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Mardi 27 mars 2007

A chaque jour, un peu plus loin

Mais pour l'heure, je prends ce que je reçois, même si c'est infime même si ça ne suffira pas, mais chaque marque, chaque présence, presque chaque mot à une valeur et un sens pour moi.

Le sourire d'un enfant, son affection, les regards échangés, les mots même s'ils sont inutiles, une espèce de solidarité qui fait que le temps passe même difficilement.

A chaque jour, un peu plus long

Parce que l'attente, ce n'est jamais bon, parce qu'on redoute plus qu'on ne patiente, parce que ce qui vient n'est pas voulu ni espéré mais on ne vit que dans une lourdeur usante, parce que certains fatiguent dans leur lâcheté et leur débilité...

A chaque jour, un peu plus d'émotion.

Parce qu'on est plus réceptif lorsqu'on est tremblant, parce qu'on semble entendre tous les mots pour s'enivrer le plus longtemps possible, parce qu'on retient ce qui est au fond, parce qu'on sait que nos propres fantômes reviennent inexorablement.

A chaque jour, un peu plus lent

Comme si le temps s'était arrêté, comme un souffle retenu, comme les aiguilles d'une horloge qui ne bougent plus, comme des jours qui s'allongent sans être vécus, comme si le reste du monde ne vous comprenait plus.

A chaque jour, un peu d'ignorance

Quand, comment, pourquoi, et si, vers quoi, demain, aujourd'hui, plus tard, oui, non, pourvu que, si seulement...

A chaque jour s'en contenter

De ce qu'on reçoit, de ce qu'on peut encore donner et s'en contenter, oui apprendre à s'en contenter...

A chaque jour, beaucoup d'amour

A transmettre, 

A faire passer,

A serrer,

A récupérer,

A donner au centuple pour remercier, pour respecter, pour rendre hommage, pour reconnaître la bonté là où elle est, pour s'incliner devant le courage,

A dire pour se rassembler, pour s'entre-aider, même sans contact même empêché

A prendre dans la solidarité, à prendre même plus petit qu'une bouchée, pour s'y appuyer et ne voir que lui afin de ne pas tout lâcher.

A retrouver alors qu'on pensait qu'il s'enfuirait...

A ceux qui peuvent me trouver impudique, je dirai que je ne suis qu'une gratte papier et que c'est ma seule façon de m'exprimer même si on ne m'a rien demandé, c'est ma thérapie aussi,  en ces jours de grande fatalité, où nos angoisses sont exacerbées.

Plume

 

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Lundi 26 mars 2007

Non j'ai pas sommeil, tout un tas de démons se réveille et je ne trouve pas de repos.

Il est tard, il est tôt, je ne sais pas...

Il n'y a pas d'anges autour de moi, il n'y a que la musique qui me tient compagnie et je ne suis plus "faithfully".

Il ya tant de choses que je ne peux pas, tant de menottes à mes poignets, tant de silence sur ma voix, tant de sentiments à refouler, tant et tant à taire que je ne m'entends même plus penser...

Des nuits comme ça, j'ai peur de tout, il me semble que rien ne saurait me rassurer, tout me parait si compliqué...

Je n'ai pas sommeil et je voudrais pourtant mettre mon âme en veille...

Le monde change, bascule et dérape. Tout s'en va, doucement, et je ne peux rien contre ça même si je tends les bras, même si je pose ma voix, même si je voudrais prier pour que tout cela ne m'échappe pas.

Il fait froid parfois, quand le sommeil ne vient pas.

Et que faire ? Rien, attendre, attendre encore, un hypothétique répit, un sourire, une caresse, une parole qui ne viendront sans doute jamais. J'ai pourtant appris à lutter mais ce soir, tout me ramène égoïstement à moi, à mes frayeurs, à ce qui me fuit petit à petit, aux illusions qui sont trop nombreuses et qui m'étouffent à petit feu.

Cette nuit, tout me semble illogique, évident, sans complaisance et dans l'absence. Se résigner encore une fois, c'est pénible de se dire ça, mais ne faudrait il mieux pas, plutôt que de construire un avenir sur des ruines encore fumantes ?

L'idée qui me vient depuis ce soir c'est que tout est injuste, mal compris, mal fini, mal géré, mal interprété.

Mon corps me rappelle qu'il souffre aussi de mes états d'âme et je ne peux pas lui dire de se taire et de m'oublier.

J'voudrais juste que l'on arrête de venir s'appuyer sur moi un instant, juste un instant, que moi même j'arrête de me croire solide et forte et que j'ai le courage de demander une épaule pour me délester mais plutôt que de la voir se dérober, je préfère patienter, le sommeil viendra bien me chercher... Il le faut, pour que je puisse continuer au moins à rêver...

Plume

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Samedi 24 mars 2007

Il n'y a pas que le temps qui change les choses, il y a les circonstances.

Des moments redoutés, appréhendés peuvent en un clin d'oeil devenir sans conséquence, sans importance lorsque la vie nous attrape et nous renverse vers d'autres priorités.

