Ziva... ch'crois que je suis pas de cette planète... Ch'crois que je viens d'ailleurs.. mais ça je sais c'est à force de vivre en rewind. En arrière, en avant mais
pas dans le temps. Et je suis dans ma phase "faut qu'je parte" loin, loin de cette réalité là, loin de l'impuissance de mes bras, loin de ces moulins à vent qui brassent de l'air tout l'temps,
loin de ce qui me fatigue de ce qui m'aspire, qui bouffe mon énergie à faire des choses qui me rendent abrutie.
J'arrête pas dire " j'peux plus, j'peux pas". Je supporte plus la médiocrité, la mienne pour commencer. Je blâme les autres de leur manque de courage mais je suis la première à m'enfouir dans un
tas de sable. Tape sur la table, lève toi, pose tes mains sur tes hanches et explose un bon coup. Dans tous les sens, n'importe comment, pour n'importe quoi, mais expulse, crache ton tas de
pierres. Mais la société dit " discrétion = sécurité" et moi j'ai envie d'en pousser une bonne : une gueulante qui va enfler, souffler et que j'espère j'entendrais. Car toute colère n'est tournée
que vers soi alors voilà, faut que je m'engueule à bout de bras, que je crie une bonne fois tout ça. Je plains celui ou celle qui assistera à ça. Il va payer pour tous les autres, c'est pas juste
et je me refuse à ça.
"Va crier dans le désert et fous nous la paix"
Déposer à terre, toute l'injustice que je ne peux supporter, les gens que j'aime qui se damnent pour le prix d'un ticket de bus alors qu'ils en ont les clefs (du bus, vous suivez ?), le chantage
affectif des povres chous biquets dont je n'ai pas intéret à copier les pleurnicheries sans me prendre une soufflante en batterie. Arrêtez !
Je me sens suffisamment différente quand vous m'infantilisez, quand vous pensez pouvoir taper car vous ne craignez personne, puisque personne n'est assez fort pour me défendre, quand vous abusez
de ma stupidité, de mon entêtement à vouloir toujours tout arranger et que je vous en veux de mes propres excés, quand vous choisissez le plus faible pour être sanglant, puisque personne ne vous
mettra son poing dans la figure autre que mes paroles qui font pâle figure.
Je suis comme vous, je suis deux et c'est moi qui porte à bout de bras, deux coeurs qui vous font rire tout bas. De présence il n'y en a pas et vous ne voyez que moi avec une aura d'un
kilomètre autour. Oubliez moi.
Ce silence, il ne vit qu'en moi, sauf quand parfois il est trop lourd, je le dépose à vos pieds parfois, en toute confiance, sans obédience et ça vous parait plus pathétique, et toutes les
critiques qui me pousseraient vers d'autres bras, m'éloignent de vous, me rendent à moi. J'ai au moins ce choix, d'aimer comme je le conçois. Et je me sens pousser des dents de vous voir vous
rouler dans un malheur que vous construisez, alors que l'amour est à votre portée. Et à bien y penser, je préfère moi rester, plutôt que me poser mille questions avant de me lancer. Vous ne voyez
pas les bras ouverts car vous refusez la lumière et moi, derrière le rideau, j'enrage de vous voir mépriser ce soleil que vous regardez derrière des lunettes fumées.
Si je pouvais faire comme vous, prendre ce qu'on me tend, en toute impunité, dans le fossé je sauterai, au risque de tout y laisser, la vie est trop courte pour piétiner, nous aurons
l'éternité pour y penser.
Alors oui je me sens révoltée, en rage contre tout ce que vous demandez sans le formuler, des limites auxquelles vous me poussez parce que je dois toujours bonne image garder, pour vos
terreurs apaiser.
Retournez vous sur ce qui vous effraie, l'amour de l'autre, tiens c'est pas malin... C'est la seule chose pour laquelle on me couperait la tête, sans que j'ai à sourciller.
Ne cherchez plus de moi la compassion, vous me faîtes perdre la raison. Epargnez moi pour une fois, ça changera.
Et si vous ne voulez pas écouter, une blonde l'intérieur, une môme que vous considérez qui ne sait que révasser alors c'est sûr je vais finir par crier, dire n'importe quoi, être aux antipodes du
raisonné, vous donner des coups de pied, vous menacer de vous gifler, parce que Calimero n'a plus l'âge de chougner et qu'il y a longtemps que je ne regarde plus tout ça à la télé.
Tout ce que je vous demande, c'est d'être heureux et que celui qui a perdu son porte monnaie ne se plaigne pas à celui qui a perdu la santé....
Si je dis tout ça, c'est parce que je vous aime beaucoup, sans quoi, comme je fais avec d'autres, je fermerai mon bec avec désintérêt, un point c'est tout....
Je sais , on ne m'a rien demandé ! Je sais !
Plume.... Whatelse ?......
J'voudrais être un mec pour dire ces mots là à un pote à moua... et oui je me mêle de ce qui ne me regarde pas !
Et merdeu !








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