cet âge et de ressentir cela...

 

Cette étrange sérénité, toute cette épreuve de deuil que je n'ai pas pu vivre avec ma maman... C'est spécial mais c'est réconfortant. Et ca fait moins peur de se dire qu'un jour, on va partir.

 

Je fais un tri presque inconscient, j'ai l'impression d'être clairvoyante et que l'avis des autres n'est plus aussi important pour mes décisions. Sans doute parce que je me suis senti guidée...

 

C'est étrange, lorsque la situation a failli frôler le drame, avant la mort, j'ai fait appel par la pensée à ma maman et le lendemain matin, la situation était retournée et mon papoun's chéri est resté près de nous, soigné à domicile, au lieu de se retrouver, faute de mieux, à l'hopital pour rien.

 

Je ne suis pas une gothique comme Abby, ni une fervente, ni une mystique mais j'ai une "foi".

 

Une seule fois, pour être.

 

Plume qui se reconnait à peine et qui va peut-être commencer à s'aimer...

Par Plume - Publié dans : Griffesdeplume
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 07:07

 

L'heure est aux ravages.

Au contre coup peut etre, à une accumulation de fatigue sûrement.

L'heure est aux messages. Cette famille qui nous a sentencieusement oublié va savoir ce que j'en pense. Sans méchanceté.Au contraire. Mais le message passera t-il ? J'en doute...

Tanpis, il faut parfois vider son sac pour le remplir d'autre chose, ne plus trainer le boulet pesant du passé.

Qu'ais-je à perdre ?

Et toi, toi qui m'ignores et qui disais m'aimer, tu vas sans doute aussi faire partie de ce sac à vider...

 

Je n'arrive pas à récupérer l'énergie dont j'ai besoin. Et le sommeil est long à venir.

 

Je me laisse du temps...

 

Mon enfance est à portée de ma main et je la vois s'éloigner définitivement car je suis adulte à présent.

 

Nous ne devenons grands que lorsque nos parents s'en vont... J'espère l'avoir été un peu avant.

 

Assumer encore et toujours c'est sûr mais j'aimerais que juste quelques jours, on se charge de moi...

 

Plume à l'envers dans le temps et la route à refaire est longue...

 

 

 

 

Par Plume - Publié dans : Griffesdeplume
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 23:59

Nous sommes tous différents.

 

Je ressasse en boucle les obsèques de mon petit Papoun's,

je réalise que certains témoignages d'amitié m'ont vraiment touchée et que dans ces moments là, rien n'est de trop.

 

Une personne m'a dit ces temps çi " On n'a que la famille que l'on se fait". Et c'est bien vrai.

 

Certains sont venus verser des larmes après une indifférence concertée de plus de dix ans.

 

Mais par respect pour mon papa, je n'ai pas bronché.

Cette famille était la sienne, pas la mienne. Et parmi eux, j'ai fait le tri.

Il y en a peu mais ceux que j'ai choisi ont grande valeur à mes yeux.

 

Et puis il y a ma petite belle mère, si aimante, si patiente, si dévouée et qui m'a fait devenir adulte aussi.

 

Et puis il y a la famille d'adoption, présente et sincère.

 

Et puis il y a les Amis.

 

Ceux qui assument jusqu'au bout, ceux à qui même ma petite beubeuche belle mère m'a dit de faire appel dans un moment si terrible. Quelque chose ou quelqu'un nous guide vers l'autre, c'est évident. C'est comme un instinct dans ces moments de "survivance".

 

Ceux du quotidien, qui sont là, tout le temps, à tout moment, et qui guettent, l'air de rien.

 

Ceux qui reviennent de l'enfance, de l'adolescence et dont le retour fait tant de bien.

 

Ceux qui sont passés et qui n'ont pas oublié.

 

Ceux qui en arrachent avec la mort, qui ne savent pas comment se comporter, qui du coup ramènent tout à eux tellement la situation les fait flipper. Ceux qui ne savent absolument pas gérer, mais on ne leur en veut pas...

 

Et puis il y a les voisins. Les connaissances. Les collègues sympas. Les chef(fes) compréhensifs(ves).

 

On est parfois très étonné par certains, et un peu déçu par d'autres mais ca n'a pas d'importance.

