de peur qu'il ne se sauve...
La vie ne peut exister sans amour et patati et patata, les femmes sans enfant sont des infirmes et patati et patata; sans homme une femme ne peut pas survivre et
patati et patata, seul tu meurs, et patati et patata.
Alors expliquez moi ce fabuleux miracle qui fait que j'existe sans amour, que je suis infirme sans enfant, que je survis sans homme et que je ne meurs pas d'être
seule ?
Oh bien sur un jour ca arrivera, comme tout le monde, avec ou sans homme, avec ou sans enfant, on mourra tous, aucune illusion la-dessus.
Oh bien sur, j'en ai des coups de Calgon et j'en fais des oufs de bilans en me disant que ma vie est vide, nulle, etc etc...
Et pourtant, je suis un miracle à moi toute seule dans ce nombre incalculable de devises qui croient tout savoir.
Je m'entête pas, je m'acharne pas, je cherche pas à retenir, je vis dans mon monde, hanté de mes souvenirs, de mon homme, de mes vacances, de mes doux parents, de
mon enfance de temps en temps mais j'essaie d'en profiter de cette putain de vie qu'on m'a donnée.
J'm'en fous pas mal de ce qu'on peut dire de moi, de comment on peut me juger. J'men fous pas mal, c'est comme ça. Ca passe ou ça casse. Pour moi, c'est out, fini,
mort, faire une vie avec des petits ok, maintenant, advienne que pourra, j'm'en fous pas mal, je prends mes bonheurs là où j'ai envie.
J'vais pas pleurer sur l'homme qui m'a quittée, j'vais pas fliquer, tanner, épier pour essayer de le récupérer. Le message est assez clair comme ça et ça sert à
quoi, ça sert à quoi ?
J'vais pas remonter le temps, faire des enfants, c'est trop tard, c'est plus d'espoir, c'est carnage parfois mais mais c'est comme ça. Alors je m'enferme pas, je
sors, je vais dehors, je bouge et j'essaie de fédérer pour donner un sens à ma vie.
Parce que faut pas rêver, les solutions viendront pas sur un plateau doré, les potes viendront jusqu'à ce qu'ils soient fatigués et ils ne viendront plus quand
j'aurai tout refusé.
J'en broie assez du noir, du raté, du regretté, alors si je peux, la journée je bouge et je reste pas dans mon terrier.
Parce qu'il faut vivre ou survivre comme dit ma Flo ou crever. On a le choix.
La société adore ça : les petits couples bien sympas, avec des bébés, une famille, etc, des amis mais c'est secondaire. Ca fait bien, ça fait nickel sur la photo de
la bonne année.
Moi chuis à l'inverse de ça, j'ai des amis en priorité.
Quant à mon homme, ben laisse couler, quant aux enfants ben ils sont pas faits ni adoptés, seule c'est égoïste et le baton de vieillesse, très peu pour moi, de
toute façon les prothèses en titane ça sera plus efficace ha ha ha !
Alors j'vais passer ma vie à vouloir tout changer ? Le passé, le passé et encore le passé ? A refuser de vivre parce que j'ai peur de mettre un pied dehors, de
déranger ?
Et comme dit Pagny " Et moi, moi tu m'as oublié, moi tu m'as juste laissé le droit de la fermer".
Parce que si on cherche son bonheur dans une seule direction avec une seule personne, c'est sur on coule vers le fond, car les autres bras qui nous soulèvent on les
voit pas, parce qu'on a qu'une obsession même si elle est sans raison.
Allez Lola, reste avec Nous, reste avec Moi. La vie peut s'illuminer même sans Lui, perds pas ton temps, viens t'amuser, arrête de
t'en raconter, les années passent et demain faudrait pas le regretter. Love you so much.
Isabelle sans homme, sans bébé, sans famille et en vie quand même ! Incredible !
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