Lamentable... Ridicule... Nulle... Explosée...
Je suis capable du pire, comme du meilleur.. dans l'écriture, enfin... modestement !
Ca fait des jours que je vous bassine avec mes états d'âme parano-maniaco-schizo-dramatico- dépressifs. Y a pas à se le cacher, je suis en plein dedans. Je nage dedans, tous les jours, je sors de mon lit et je plonge. Quelquefois même, mon lit, ma seule planche de salut où j'y trouve oubli et repos, se transforme en vieux radeau de la Méduse, avec cauchemars, cogitations et j'en passe et mon cerveau commençait à disjoncter. Je ne sors pas de réa, je n'y suis pas encore en fait. Mais je passe par de p...... de sales moments que je ne souhaite à personne, y compris à mon pire ennemi, enfin cela dit, peut-être que ça voudrait dire que pour un pire ennemi, il a du coeur mais ça... Bref.
Je suis pas sortie de l'auberge, ça je le sais. Mais je profite de ce jour de repos inopiné où mes démons m'ont foutu une paix royale où j'ai dormi, dormi et ... dormi et regardé des nouilleries à la télé pour essayer, pendant ce temps de répit, d'auto dérisionner !
Oui, il y a plein de mots inventés dans cette bafouille ( je dis ça à l'adresse de ma meilleure potesse qui va me faire un colloque de trois jours sur les disgressions orthographiques, ceci afin qu'elle mépargne! Merci !).
Imaginez ça, dans ma caméra qui me sert de cerveau, j'en ai inventé des scénari.
- J'vas moure pour voir ! :
Tentative de suicide à l'élastique d'une poutre de la maison (JLC, grand auteur du 21ème sècle m'a fait changer d'avis, il n'a pas envie de venir me dépendre, déjà un poids mort c'est lourd et ensuite, lui qui est maniaque, ça va pas mal l'écoeurer !), odieux chantage affectif (style avaler 11 cachets, mais pas 12, pour simuler le drame de ma vie, se faire transporter à l'hosto à moitié comateuse et attendre que ce cataclysmique geste ramène quelqu'un à mon chevet).
Mauvais plan : j'ai vu des tas de films sur le sujet. Premièrement, la fille souffre, a droit aux lavages d'estomac, ont lui fait avaler des trucs infâmes, elle se fait enguirlander comme un sapin de Noël par les infirmières et doit être suivie par un psy à vie ! En plus, ça n'arrange rien. Scénario suivant !
- Basic instinct : vengeaaaaance ! :
Préméditation intense, le pique à glace à la main. Hop, on ravage tout sur son passage. On éclabousse, y a de l'hémoglobine partout ! Pas de pitié ! Faut payer ! Non mais ! Je vais pas me traîner comme une vieille poubelle sans poignées dans les bas fonds sans bouger !!! Ca cartonne, ça bastonne. Et voilà ! Vous m'aviez pas vue, et bien c'est moi ! Psychopathe de premier ordre ! La Une du Journal, faire frémir ma campagne profonde, rha la la !
Mauvais plan : La prison à perpette ça me tente pas, pis j'ai une morale, un coeur (merdum quelle chierie, j'ai un coeur !!! pauvre de moi !). Pis ça n'arrangera pas les choses, au contraire, cela dit ça peut me propulser plus vite dans le plan numéro 1. Avec mort garantie. Bon, au suivant...
- Le mépris :
Style -je te connais pas, je sais même pas d'où tu viens, j'ai un planning hyper mega overbooked et overdéborded, j'ai un métier moi. J'ai pas de temps à perdre avec le quotidien. J'ai un max de choses importantes à régler avant ce soir, j'ai des responsabilités énormiques-.
Mauvais plan : Celui là, je l'ai testé. Pas si mauvais que ça mais c'est de la grosse débilité. Ca rime à rien de vouloir faire comme si de rien n'était. Ca vous fait faire des choses !!! Ranger et reranger, plier déplier et replier, aller faire pipi six fois en six minutes, tirer la chasse d'eau six fois en six minutes (osse secours le développement durable !), boire 14 150 cafés, faire des grilles de sudoku pendant 9mn35 sans trouver un seul chiffre (même force 1), décrocher le téléphone 617 fois en se demandant qui on pourrait bien appeler, vérifier 105 485 fois que la boîte email n'a aucun nouveau message, lire les nouvelles jusqu'à pouvoir les réciter par coeur. Trop usant, trop fatigant, je renonce. Enfin bientôt... pour le moment, je l'utilise encore un peu...