Ces circonstances qui font que l'on prend le mors aux dents et que brusquement la force qu'on imaginait plus détenir vous revient, comme un boomerang et vous fait gérer des instants qui, quelques jours avant, vous pliaient en deux d'angoisse.

Ce qui veut dire que, vous pouvez imaginer 3 999 999 scénari différents d'une situation ou d'un évènement que vous redoutez, dites vous bien que c'est la 4 000 000 que vous n'aurez pas prévue qui arrivera.

A quoi cela sert il d'échafauder 36 000 solutions, explications, attitudes, mots ?

 Parce que l'on veut pouvoir tout contrôler, on se prépare psychologiquement à toutes les éventualités, on fait des listes  aussi longues que des rouleaux de papier toilette (scusez la comparaison) et on se rassure.

On est sûr d'en avoir fait le tour, on s'est préparé, on a construit des plans, étudié des directions, comptabilisé son temps, chronométré ses actions et on pense qu'on a tellement bossé notre sujet que celui-ci ne peut nous échapper. Tout est sous contrôle. C'est évident, on a disséqué tous les aspects du problème, la nuit, le jour, on se sent avisé, blindé, maître de la suite et puis, tout ce qu'on a mis tant de temps à concevoir, à imaginer, parfois même à tester en live devient inutile. Une circonstance particulière, une réaction pas ordinaire et le BIG problème devient petit, mesquin et passe comme l'ordinaire.

Et même, on se découvre un potentiel inconnu, celui de gérer ces moments avec une assurance qu'on n'aurait jamais pensé avoir. Et plus encore, on ne se laisse non seulement plus marcher sur les doigts par l'angoisse et sa pléthore de copains (stress, sueurs froides, maux de ventre, tremblottages et j'en passe et des meilleures), mais on est debout face à notre "monstre" et on se sent bien, planté sur nos pieds.

Quelle énergie dépensée à se faire 50 000 films qui n'ont servi à rien...

Ca me rappelle une phrase que mon papa dit toujours " La peur n'évite pas le danger" sous entendu, elle est inutile et mauvaise conseillère. Je l'interprétais d'une autre façon, je me disais si j'ai peur, je me protège mais si non seulement j'ai peur mais que je vais aussi me viander, la peur redoublait et bonjour le cercle vicieux !

Pourtant, à bien y réfléchir, je ne suis pas si sûre que nos châteaux en Espagne aient été complétement inutiles. Pourquoi ? Parce que réfléchir tout bas dans sa tête (comme dirait Mémé), ça permet aussi d'apprivoiser la peur, de la rendre plus "humaine", de la dédramatiser.

Pendant tout le temps de la réflexion, on a préparé notre insconcient, on s'est rendu plus fort et comme le hasard (vous ici, très cher ?) se joue de nos circonvolutions cérébrales et nombrilistes, il dénoue parfois les noeuds de notre complexité intérieure face à la réalité.

La vie a remis les choses à leur place sans que je n'ai à m'en soucier et je suis les pas de cette danseuse qui me conduit.

Les circonstances créent les conséquences.

Vous savez quoi ? J'ai appris le silence et je me sens moins fragile, j'en ai eu la preuve ces jours ci.

Et pour boucler la boucle, le respect commence par celui que l'on a pour soi même et de lui découle l'estime de soi et patati et patata...

Bonne journée

Plume

 

 

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Vendredi 23 mars 2007

Il faut tenir debout, envers et contre tout, nous n'avons guère le choix. Mais parfois, nous faisons face sans savoir vraiment comment. Comme si nous nous regardions agir en étant soi même surpris de notre comportement. Et heureusement...

Sauf que parfois, ceux qui nous manquent paraissent un peu plus loin, un peu moins accessibles. On voudrait qu'ils soient là pour nous rassurer, pour nous consoler, pour nous sécuriser. Vous connaissez le vieil adage "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé..."

Il n'est pas certain que les personnes qui nous manquent pourraient agir mais leur présence nous insufflerait l'énergie dont nous nous sentons manquer, le soir quand tout se calme, quand tout s'arrête.

Alors on se demande ce qui est le plus dur, tenir debout dans les circonstances que la vie nous inflige ou souffrir de ne pas avoir ce soutien qui nous dévore...

Certains diront, les deux mon Général. Et ce n'est pas faux.

A certains moments, ceux qui sont loin le sont infiniment et nous ne sommes pas capables de leur faire un signe car nous pensons que cela les dérangerait. La pudeur des sentiments, vous savez.... l'orgueil humain et puis aussi l'idée que de toute façon, cela ne changerait rien ou au contraire, bouleverserait ceux qui ne sont pas près de vous et qui ne sauraient quoi vous dire ou quoi faire car leur vie est distante de la vôtre.

Et dans cette optique, on ne bouge pas, on reste là et on sent comme un vide froid au fond de nous mêmes. Et on se dit que ça passera, que l'on fera face encore et que de toute façon, on n'a pas le choix de faire sans ceux que l'on voudrait auprès de soi.

Vous allez me dire, mais pourquoi tant de retenue, pourquoi ne pas se lâcher et exprimer notre désarroi ? Sans doute par respect (le voilà encore celui-là) et parce qu'on a peur que la réponse que l'on attend soit pire que l'état présent et qu'on aurait vraiment, mais vraiment pas besoin d'une couche supplémentaire.