 

Alors oui, on voit la mesquinerie, ceux dont la convenance dicte la conduite mais on s'en balance car d'autres tissent autour de nous des liens si forts que la rancune serait trop de plaisir à leur offrir et on n'a vraiment aucune énergie à y mettre.

 

Il y a celui qui est nul, poli juste ce qu'il faut, qui s'en fout et qui ressemble à un grand idiot.

 

Il y a aussi ceux qui étaient partis et qui ont rapproché certaines vies, chose qui paraissait totalement incongrue.

 

Et puis surtout, surtout, il y a celui qui est parti. Qui m'a fait grandir, mûrir, vieillir, évoluer. Et que j'espère avoir assez remercié, que j'ai suivi jusqu'au bout et que j'ai vu sourir, là-haut, avec un petit geste d'aurevoir, enfin apaisé.

 

Je l'ai vu, je serai prête à le jurer.

 

Alors certes, les jours qui viennent seront faits de hauts et de bas, mais j'espère que, Papa, tu es fier de moi. Et qu'avec Maman, vous êtes confiants.

 

De toute façon, je sais qu'à mon dernier jour, je vous retrouverai.

 

Plume qui ne dort pas parce qu'elle va régler bientôt tout doucement son passé, pour ne plus le trainer comme un boulet.

 

 

 

 

 

 

 

Par Plume - Publié dans : Griffesdeplume
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 07:15

 

Je suis dans un monde parallèle. De fatigue et de vide. C'est étrange.

 

The show must go on...

 

Je suis orpheline et en même temps, je les sens tellement au dessus de moi, mes deux parents enfin réunis.

 

Je vis au jour le jour, je me donne du temps, j'ai l'impression d'avoir encore grandi, muri.

 

J'ai l'impression que je ne vais pas laisser d'autres diriger ma vie et surtout j'en connais la valeur et le prix.

 

La mort en fait partie. Quand je quitterai cette vie un jour, j'espère être sereine et accomplie.

 

J'espère ne jamais oublier l'image si chaude et réconfortante que lorsque je partirai, ils auront les bras tendus pour m'accueillir. Et même si ce n'est pas vrai...

 

Que ma foi demeure...

 

Plume

 

 

 

 

Par Plume - Publié dans : Griffesdeplume
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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 09:04

A ceux qui l'ont connu,

 

A ceux qui l'ont aimé

 

Je dis merci

 

Mon papa s'est envolé vers d'autres cieux cette nuit...

 

Sois serein mon papoun's chéri... Je t'aime...

 

 Plume orpheline

 

Par Plume - Publié dans : Griffesdeplume
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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 07:10

Quand les nuits ont été presque blanches, le temps semble compté.

 

Comme un compte à rebours avant la fin programmée.

 

Quand les hommes penseront autrement qu'avec ce qui leur sert de cerveau

 

Les choses seront plus raisonnées, plus sensées, moins lacheté

 

Mais pour l'heure, le silence est roi et la déballonnade avec.

 

Un homme ça réfléchit ? Ca se saurait !

 

Ca prend des risques, égoïste.

 

Ca s'en fout, pourvu d'arriver au bout.

 

Ca prend le pouvoir et ça se terre dans le noir.

 

Ca musarde quand le feu s'en empare et qu'il veut mettre un terme à ses propres cauchemars

 

Ca utilise, ça vaporise et ça ne craint aucun dommage

 

Collatéraux, familiaux, amicaux

 

Ca pense d'abord à lui et au diable le mal répandu sur d'autres vies.

 

Messieurs, qu'avez vous donc à la place de nos neurones de blonde ?

 

Votre cerveau n'est guidé que par le besoin de vous satisfaire

 

Et on se demande encore  pourquoi l'homme est le pire criminel qui existe sur terre...

 

Plume qui croyait le contraire mais qui est bien obligée de s'y faire...

 

nouvel épisode de Plus Belle laLife N°13

 

Par Plume - Publié dans : Griffesdeplume
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 07:06

 

 

Take a breath, take it deep

Respire, respire profondément...

 

Calm yourself, he says to me

Calme toi, me dit-il...

 If you play, you play for keep

Si tu joues, tu joues tant que tu tiens

 

Take a gun, and count to three

Prend l'arme et compte jusqu'à trois

 

I'm sweating now, moving slow

Je transpire, bouge lentement

No time to think, my turn to go

Pas le temps de penser, je dois y aller

 

And you can see my heart beating

Et tu peux voir mon coeur battre

You can see it through my chest

Tu peux le voir dans ma poitrine

 And I'm terrified but I'm not leaving

Je suis terrifée mais je ne pars pas

 I know that I must pass this test

Je dois passer ce test

 

So just pull the trigger

Alors appuie sur la gachette

Say a prayer to yourself

Prie au fond de toi

He says close your eyes Sometimes it helps

Il dit "ferme les yeux, parfois ça aide"

 

 

So just push the trigger

Alors appuie sur la gachette...

 

Plume sur la tempe

 

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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 10:13

Quelqu'un m'a dit un jour avec humour " Tu n'as qu'un seul droit, c'est de te taire. Et encore ! On peut te le supprimer !"

 

Si je n'ai pas explosé la maison hier soir, c'est que je ne suis pas encore tout à fait frâlée.

 

Le point de non retour atteint, c'est hard en maudit pour ne pas se propulser vers the end afin qu'elle arrive enfin. Les boulets pèsent trop lourds à mes pieds mais j'ai la force, la niaque comme on dit, pour les trainer devant moi.

 

Mais encore une fois, le mur de silence bloque tout et ce n'est pas bon pour ma dé-raison.

 

Comment peut-on se défiler si héroïquement ?

 

Comment peut-on se donner tous les droits et n'en accorder aucun ?

 

Comment peut-on ne pas assumer à ce point et prendre des risques ?

 

Parce qu'on me connait bien ? Parce qu'on sait que la gentille fifille n'ira pas plus loin et qu'on peut tout lui faire avaler sans qu'elle ne dise rien ?

 

Quelqu'un a poussé sur le bouton de la bombe qui m'atomise et là, trop, c'est trop.

 

Je ne sais si sur mon front c'est écrit "kleenex" et ça clignote mais un kleenex ne sert qu'une fois, ça ne chiale pas, ça ne demande pas de compte, ça ne parle pas et ça crève tranquille dans sa poubelle...

 

Plume qui se retient à deux mains.

 

 

Par Plume - Publié dans : Griffesdeplume
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 06:50

Il faut que ça s'arrête ! Vite, vite !

 

Je suis borderline ! Je ne réponds plus trop de ce que je pourrais faire. J'ai atteint ma dernière limite, la der des ders. Celle qu'on va franchir si rien ne bouge.

 

Il faut que quelquechose se passe, la tension monte de plus en plus et là, je suis debout sur le frein mais il va céder !

 

J'ai besoin de prendre le fleuret et de signer le mot fin.

 

Je ne peux plus attendre. Il faut y aller, au pied du mur, le coeur qui bat la chamade comme un fou parce que la décision est tranchante, mais il faut le faire. C'est le moment. C'est maintenant.

 

Que 2010 soit pourrie jusqu'au bout. Puisse qu'elle me montre que j'ai grandi et que je dois sortir les poings et montrer les dents pour avancer, alors moi aussi, j'avance dans l'arène.

 

Vite ! Allez ! Je te laisse deux jours de réflexion et je repars à l'assaut.

 

Confrontation. Tout se paye un jour ou l'autre.

 

C'est l'ultime, la dernière pour que je puisse continuer. Tu me dois bien ça je crois. Tu t'es bien permis de m'appuyer sur la tête pour soulager ta conscience. Ne me fais pas atteindre un stade que tu n'aimerais pas.

 

Réfléchis bien. Assume pour une fois. D'autant que je commence avec la méthode douce. Si tu ne veux pas de dommages collatéraux, tu as tout intéret à faire profil bas.

 

Ta liberté est devant toi, saisis là et partons chacun de notre coté. Définitivement.

 

Mais vite, vite ! Parce que je suis assez speed pour ne pas laisser traîner.Et je me fiche de ce qui pourra arriver. Ca ne peut pas être pire... Et ma main est prête à partir !

 

Plume qui va craquer.

 

 

Par Plume - Publié dans : Griffesdeplume
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