- La prise d'otage :
Celui là il me plaisait trop plus mieux bien ! Ca avait un coté romantique à souhait. Mouais, sauf que c'était drôlement compliqué. Les clous sur la route (dangereux quand même, s'il se tue, j'aurais bonne mine !), le faux appel anonyme au secours (ça c'est JLC qui m'a dit d'essayer, mais franchement, mordel de berde j'ai une conscience et j'peux pas faire ça, j'peux pas !), s'allonger sur la route en attendant que la voiture freine et s'arrête ( ça va pas non ? Si un pauvre barjoté passe avant, non seulement il va m'écrabouiller mais j'aurais tout raté ! la honte !), les menaces avec une voix de souffreteuse mourante (ca non plus, je ne peux pas, pis si c'est pour finir dans le pathétique style Bridget Jones 1, euh non...).
Mauvais plan: l'aurait pu être super bon dans un autre contexte mais là, je le sens pas. Allez, suiiiiiiiiiivant...
- .......................
Suivant j'ai dit !
Reste plus que :
1) Aller gaver ses potes pendant des heures que vous êtes une pauvre merdouille naïve et trouillarde, demander aux autres potes qui ne peuvent plus répondre de gouroutiser les âmes mais là, c'est pas gagné...
2) Dévaliser l'hyper du coin en kleenex et chialer tous les soirs ( merci ça je connais)
3) Voir les avantages économiques : plus de dépenses de lingerie, ni de restau, ni de gazoil, ni de cadeaux de Noël, Pâques, anniversaire, fête. Etrangement, mon compte en banque n'en a ressenti aucun bénéfice, les billets s'envolent ailleurs avec un enthousiasme ravageur ( clopes, gadgets débiles qui servent à rien, bouquins qu'on lit pas, CD qu'on écoute pas, boulimique du shopping, internet merci !)
4) Se faire lobotomiser : personne ne veut s'en charger. JLC n'a jamais le temps, ma best potesse non plus elle passe trop de temps à m'engueuler, même mes patrons veulent pas pourtant ils pourraient ! Pour l'une, je ne fais que des nouilleries qu'elle clame à tout va devant mes collègues sûrement ravies, pour l'autre elle peut faire mon boulot à ma place et me laisser le méga passionnant (compta, paies et courriers à plier !) - mais non Nat, je rigole mais pense zy ! ha ha ! - pour le troisième, ça va je fais bien le café et je dis oui à tout ce qu'il me dit pour ne pas le stresser. Mais non, y veulent pas... Pfff sur qui compter dans ce bas monde ? Dites le moi ! En tout cas, si mon job me prend la tête, ça va pas le faire pour arranger les chose mais bon...
5) Ecouter les conseils avisés : les uns rigolent en douce en lisant ma littérature de bas étage (pas la peine de nier je les ai vus), d'autres veulent que je sorte la Kalashnikov et que je règle les choses entre hommes ! (euh oui mais chuis qu'une faible femme...), d'autres me disent que ce que je fais est bien ( super... mais ca n'arrange rien) et m'ont dit récemment que si je n'avais pas consulté les astres divinatoires, peut être que je n'aurai pas eu ce comportement et que plus spontanée, à l'heure qu'il est les choses se seraient sans doute arrangées comme je voulais !!! C'est abominaffreux de me dire des choses pareilles !!!! D'autant que, j'y ai réfléchi, je ne crois pas que j'aurais eu un autre comportement, j'aurais peut-être été plus cinglante et plus larmoyante aussi, alors ma foi...
6) Dire du mal et ne pas le penser ! Se mêler de ce qui ne nous regarde pas, tout critiquer, trouver que les autres font n'importe quoi, jouer les grandes prêtresses et dire que ça va pas durer, reconnaître les chacaux (ben quoi ? pluriel de chacal !) les chamals ( alors ?) et savoir s'en protéger et pour le reste finir une discussion illimitée par " de toute façon, je m'en fous !" ben tiens...
7) Se rendre compte qu'on n'est pas seule. Regarder autour de soi, les couples, les tout seuls, les nouveaux tout seuls, les bientôt tout seuls et les écouter. Tous des psychopathes ! Comme moi ! Youpiiiiiiiiii ! Non mais c'est que j'en ai entendu des vertes et des pas mûres, et bien ça rassure pas mais on se sent moins isolée !
Conclusions : Rester soi même, (c'est qui "soi même ?") se dire que ce que l'on ressent est pur, fort et même si on se fait charrier trouver que c'est humain de pleurer ou de rire par amour. Et aussi, faire ce que l'on veut mais en secret, en grand secret... Et continuer, tout au fond de soi, continuer d'aimer...
Plume