Il y a des jours où la lutte est plus difficile, où les doutes deviennent des certitudes effarantes, où tout espoir de voir le soleil rebriller disparaît, des jours où il tombe une neige glacée au printemps, des jours où l'on est conscient que l'affection dont on aurait tant besoin est absente et le sera encore pour d'autres épreuves.

Ces jours là, on ferme les yeux pour voir. Voir les sourires, les souvenirs, les images passées parce qu'elles sont les seules à illuminer notre esprit et encore... se retourner parfois rend le demi tour vers le présent plus compliqué à effectuer.

Les désillusions sont légions, mais en vieillissant je m'y suis presque habituée...

Je crois que j'ai trop rêvé... comme c'est dommage de croire aux promesses du destin quand on n'a plus 10 ans.

Plume

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Mardi 20 mars 2007

On dit qu'il fait bien les choses, on dit aussi qu'il ne faut rien lui laisser ou qu'il n'y en a pas et que tout est écrit.

Croyez vous au hasard ? Pensez vous que quand quelque chose vous arrive ce n'est dû qu'au hasard ou que c'était gravé quelque part ?

Pensez vous que ce que vous vivez ne dépend que de vous et de votre destin ou que les chemins que vous croisez ont été là pour vous et que vos actes, vos paroles peuvent tout influencer ?

Je ne sais pas si j'y crois. Je pense qu'il arrive certaines choses qui vous font avancer ou voir plus loin sans pour cela que ce soit écrit dans votre destinée. Parfois, on se demande pourquoi, je suis persuadée qu'on trouve la réponse à un moment donné...

En contre partie, croyez vous en la magie ? Croyez vous qu'on puisse lire l'avenir, ce qu'il adviendra de vos actes que des personnes sont douées de pouvoirs extra sensoriels et puissent vous dire ce que le hasard vous réservera ?

Quant à moi, je ne sais pas, j'attends de voir... Lire l'avenir, certains n'y croient pas, d'autres en ont peur, d'autres encore le tentent une fois pour voir, d'autres encore n'y ont jamais eu recours et à un moment de leur vie, n'en peuvent plus de ne pas savoir et s'interrogent.

Mis de coté tout charlatanisme, et accumulant les preuves que certains ont pu réellement dire ce qui allait se passer, la magie sera t-elle assez forte pour se réaliser ?

Je n'en sais rien... J'attends de voir...

Quand on a posé une question, est ce nous qui influençons la réponse, sommes nous si demandeurs que la réponse qui nous revient nous l'interprétons pour qu'elle nous convienne ?

Je l'ignore, j'attends de voir...

La magie est à l'épreuve de ce que nous faisons de notre vie, quand elle vous dit de ne rien faire, de ne rien provoquer et qu'elle et elle seule va s'en charger, pouvons nous lui faire confiance ? En y réfléchissant, pourrions nous changer les choses nous même, pas sûr... Au risque de tout renverser, au risque de tout gâcher... Il faut, dit -elle, la laisser s'exercer, et cela sort de notre entendement. Comment va t-elle modifier le cours des choses, comment changera t-elle le noir en blanc, comment réalisera t-elle ce qui nous parait impossible, inconcevable ? Alors on se prend à penser qu'il faudrait l'aider, la pousser, dégager le terrain pour la laisser passer, lui faire une haie d'honneur afin que rien ne l'entrave mais elle dit qu'elle n'a pas besoin de votre aide et qu'il faut la laisser agir en toute tranquillité.

De la magie au miracle, il n'y a qu'un pas. Pensez vous que ça marche simplement quand on y croit très fort, de toute son âme, de toute sa foi et que c'est ça qui la rend puissante et opérante ?

Pour ma part, je ne peux pas répondre.

Mais j'aimerais pouvoir être celle qui pourrait témoigner et vous dire que ce n'est pas illusoire mais je doute, tellement cela me parait irréalisable dans une rationnalité obligée.

Je vous tiendrai informés...

Plume

 

 

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Mardi 20 mars 2007

Vous connaissez probablement ce superbe film, primé à Cannes avec une démonstration de spontanéité de son réalisateur qui a marqué les annales.

 

 

Résolument optimiste Roberto Benigni, il fera tout pour soustraire son petit garçon aux horreurs du camps dans lequel ils sont enfermés et transformera celui-ci en terrain de jeu afin que l’enfant ne souffre pas de sa condition de prisonnier. Ses pitreries lui coûteront la vie, le jour même de la libération des camps. Mais il aura sauvé son petit qui retrouvera sa mère.

Avez vous déjà pensé à la suite ? L’enfant grandit et apprend le sacrifice de son père.

Si vous étiez cet enfant là ? Que penseriez vous ?

 

 

Cet enfant a t-il eu réellement la notion du danger qui le menaçait malgré le conte que son papa lui raconte en permanence, déployant des trésors d’ingéniosité pour transformer une réalité barbare en jeu de cache cache amusant ?

 

 

Il suffit de voir les dernières minutes du film pour comprendre que le petit sait qu’il y a un danger véritable à sortir de la cachette où il se trouve et son regard sur les décors et les soldats n’est pas naïf.

 

 

Son père a juste transformé sa réalité pour qu’elle soit plus facile à supporter mais comment se construira t-il, plus tard, en découvrant que tout ceci n’avait rien d’un jeu ?

 

 

Ce film est un chef d’œuvre d’optimisme. Mais croyez vous qu’il faille tout cacher aux enfants ? Pensez vous qu’ils sont dupes, qu’ils décrètent de ne pas ouvrir les yeux ?

Non, les contes de fées n’existent que dans les livres et cet enfant qui survit grâce à l’imagination débridée de son papa pensera t-il un jour que si le jeu s’était arrêté à temps, son père et lui seraient tous les deux vivants ? Probablement, fatalement…Une pitrerie de trop a coûté la vie à son père, parce qu’il voulait que son fils ne voit pas le drame qui se jouait et qu’il a poussé le jeu si loin qu’il en est mort. Etait-ce nécessaire à ce point ?

 

 

Voyez comme l’enfant se cache et se méfie de ce jeu grandeur nature qui lui paraît un peu trop réaliste pour lui ! Il reste longtemps, très longtemps dans sa cachette, attendant l’autorisation paternelle pour en sortir mais celle-ci ne viendra jamais.

 

 

Et il faudra bien qu’il en sorte, évolue dans ce décor de tristesse et de drames, seul, sans son compagnon de jeu.

 

Je connais bien ce sentiment, « La vie est belle » résolument. Petit prince ou princesse de parents affairés à transformer l’existence en paradis, lorsque la réalité leur saute aux visages, ils ne sont pas armés pour s’y confronter.

 

 

La réalité de la vie est un terrain de jeu nécessaire pour apprendre, se défendre et se construire, à quoi cela sert il de mentir ?

 

 

Mentir pour ne pas leur faire subir ce qu’enfants ses parents ont vécu ?

Mentir pour embellir et offrir un avenir plus léger, plus doux, plus rassurant ?

Mentir pour s’excuser de leur avoir donné une vie qui n’est pas si rose ?

Mentir pour oublier sa propre enfance déchirée ?

Mentir sur la vérité en pensant protéger ?

 

 

Et avec le mensonge légitime, croit on, suit la cohorte des non-dits, des faux semblants, des boniments.

Mentir par amour…

 

 

J’étais cette enfant là, heureuse et choyée, à qui on ne disait pas que la vie peut vous blesser, vous enlever ceux que vous aimez, vous écorcher, à qui on n’a toujours caché la vérité qui fait mal et les chocs n’en ont été que plus violents.

 

 

Je rends hommage à mes parents qui ont cru que cette protection me blinderait dans la jungle de la vie et qui l’ont fait par amour infiniment. Je ne sais pas moi même ce que je ferai avec mes enfants si j’en avais mais ce que je sais c’est que je n’ai pas eu les armes pour me défendre contre les affres de la jungle dans laquelle il faut évoluer. J’ai pensé que la vie était un paradis, entièrement dédiée à mon bonheur mais quand celui-ci s’est transformé en cauchemar, je n’ai d’abord rien compris, tellement que je me suis enfermée dans mes rêves pour le reconstruire petit à petit désespérément, qu’il revienne, dans mes cahiers d’adolescente, puis j’ai fini par accepter et commencé à forger mes armes pour lutter.

 

 

Mais ce que je sais, c’est que l’amour dont j’ai été entourée m’a permis de ne jamais perdre de vue une chose qui m’a portée : reste bon, aimant, ne juge pas, construis sur les fondations d’une enfance dorée et maintenant je sais que ce qui me reste de plus précieux et dont je leur serai éternellement reconnaissante c’est l’immense amour qui m’a ouverte au monde et qui me fait toujours entrevoir l’espoir dans ce qui m’entoure. Si je ne sais pas me consacrer à moi même, je veux pouvoir être une pierre pour le bonheur des autres, c'est déjà ça...

 

 

Tu vois, me direz- vous, toi aussi, tu penses aux autres avant toi même.

 

 

Oui mais je ne leur mens pas, je connais une petite fille qui grandit, qui se rend compte qu’aimer ne suffit pas, qu’en face d’elle les autres ne sont pas comme elle, qu’aimer n’est pas un gage de retour et qui parfois a l’air bien triste de ne pas tout comprendre.  Mais elle a, comme moi je l’ai eue, l’image et la force de l’amour de ses parents et pour cela, elle est plus armée que je ne l’étais car elle fait preuve d’une lucidité étonnante et elle sait ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Elle est sur le tremplin de sa vie et hésite encore à entrer dans la jungle qui l’attend mais elle ne la fuit pas alors que j’étais recroquevillée sur moi même.

