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Mardi 28 août 2007

Vous attendiez des nouvelles de Mooosieur Titus avec une impatience sans nom ? Je sais alors voilà le dernier exploit de ce petit singe.

Tour du lac ce dimanche, hormis les coups de soleil et les courbatures du lendemain, c'était génial avec le soleil, l'eau et Titus ! Confortablement installé sur mon vieux biclou Prototype 2007 comme dit JLC.

depart.JPG
Prêt pour 40 kilomètres de piste Titus ? 

pause.JPG

Première pause ! Hé y fait soif ! Titus a sa bouteille de sportif accompli ! 
C'est tellement fatigant d'admirer le paysage ! 

lac.JPG

Et c'est quand même beau le lac sous un ciel bleu pareil vu d'un pont !
 La promenade tire à sa fin ! Ouf parce que Titus a faim !
Le sport, ça creuse !

picnic.JPG

Voili voilou après des efforts inouis, des muscles échauffés et un pédalage intensif, Titus a besoin de se restaurer !

Moi j'dis, tant qu'à y être j'aurais bien aimé faire la route comme Titus, sur le porte-bagage ! ;0)))))

Plume endolorie

par Plume publié dans : Griffesdeplume communauté : Les blogopotes de Cali
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Dimanche 26 août 2007

Vous êtes vous déjà demandé quelle était votre première pensée en vous réveillant le matin ? La toute première, celle qui vous assaille au moment où vous reprenez pied dans la réalité ?

Moi en ce moment, je sais parfaitement et ça donne ça :

Lundi matin : Ouverture des yeux, d'autres yeux viennent aussitôt se placer devant moi. Une chaleur qui n'existe plus, un manque inexorable. Et pof, je pleure. Comme ça, sans y penser, aussitôt, la vague déferle sur moi. Super la semaine commence bien ! Pleurer le soir encore, à la rigueur mais le matin et un lundi en plus ! Ca plombe la journée. Pas grave, demain c'est

Mardi matin : Avant même d'avoir ouvert les yeux, la voix qui se fait entendre dans ma tête me hante déjà. Un oeil s'ouvre, la réalité revient en effet boomerang, bon sang ça ne va pas recommencer ? Ben si, zou c'est reparti, les larmes coulent. J'en viens même à m'engueuler moi même en mettant les deux pieds parterre. Non là franchement, pas deux matins de suite ! Allez, allez, demain est un autre jour comme disait Scarlett et demain c'est 

Mercredi matin : Miracle ! Levée sans inondation. Vite, on déjeune, on s'habille, on va travailler. Ouf, cette fois, on a réussi à y échapper. Mais le soir a vengé le matin. Une pub débile à la télé, un souvenir qui passe, une idée, une pensée et malgré la confiance, le temps qui doit passer semble long comme dix ans de bagne : et flotch, ça dégouline sur les joues, dans mon assiette alors que je dînais tranquillement. Coool, ça faisait longtemps ! Les réserves de kleenex s'épuisent. M'en fous, demain ce sera 

Jeudi matin : La totale, réveillée à l'aube. Pas de problème, j'assure, j'entame un bouquin. Trois pages lues, rien de terrible dans cette histoire : une femme qui retrouve son mari alors qu'il lui sauve la vie dans la rue et qu'elle s'aperçoit qu'il est devenu clochard. Cette fois c'est la couette qui écope le liquide lacrymal ! Alors on se lève, ça va s'arrêter, c'est obligé. Je n'ai sûrement plus de larmes à force d'en avoir versé. Cette fois je suis mega tranquille, faut pas s'en faire, tomorrow the sun will shine

Vendredi matin : Même pas le temps de réaliser que je suis réveillée, forcément un rêve un peu prenant et la frontière entre le sommeil et le réveil devient invisible. J'y crois pas ! Toute la semaine j'ai chialé ! J'ai cherché la cause, je la connais et sur elle s'en sont greffées d'autres, il y a des choses que je ne sens pas, que je vois et qui me blessent ok mais je ne dois pas me laisser "tsunamiser" de cette façon ! Grosse envie de ne voir personne, de ne parler à personne et de larmoyer tranquille jusqu'à temps que mes yeux soient aussi secs que les lacs du Ténéré ! Mais le vékande arrive, pas de panique, hum...

