- Respect : Sentiment qui porte à traiter quelqu’un, quelque chose avec de grands égards, à ne pas porter atteinte à quelquechose. Petit Larousse
Si je vous parle de ça aujourd’hui, c’est que j’ai du mal à en connaître les règles et les valeurs.
Pour moi, Respecter quelqu’un qu’on apprécie ou qu’on aime :
C’est accepter qu’il soit de mauvaise humeur et ne pas lui en vouloir pour ça (pas vrai Mégane ?)
C’est agréer son choix de ne pas vouloir souffrir inutilement et s’effacer quand il le faut,
C’est comprendre ses points de vue même s’ils sont différents des nôtres (que ce soit politique, religion ou anything else).
C’est surtout montrer suffisamment de déférence pour ne pas empiéter sur son espace vital
A condition bien sûr que le comportement de l’autre soit réciproque. Encore que… rester respectueux d’une personne qui ne l’est pas avec vous, c’est se donner une chance de n’avoir jamais un jour rien à se reprocher.
Mais quand la personne en face de vous pense qu’elle n’enfreint pas le respect qu’elle vous doit et qu’elle agit par maladresse, doit on excuser et trouver des arguments pour ne pas se laisser piétiner et penser qu’au mieux ça passera, au pire, il faudra y mettre le holà ?
Oui mais, quand on ne peut pas arrêter l’engrenage car la personne exerce un droit contre lequel vous ne pouvez rien sans enfreindre vous même une règle d’or et qu’en le faisant vous vous mettez en danger ? Il faut probablement supporter sans rien dire…
Alors là, soudain disparaît la notion de respect pour celui qui souffre… Et le jeu devient cynique, sadique, décomposé et celui qui subit ne se sent plus respecté mais plutôt humilié.
Mais pourquoi ? Est ce vraiment un jeu volontaire ?
Dans l’affirmative, c’est de la cruauté à l’état pur et gratuite par dessus le marché car vous n’avez rien fait pour la provoquer.
Dans la négative, pourquoi subir sans dire ? Et peut-être la personne en face de vous comprendrait enfin qu’elle vous blesse et ne respecte pas le deal en agissant comme ça ?
Il y a plusieurs autres explications :
- La pseudo-naïveté : la personne ne sait pas pourquoi elle agit comme ça, il n’y a aucun but et elle ne voit pas le mal qu’elle fait, elle croit peut-être faire le contraire mais honnêtement, je vais vous dire, cette théorie là ne fait pas partie de mes certitudes.
- La peur : la personne vous voit comme une menace et ne trouve rien de mieux que se comporter avec vous comme une provocation permanente, pour vous montrer que vous ne l’effrayez pas et vous de bailler tout bleu à l’idée que vous pouviez avoir ne serait-ce qu’une once de méchanceté à son encontre.
La dernière c’est la pire :
- L’irrespect affiché : la personne ne vous respecte plus parce que vous ne représentez plus rien pour elle qu’une erreur et qu’elle a la conviction qu’elle s’est trompée sur vous et qu’elle aimerait bien vous effacer d’un coup de Tipex mais comme vous êtes là, elle se venge dont ne sait quoi et elle se régale. Un peu comme un vampire. Tiens on revient à l’article 2. Tournerai-je en rond, Docteur ?
En attendant, l’explication ne vient pas et ça a tout le temps de tourner comme un hamster dépressif dans la cage qui me sert de tête.
Le plus philosophe de mes amis résumerait la situation ainsi :
« Grosse gourdasse, tu vois pas que c’est Hiroshima ton truc, tu sors de réanimation ou quoi ? Arrête de te mettre minable ! »
Quelquefois, l’une d’entre eux vitupère pendant des heures, je vous jure quand vous ne comprenez rien c’est long !
De toute façon, je n’entends jamais rien, trop occupée à digérer d’interminables interrogations.
Je sens que bientôt mes potes vont s’acheter des badges « J’accompagne une crétine » !
Enfin, ne vous inquiétez pas, dès que j’aurai trouvé à qui, je lui ferai un procès, peut-être à Monsieur Larousse qui est si évasif dans ses définitions !
Au fait vous savez ce que ça veut dire vous : scotomiser ?
C’est « mettre à l’écart du champs de conscience une partie importante et souvent méconnue de la réalité psychologique individuelle » Ca doit être ça, je scotomise…
Bonne journée
Plume