 

 

Tout ça pour dire :

 

 

Ne mentez pas aux enfants

Ne leur faites pas croire ce qui n’est pas

Ne leur donnez surtout pas l’illusion que tout va bien

Ne jouez pas la comédie du bonheur, ce serait pire que de leur dire la vérité

Ne les sous estimez pas, qu’ils soient petits ou grands

Ne les prenez pas pour ce qu’ils ne sont pas

 

 

Aimez les de tout votre être comme vous le faites mais la scène de leur vie ne peut se nourrir de parodies. Ils lisent entre les lignes, ils interprètent et copient.

 

 

Les enfants que nous sommes ne demandons pas le sacrifice de nos parents, ils nous ont donné la vie, cela ne les rend pas responsables de ce que nous en ferons, seul l’amour qu’ils nous donnent nous portera sur leurs ailes et même si nous faisons un pas de coté, nous reviendrons toujours au sein de ce qui nous a baigné, l’amour, il n’y a que ça de vrai et de ça, un enfant n’en doute jamais.

 

 

LA VITA E BELLA….

 

 

Plume

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Dimanche 18 mars 2007

Oui, car ce n’est pas celui qui hurle le plus fort le plus méchant. Il faut fermer ses oreilles aux huées, au doute, aux attaques, aux quolibets et avancer. Se relever quand nos pieds tombent dans des ornières boueuses, même quand notre front touche le sol pierreux et que les loups gémissent à vos oreilles, de plus en plus près.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, pour l’heure, je me fais fi de toute cette liste excepté des quolibets, sarcasmes et autres plaisanteries douteuses. Ce sont eux qui m’atteignent le plus et qui m’empêchent de me relever parfois, ou en tout cas avec plus de difficulté…

 

 

La jalousie des autres, la méchanceté, les cailloux jetés sont explicables. Les moqueries moins, car elles remettent en question l’essence même de votre intégrité. Etre la risée de tous parce qu’il est si évident que vous vous battez contre des moulins à vent dresse des obstacles pharaoniques sur un chemin déjà chaotique.

La volonté s’effrite et finalement on se dit que pour bien faire, il faudrait rentrer dans le rang. Etre normale, sociale, mouton de Panurge quoi ! Ne pas se distinguer, marcher dans le flot de ceux qui ont tout compris…

C’est vrai, quoi de plus confortable que de faire partie d’un groupe? Confiance, solidarité et soutien, tout ce qu’un humain désire pour avancer et lutter contre le stress flippant du « Chuis tout seul sur terre, au secours ! Mayday ! Help ! »

Flippante aussi l’idée que notre acharnement à ne pas penser comme les autres peut nous isoler, nous enfermer, voire nous hospitaliser d’office ! Et oui, si vous passez tous les stades de la « normalité » vous pouvez être considéré comme aliéné. Mais nous n’en sommes pas encore là ! Au pire, je peux être dangereuse pour moi mais pas pour les autres, no soucy, les vaches sont donc bien gardées.

Ainsi, se distinguer dans ses idées, dans ses convictions, ça fait un effet kiss pas cool.

Ca me rappelle les discussions politiques en famille où il y en avait toujours un pour casser l’ambiance et s’engueuler avec l’autre. Dans ce cas là, le choix est pourtant facile :

On n’en parle pas ! C’est tout !

Je comprends vite mais il faut m’expliquer longtemps !

Lorsque je sors d’une discussion, aussi ravagée qu’une plage de Thaïlande par un tsunami –non ce n’est pas de l’humour grinçant c’est tout à fait ça – je me dis que j’y ai mis toute mon énergie et mes tripes et que ça ne m’apporte que de la fatigue, de la faiblesse et du tourment. Et quand la « poor girl » est bien convaincue qu’elle en est une, ce n’est pas à la petite cuillère qu’on peut me ramasser, mais à la pince à épiler !

Alors j’ai dit stop, stop aux dissertations sans fin, de toute façon je n’ai plus d’autres arguments que ceux dont j’ai déjà suffisamment débattu et comme on s’acharne, tel une bande de talibans fanatisés, à me faire passer pour une pauvre débile naïve, je redis stop ! Je n’ai pas besoin de ça.

J’ai cru trouver des solutions, des explications dans des discussions (chuis une grande bavarde mais je me soigne !) et finalement je n’y ai trouvé que Bagdad sous les bombes…

L’étripade générale, c’est fini ! C’est toujours mes tripes à moi qui finissaient dans le chaudron ! Forcément : le combat était toujours mal réparti, toute seule contre tous, c’est un peu hard. Quand l’un finissait,  c’était au tour de  l’autre et ainsi de suite jusqu’à ce que je n’ai plus rien dans ma besace pour argumenter et que mort s’en suive. Pas loyal ça !

 

 

Cela dit : mea culpa ! C’est ma faute, j’étais aussi intarissable sur le sujet que nos politics men en ce moment ! J’ai un certain goût pour la tragédie grecque… enfin peut-être…

Toujours est il que, je suis une tête de vache (taureau est mon signe astro) et quand je cale ma volonté dans quelque chose, je vous défie bien de l’extirper de là.

Cela dit, je suis pas Robocop, je peux flancher -un jour de grosse canicule où un imbécile aura pété la clim de mon cerveau- mais ça se mélange trop dans ma tête et je ne trouve plus la porte, alors les chiens aboieront et la caravane passera, boitillante, grinçante et peut-être même qu’elle cassera ses essieux et grillera le moteur au bout du chemin mais elle avancera, avec ses idées, ses doutes, tout un tas de trucs qu’elle porte dans sa tête de caravane (le premier qui me dit que ça explique pourquoi elle est si grosse, je lui mords sauvagement l’œil !) et qu’elle gardera pour elle.

Si elle perd des boulons, elle se retournera pas pour les ramasser, ben non, avancer, faut a-van-cer !

Gentil le chien, gentil… pas bouger ! 

Bonne soirée 

 Plume "comme chiens et chat" !

 

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Samedi 17 mars 2007

 

 

- Respect : Sentiment qui porte à traiter quelqu’un, quelque chose avec de grands égards, à ne pas porter atteinte à quelquechose.  Petit Larousse

 

 

Si je vous parle de ça aujourd’hui, c’est que j’ai du mal à en connaître les règles et les valeurs.

 

 

Pour moi, Respecter quelqu’un qu’on apprécie ou qu’on aime :

 

 

C’est accepter qu’il soit de mauvaise humeur et ne pas lui en vouloir pour ça (pas vrai Mégane ?)

 

 

C’est agréer son choix de ne pas vouloir souffrir inutilement et s’effacer quand il le faut,

 

 

C’est comprendre ses points de vue même s’ils sont différents des nôtres (que ce soit politique, religion ou anything else).

 

 

C’est surtout montrer suffisamment de déférence pour ne pas empiéter sur son espace vital

A condition bien sûr que le comportement de l’autre soit réciproque. Encore que… rester respectueux d’une personne qui ne l’est pas avec vous, c’est se donner une chance de n’avoir jamais un jour rien à se reprocher.

 

 

Mais quand la personne en face de vous pense qu’elle n’enfreint pas le respect qu’elle vous doit et qu’elle agit par maladresse, doit on excuser et trouver des arguments pour ne pas se laisser piétiner et penser qu’au mieux ça passera, au pire, il faudra y mettre le holà ?

 

 

Oui mais, quand on ne peut pas arrêter l’engrenage car la personne exerce un droit contre lequel vous ne pouvez rien sans enfreindre vous même une règle d’or et qu’en le faisant vous vous mettez en danger ? Il faut probablement supporter sans rien dire…

 

 

Alors là, soudain disparaît la notion de respect pour celui qui souffre… Et le jeu devient cynique, sadique, décomposé et celui qui subit ne se sent plus respecté mais plutôt humilié.

 

 

Mais pourquoi ? Est ce vraiment un jeu volontaire ?

 

 

Dans l’affirmative, c’est de la cruauté à l’état pur et gratuite par dessus le marché car vous n’avez rien fait pour la provoquer.

 

 

Dans la négative, pourquoi subir sans dire ? Et peut-être la personne en face de vous comprendrait enfin qu’elle vous blesse et ne respecte pas le deal en agissant comme ça ?

 

 

Il y a plusieurs autres explications :

 

 

-         La pseudo-naïveté : la personne ne sait pas pourquoi elle agit comme ça, il n’y a aucun but et elle ne voit pas le mal qu’elle fait, elle croit peut-être faire le contraire mais honnêtement, je vais vous dire, cette théorie là ne fait pas partie de mes certitudes.

 

 

-         La peur : la personne vous voit comme une menace et ne trouve rien de mieux que se comporter avec vous comme une provocation permanente, pour vous montrer que vous ne l’effrayez pas et vous de bailler tout bleu à l’idée que vous pouviez avoir ne serait-ce qu’une once de méchanceté à son encontre.

 

 

La dernière c’est la pire :

-         L’irrespect affiché : la personne ne vous respecte plus parce que vous ne représentez plus rien pour elle qu’une erreur et qu’elle a la conviction qu’elle s’est trompée sur vous et qu’elle aimerait bien vous effacer d’un coup de Tipex mais comme vous êtes là, elle se venge dont ne sait quoi et elle se régale. Un peu comme un vampire. Tiens on revient à l’article 2. Tournerai-je en rond, Docteur ?

 

 

En attendant, l’explication ne vient pas et ça a tout le temps de tourner comme un hamster dépressif dans la cage qui me sert de tête.

 

 

Le plus philosophe de mes amis résumerait la situation ainsi :

« Grosse gourdasse, tu vois pas que c’est Hiroshima ton truc, tu sors de réanimation ou quoi ? Arrête de te mettre minable ! »

Quelquefois, l’une d’entre eux vitupère pendant des heures, je vous jure quand vous ne comprenez rien c’est long !

De toute façon, je n’entends jamais rien, trop occupée à digérer d’interminables interrogations.

Je sens que bientôt mes potes vont s’acheter des badges «  J’accompagne une crétine » !

 

 

Enfin, ne vous inquiétez pas, dès que j’aurai trouvé à qui, je lui ferai un procès, peut-être à Monsieur Larousse qui est si évasif dans ses définitions !

Au fait vous savez ce que ça veut dire vous : scotomiser ?

C’est « mettre à l’écart du champs de conscience une partie importante et souvent méconnue de la réalité psychologique individuelle » Ca doit être ça, je scotomise…

Bonne journée

Plume

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Jeudi 15 mars 2007

Vaste débat n’est ce pas ?

 

 Vous avez remarqué qu’on veut toujours être plus vieux ? Vivement Noël, vivement les vacances, vivement le printemps, vivement le week-end etc.

 Que fuit –on exactement ? Le présent est il si pesant ? Avons nous tellement foi en l’avenir que nous y mettons toute notre énergie pour y concrétiser nos envies ?

 Pourquoi ne savons nous pas dire, « Vivement demain » et le jour suivant la même chose ?

  

Parce que nous voyons plus loin que le bout de notre nez ? Pas sûre… Parce que nous pensons ainsi assurer le futur ? Pas sûr non plus… Alors pourquoi ?

 Parce que nous ne sommes jamais satisfaits de ce que nous avons ? Pas sûre non plus…Encore que… Nous sommes plus sûrs de ce que nous n’avons pas que ce que nous tenons dans notre main.

 Ce qui est certain pour tous c’est qu’hier est derrière et que bon an mal an, nous espérons pouvoir, soit l’effacer et tout recommencer, soit en tirer des bénéfices, soit oublier ce qui s’est passé. C’est selon…

  Pour moi, il n’y a aucun jour pareil, ce sont les montagnes russes en permanence et c’est épuisant. Alors demain ou après demain… Quel tour va nous jouer la vie ? Il n’y a pas deux poids deux mesures. Ca passe ou ça casse.

 On attend pendant des mois une promesse de vacances et c’est déjà fini. Ou pire on attend tellement qu’on a peur que le jour même l’avion ne décolle pas ou qu’on se casse une jambe ou n’importe quoi d’autre et on ne respire qu’arrivé sur le lieu de nos vacances. En fait, on a gâché le meilleur, l’avant vacances celui où rien que d’y penser on s’y sentait déjà.

 

 Quand on attend quelque chose de réalisable, il y 80 % de chances que ça se réalise. Mais quand la vie vous sémaphore des grands panneaux indicateurs qui clignotent rouges et qu’on s’obstine quand même à y croire, ce n’est plus de l’espoir c’est grotesque.

 Certains vous diront que c’est faux, qu’il faut croire dur comme fer en ses rêves, que nous sommes maître de notre destin et que c’est en baissant les bras d’avance, même face à un obstacle qualifié par tous comme infranchissable qu’on est sûr qu’on ne le passera pas. Et faites moi confiance, on ne le passe pas. Trop haut, trop lisse, trop difficile, trop trop…

 Mais si on y croit au fond de soi, envers et contre tout et tous, on peut pousser ses limites de résistance très très loin. Beaucoup plus loin qu’on ne le croit. Mais pour ça, il faut être seul à avoir les cartes en mains. La grosse différence, c’est quand on ne les a pas, que votre avenir dépend de quelque chose ou de quelqu’un que vous ne maîtrisez pas… Là, vous avez deux assaillants, l’autre et vous même car vous menez deux combats : le votre pour garder opiniâtrement la foi contre vents et marées (et y a de la houle en ce moment et le niveau de la mer monte) et celui de l’autre qui vous casse minutieusement ce que vous mettez tant de peine, chaque matin à reconstruire.

 L’image du château de cartes est très parlante.

  Il y en a qui reconstruisent sans se lasser, déterminés, sans se rendre compte qu’ils s’épuisent inutilement à enfoncer des portes ouvertes, d’autres qui s’acharnent et obtiennent gain de cause et ils le méritent tellement qu’ils ne l’ont pas volé leur rêve réalisé, d’autres enfin qui laissent les cartes sur le tapis et les balancent d’un revers de la main. Et là, une seule alternative, soit passer à autre chose, soit tomber au fond du puits, mais alors tout au fond, pas les doigts glissants sur la margelle, pas accroché à une vieille barre de fer qui dépasse des pierres, non, au fond, là où tout est noir, suintant, déchirant et glacé.

   Je l'ai choisi joli pour ne pas vous effrayer !

 Et quand on en est là, pousser sur les pieds un bon coup et trouver la force de remonter, même si les pierres se dérobent sous les ongles écorchés, à un moment où un autre la marche d’une pierre mal posée apparaît et c’est un tremplin pour se hisser, ou bien, continuer de patauger dans le noir jusqu’à s’endormir d’épuisement.

 Pour résumer la situation, j’approche du fonds, je vois la flaque noire, les cafards et les rats (ben quoi c’est mignon un rat, c’est très affectueux il paraît !) toutes les trois tasses de café et puis je relève la tête et je vois le ciel bleu, la douceur du temps et la lumière qui paraît tout illuminer et puis un gros nuage passe et hop, deux tasses de café plus tard, ça sent le rance, le soufre et une froide humidité tombe sur mes épaules.

 C’est le yoyo permanent et si je ne me décide pas pour le haut ou le bas, je vais finir les pieds grignotés par les insectes mais le visage bronzé ! Ouark, on se croirait dans « Le retour des morts vivants » ! N’empêche qu’il serait de bon ton que je prenne une décision. Haut ou bas ?

Je ne suis pas taureau pour rien, je suis monstrueusement lente à prendre une décision. Quand elle est prise, c’est bon mais avant, c’est l’enfer sur terre. Sauf que là, j’ai l’impression que ce n’est pas moi qui tient la corde et que j’ignore si elle est solide ou pourrie.

  Conclusion : le Fog anglais à coté c’est de la gnognotte !

 Ah ben, je vous avais prévenus que j’allais me lâcher ! Mais promis la prochaine fois, j’avertirai le public comme à la télé, avec des émoticones genre «  à ne pas lire si vous êtes déprimé », « à lire par tout public », « à lire absolument : c’est marrant ! Promis, craché (yeurk), juré ».

  Et comme j’y pense, je vais le faire ! J’espère que vous aurez lu le dico des émoticones dans la rubrique bien nommée avant de vous fader ma tartine comme dirait une de mes amies « quand c’est trop long, j’ai besoin de me concentrer… » No comment !

  Bonne soirée à tous !

 Plume

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Mercredi 14 mars 2007

 

 C’était, si vous vous en souvenez, l’accroche d’un grand quotidien national. Je crois même que cela l’est toujours. Mais, rassurez vous je ne vais pas faire dans le voyeurisme. Ta ta ta !

 A priori, y a pas grand monde qui va comprendre le but de mes griffonneries sur ce blog. Mais ce n’est pas grave comme dirait une petite fille que je connais bien.

 Le thème de ce soir, c’est donc, premièrement le poids des mots :

 -         Avez vous remarqué comment fonctionne le langage humain ?

 -         On croit dire un mot qui a pour nous une signification particulière, mais selon l’intonation, le sujet et le moment, il n’a pas du tout le même sens.

 Exampeul : le mot « Rêver »

 Cela peut avoir deux connotations totalement différentes :

 -         Tu peux toujours rêver !

 Diable, que ceci est négatif, chargé d’ironie et péremptoire.

 -         Rêver est vital pour la santé mentale

 Pas le même sens hein ? Mais il y a un juste milieu à tout et ben oui, et ben oui.

 Au bout du compte, devrais je me retrouver sans rêve aucun et plonger au 36ème dessous à un tel point que comme dit notre Chichi national «  si je devais tomber plus bas de là où je suis, il faudrait que je creuse » ?

 Ou bien dois je persister dans la série « l’espoir fait vivre » et me ramasser une gamelle plus tard, mais alors bien plus tard, dans très longtemps, dans des années lumières tiens ! Enfin n’en demandons pas tant, dans…. 4 ou 5 ans ? Ce sera toujours ça de pris …

 D’après certains philosophes de mes amis, il semblerait que, plus la chute se fait attendre, plus le sol paraît dur quand on s’y écrase comme une vieille purée balancée du 56ème étage de l’Empire State Building.

 Ouais, sauf que… quand on est préparé à se casser la cheutron, on essaie de protéger ses arrières et de scotcher des air-bags aux endroits stratégiques. Pieds, genoux, coudes me direz vous ? Euh non, en ce qui me concerne, ce serait plutôt ce qui me sert de crâne qui devrait être emmitouflé avant la chute. Cela dit, est ce que ce sera suffisant pour me protéger d’éventuelles séquelles ? Pas sûre… Alors laissons tomber les protections et marchons, camarades, marchons.

 La seconde partie du thème de ce soir est : »Le choc des photos »

 L’image ! Très important, ça l’image !

 On ne voit pas la même chose selon le regard qu’on y porte. On n’interprète pas les gestes, les mimiques et tout ce qui fait qu’un humain véhicule son image selon notre propre conscience. Car après tout, on ne juge que par rapport à soi.

 Je m’explique : si vous voyez quelqu’un faire un acte que votre éthique personnel réprouve, vous ne comprendrez pas les tenants et les aboutissants de cet acte, en revanche si cela vous semble légitime ou explicable, vous aurez une réaction qui s’appelle « la tolérance ».

 Donc, au bout du compte, on ne voit pas tous les mêmes choses, et c’est souvent pour ça qu’on s’engueule d’ailleurs !

 D’après certains philosophes de mes amis, je vois tout de travers. Nous ne regardons simplement pas dans les mêmes lunettes ! De plus, rien ne dit qu’ils voient juste et que je vois faux ou réciproquement.

 Eux s’obstinent à me faire voir ce qu’eux voient dans leurs lunettes et j’essaye de leur faire voir ce que moi je vois dans les miennes. Essayez, pour voir, une paire de lunettes qui n’est pas adaptée à votre vue, ça va faire loupe, ça va être flou, déformé et vous retirez vite ce truc qui va finir par vous donner des vertiges migraineux (ou vous casser les c….. d’après le plus filauzof de mes amis qui ne s’embarrasse pas avec la sémantique).

 Pour résumer, et pour conclure la pensée du jour, des mots qui décrivent une image qui va tout vous expliquer : La terre est bleue comme une orange !

 Pas vrai ?

 Plume   

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