Samedi matin : Réveil le coeur gros comme un sumo, ça va monter je le sens. J'affronte le phénomène avec mes petits neurones sclémus. Ca suffit !!! Et ben non ça me tombe dessus au moment où mon attention se relâche, alors que je mords dans mes tartines de beurre de cacahuètes (auxquelles je suis abonnée depuis mes séjours québécois). Fatche de !!! Ca va pas l'faire !!! Comment je vais réussir à tenir un, cinq ou dix ans (j'ai de l'espoir hein ?) si je commence comme ça au bout de trois mois ? La soirée n'arrangera pas l'affaire : piquage de far (breton ?) en entendant une info inattendue , bouleversitude intense et efforts surhumains pour revenir les deux pieds dans le reality show. Ah ben oui j'ai réussi, mais le couchage a eu la même chetron sauvage que le réveillage ! Enfin demain grasse mat c'est

Dimanche matin : J'ai rien envie de faire, pas même ce truc qui me botte tant, vélocipéder autour du lac. Je supporte plus rien, que ma solitude. Et qu'on ne comprenne même pas que je me lance à corps perdu dans une mer de bouchons (merdage ! encore de l'eau ?) pour faire avancer le schmilblik à défaut de péter le cable qui me tient en l'air, ça me sidère, ça m'attriste surtout. Et le summum du ridicule : je pleure devant CDECO !!! Qu'est ce que qu'il y a de triste dans CDECO dîtes le moi ? Mais dans l'état où je patauge, même une commode customisée peut me tirer des larmes ! Ca fait rien, demain c'est 

Lundi...

A part ça, je vais TRES bien, ben si, demandez à mon entourage, ils vous le diront :0))

Plume

par Plume publié dans : Griffesdeplume communauté : Les blogopotes de Cali
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Mercredi 15 août 2007

Quand parfois, la vie nous semble un peu lourde sur les épaules, on aimerait en décharger une partie sur les épaules de quelqu'un, quitte à récupérer son fardeau à lui un autre jour. Mais le quelqu'un n'est plus là...

Alors, il y a plein de choses réalisables qui permettent d'éviter de se jeter sur les ptites milules du bonheur (mouaich...) ou de laisser Madame Déprime vous attaquer par tous les coins de la tête en vous montrant sournoisement que votre vie n'est qu'une désolation. J'vous montre ma technique. Bon d'accord, elle ne fonctionne pas tout le temps, parfois, Monsieur Sale Con de Blues hurle plus fort et je me carapate dans le sommeil pour ne plus l'entendre mais quand même, ça marche parfois et rien que pour ça, ça vaut la peine d'en parler (enfin j'crois ! mdr).

Allons-y :

Technique 1 : Les photos.

On retombe dessus "par hasard". Au début, on a du mal à les regarder, on trouve qu'elles nous sautent à la figure de réalisme et ce n'est pas de ça dont on a besoin. Elles nous font l'effet d'une gifle cinglante du genre : c'est le passé, rien que le passé ! Et ça fait mal. Après, on s'habitue, on apprivoise l'image. Quand on est très psychonaute comme moi, on les met sur une clef Uzbeu désfois que le disque dur pète un cable, dèsfois qu'un orage grille tout, désfois que quelqu'un (mais qui donc ? Tout le monde s'en fout !) ne vienne nous les détruire accidentellement ou pire, intentionnellement. On ne dort pas avec ladite clef uzbeu mais presque. On fait même des copies sur un disque externe et on réfléchit à dupliquer sur une deuxième clef uzbeu. Dans ces cas là, on se dit que si on se fait cambrioler, on aura au moins sauvé ça ! Ben tiens !

Technique 2 : Les souvenirs

Là généralement, ce sont eux qui nous tombent dessus. N'importe où, à n'importe quel moment. Ils apparaissent en surimpression devant un rayon de raviolis à l'hyper du coin, dans une tasse de café (mais non, je n'essaie pas de lire l'avenir dans le marc de café, rhaaaa), par une fenêtre, au volant de la voiture, en entendant un son ou une musique, d'un coup un flash vous vrille l'estomac avec douceur et pof. Ils viennent sur l'écran de télé ce qui change tout le film ! ou même les yeux fermés. Là il faut être vigilent avec ces images subliminales. Parfois, elles font le catalogue elles-même et ce n'est pas toujours du meilleur goût, alors on zappe, on ne garde que le bon et le bon on le ressort vite fait du tiroir quand on en a besoin. Et ça marche, tant que les souvenirs grimaçants ne les suivent pas à la trace, ça marche bien. Ca vous décolle de terre, ça ramène les émotions en live et ça permet de s'oxygéner la tête optimistiquement (sorry Mylène, j'emprunte le mot !). Ben ouais, on se dit : au moins, j'ai vécu ça (au pire parce qu'au meilleur, on pense que ça se reproduira, j'ai dit "au meilleur hein ? Quand les éléphants roses de la joie de vivre totale vous envahissent le cerveau sans trop savoir pourquoi).

Technique 3 : La patience

Sacrosainte, on ne peut y déroger. On n'en a pas les moyens. Alors, après l'avoir traitée de tous les noms d'oiseau, on en fait sa meilleure alliée, sa meilleure copine, sa conviction profonde qu'au moins, grâce à elle, on avance jour après jour malgré tout. Et sûrement grâce à elle aussi, on retrouve un semblant de vie. Ne pas confondre la patience avec l'illusion (chuis pas tombée de la dernière pluie sinon j'aurais à peine 24h d'existence, surtout ici !). La patience, ça fait corps avec la confiance, pas avec les mirages. Justement parlons-zen !

Technique 4 : THE confiance ITSELF

A long terme. A pratiquer combien de fois par jour, me direz-vous ? Non, là, ça ne marche pas comme ça. La confiance, vous l'avez au fond de votre âme et de votre coeur ou vous ne l'avez pas. On l'a ou on l'a pas, c'est comme Crétin.fr (je plaisante). Elle vous habite, elle grandit avec le temps, elle s'installe confortablement et elle se fait fi de ce qu'elle entend. Attention, ce n'est pas une confiance aveugle qui vous assure mordicus qu'il reviendra pour vous tomber dans les bras, méééé non ! C'est une confiance en la personne quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle décide, si c'est demain ou à la Saint - Schtroumpf. Illustration par l'exemple : Plus vous entendez de critiques sur la personne, plus vous pensez qu'elles ne sont pas justifiées. Au début, vous essayez d'en convaincre le peuple ;0))) ensuite vous n'en avez même plus envie ni besoin. D'une part parce qu'après tout, qu'ils pensent ce qu'ils veulent, ça ne changera pas votre idée à vous, d'autre part parce que, depuis que vous avez largué Madame Vengeaaaaance Congelée et Madame Douleur Sadique et que donc, vous n'avez plus besoin de crier votre souffrance innommable à la face du monde (mouach) et que donc (vous suivez toujours ?), vous vous taisez, vous vous rendez compte, pétrifiée de stupéfaction comme un litre d'huile sur la banquise, que certains pensent comme vous et le disent haut et fort ! Plus malin que de jouer au bouchon ça !!! (Ah non, ne me parlez pas de bouchons, je suis dedans presque 24/24 ! ;0)))))))))) Eh ben non, au bout du compte, crier au loup, ça va un temps mais quand la tempête se calme, la raison reprend les rènes. Donc, confiance itself in yourself, ne jamais la faire taire, ni chercher à la deleter, elle est précieuse. En ce qui me concerne, c'est la seule qui ne m'ait pas lâchée (j'ai pourtant bien essayé de la savater dehors quand j'étais persuadée, cramoisie de souffrance périmée, d'être tombée sur un infâme salaud) et elle a bien fait ;0))

Et pour tout vous dire, c'est la technique 4 la plus infaillible. Elle est dans mon coeur et grâce à elle, je sais que j'ai raison. Il en faudra beaucoup pour me l'enlever.

Pour illustrer tout ça,  j'ai entendu une tite chanson dont le sens des paroles m'avait échappé à l'époque...! (A ecouter dans "la chanson du moment")

Plume "Save the cheerleader, save the world"

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Samedi 11 août 2007
Alors, j'en crée..

Le Téléthon tout le monde connait, mais dans mon petit coin de Lorraine c'est aussi une occasion de rassembler les gens et l'an dernier, nous avons eu un beau succès. 

Alors, comme l'été est capricieux, que la chaleur a quitté mon coeur et que je ne sais quand elle reviendra s'y blottir, je me lance à corps perdu dans la nouvelle édition du Téléthon.

Déjà, de la couleur, beaucoup de couleurs pour embellir l'action et la vie, des milliers de bouchons qui serviront et pour le Téléthon et pour l'association Bouchons d'Amour ensuite. D'une pierre deux coups, et zou !

CandyLogo.gif


J'essaye d'emmener avec moi les habitants des villages, les enfants, pour réaliser les Téléchons, personnages en fil de fer et bouchons, des guirlandes pour décorer, et un défi (relier trois villages à un autre central avec une guirlande de bouchons de lait géante)

Et ça marche ! On vient déposer des bouchons, on donne des techniques de perçage et des coups de main.

Il me faut un soleil multicolore pour garder confiance, pour résister aux critiques, à l'adversité, pour continuer de bercer ce qui porte mes pas chaque jour et pour ne pas laisser la part trop belle à cet enf.... de doute.

Plume
 

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Lundi 6 août 2007

C'est marrant les tests sur le net parfois, celui là me plait, quand c'est flatteur ça plait toujours  :0)) Merci à Opti 54 sur le blog duquel j'ai honteusement pêché l'information.

Votre palette aujourd'hui :
                     


Votre sentiment général :

C'est la vie qui s'impose en ce moment avec un nouveau projet. Vous abordez cette évolution avec de la sensibilité et un sens de l'écoute de chacun. Vous savez parler vrai et accorder de l'importance à ce qui est important pour vous.


Votre orientation :
Vous allez entrer dans une période d'épanouissement de vos capacités créatives, artistiques, ou spirituelles. Cette ouverture pourra être accompagnée d'un léger doute qui s'évanouira très vite, et dont vous ne devrez pas tenir compte.


Votre point fort :
Vos principales qualités sont que vous êtes intuitif, créatif, que vous avez un don pour découvrir le beau. Vous êtes capable de voir des solutions plus riches et plus élaborées que ne le font la plupart des gens.
Vous êtes également porté par votre grande énergie capable de faire bouger les choses, ainsi que par votre délicatesse et votre subtilité dans l'analyse des situations.
Vous pouvez en ce moment vous appuyer sur votre créativité, votre intuition et votre imagination, mais également sur votre capacité à entraîner, votre charisme naturel et votre enthousiasme.


Une suggestion .
Prenez le temps de la réflexion, n'avancez pas trop vite, sans avoir pesé le pour et le contre.
Prenez soin de la structure et de l'organisation de vos activités, et construisez cette organisation doucement, pierre après pierre, afin qu'elle soit un environnement solide.
Egalement privilégiez la stabilité de vos relations affectives.


La couleur qui vous caractérise aujourd'hui :

 
Voici la couleur qui vous ressemble aujourd'hui.
Cette couleur sera affinée à l'occasion de vos prochains essais en tant que membre amical.

Vous voulez essayer pour le fun ?
http://www.testcouleur.com/

Plume

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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Dimanche 5 août 2007

Les mères de famille du village voyaient avec crainte arriver la période des congés scolaires. La présence de Nathan Messager avait fait enfler la rumeur comme une baudruche et les pires prévisions circulaient à son sujet. Charlotte avait beau tenter de calmer les esprits, elle s'apercevait que ça ne suffisait pas à détendre l'atmosphère.
Le premier jour des vacances, Ari vint chercher Satine chez elle mais elle n'y était pas. Sa petite soeur l'informa qu'elle était sortie de très bonne heure et qu'elle n'était pas encore rentrée. Il fit le tour de Garance sur son vélo sans trouver son amie. Il alla fouiner autour de la maison de Lucy Mayeur qui finit par repérer son manège. 
- Et mon gars ? Qu'est ce que tu cherches ? Un mauvais coup à faire ?
- Non Madame, répondit il très poliment. Je me demandais si Satine était chez vous.
- Pas vu ta belle de la journée, répondit la vieille en secouant son tablier sur ses genoux. Va jouer ailleurs, allez file !
Il allait renoncer lorsqu'il croisa Baptiste Gun, lui aussi à vélo, qui partait pour sa promenade matinale.
- Vous n'avez pas vu Satine, Monsieur Gun ? lui lança t-il en le croisant. 
Baptiste stoppa et s'arrêta à sa hauteur.
- Elle est montée dans le tracteur de ton père ! Tu ne l'as pas vue ?
- Merci ! répondit juste Ari en se levant sur son vélo pour prendre une accélération dans la pente. Il pédala comme un fou sur la route de Jonquière où il savait que son père avait l'intention d'aller traiter ses champs. Il s'arrêta pour scruter l'horizon à la hauteur des terres paternelles mais il ne vit nulle part la silhouette rouge de l'engin agricole. Il fit demi-tour sur une roue et descendit à toutes pédales le chemin à contre sens. Il arriva dans la cuisine où sa mère préparait le repas.
- Il est où Papa ce matin ?
- Tu m'as l'air bien énervé mon garçon, répondit sa mère, femme douce et calme. Il est allé à Jonquière acheter du grain à la ferme des Hauts Vents pourquoi ?
- Merci M'man ! répondit Ari et il se précipita dehors. Son coeur battait dans sa poitrine. Il lui semblait avoir la révélation de ce qu'il pensait depuis quelques jours. L'intéret de Satine pour Nathan Messager la pousserait fatalement à vouloir le rencontrer et même s'il se refusait à croire aux rumeurs, plus forte était la peur que son amie court un danger. 
Sa mère le vit foncer sur son vélo, prendre le virage de la ferme sur un fil et pédaler rapidement sur la route de Jonquière. 
Pendant qu'il suivait la route sinueuse et profitait des descentes pour se donner de l'élan dans les montées, Ari sentait sa poitrine se serrer au fond de lui et il crispait ses mains sur le guidon : il revoyait Satine devant la maison de Nathan, devant le fourgon en feu, le regard glacial qu'elle avait jeté au petit Chazal lors de leur discussion sur la place juste avant que leur grange ne brûle. Il voulait en avoir le coeur net et il était persuadé que c'était pour aujourd'hui. Il poussa plus fort sur les pédales au croisement des quatre routes et descendit sans frein la route qui descendait vers Jonquière. Il repéra le tracteur de son père dans une cour de ferme et fit un dérapage contrôlé à quelques mètres du véhicule. Il trouva son père en pleine transaction avec le fermier. Celui consentit néanmoins à lui dire que Satine était descendue au pont et qu'elle lui avait dit aller chez une amie. 
- T'es venu en vélo jusqu'ici ? l'interpella le fermier de Jonquière. Faut ti que tu sois amoureux pour faire un effort pareil !! ajouta t-il avec un bon gros rire mais Ari était déjà reparti. Il sillonna les quelques rues de Jonquière sans y croiser son amie. A bout de patience, il se décida à l'appeler:
- Satine ! Satine !!!
A sa grande stupéfaction, il entendit la voix de son amie. 
- Ne crie pas si fort, je suis là, dit elle.
Il tourna la tête et la vit assise sur un banc près de l'ancien lavoir. De là où elle était, elle surplombait les arrières cours des maisons de la rue principale. 
- Qu'est ce que tu fais ici ? demanda t-il en sautant sur les grosses pierres qui jonchaient le cours d'un tout petit ruisseau où filait à peine une eau limpide. Il la rejoignit d'un bond et elle lui sourit d'un air si paisible qu'il sentit tout son énervement le quitter d'un coup. Il prit place à coté d'elle sur le banc.
- Pourquoi tu es venue ici ? demanda t-il à nouveau.
- Je ne sais pas, dit elle calmement. