Non j'ai pas sommeil, tout un tas de démons se réveille et je ne trouve pas de repos.
Il est tard, il est tôt, je ne sais pas...
Il n'y a pas d'anges autour de moi, il n'y a que la musique qui me tient compagnie et je ne suis plus "faithfully".
Il ya tant de choses que je ne peux pas, tant de menottes à mes poignets, tant de silence sur ma voix, tant de sentiments à refouler, tant et tant à taire que je ne m'entends même plus penser...
Des nuits comme ça, j'ai peur de tout, il me semble que rien ne saurait me rassurer, tout me parait si compliqué...
Je n'ai pas sommeil et je voudrais pourtant mettre mon âme en veille...
Le monde change, bascule et dérape. Tout s'en va, doucement, et je ne peux rien contre ça même si je tends les bras, même si je pose ma voix, même si je voudrais prier pour que tout cela ne m'échappe pas.
Il fait froid parfois, quand le sommeil ne vient pas.
Et que faire ? Rien, attendre, attendre encore, un hypothétique répit, un sourire, une caresse, une parole qui ne viendront sans doute jamais. J'ai pourtant appris à lutter mais ce soir, tout me ramène égoïstement à moi, à mes frayeurs, à ce qui me fuit petit à petit, aux illusions qui sont trop nombreuses et qui m'étouffent à petit feu.
Cette nuit, tout me semble illogique, évident, sans complaisance et dans l'absence. Se résigner encore une fois, c'est pénible de se dire ça, mais ne faudrait il mieux pas, plutôt que de construire un avenir sur des ruines encore fumantes ?
L'idée qui me vient depuis ce soir c'est que tout est injuste, mal compris, mal fini, mal géré, mal interprété.
Mon corps me rappelle qu'il souffre aussi de mes états d'âme et je ne peux pas lui dire de se taire et de m'oublier.
J'voudrais juste que l'on arrête de venir s'appuyer sur moi un instant, juste un instant, que moi même j'arrête de me croire solide et forte et que j'ai le courage de demander une épaule pour me délester mais plutôt que de la voir se dérober, je préfère patienter, le sommeil viendra bien me chercher... Il le faut, pour que je puisse continuer au moins à rêver...
Plume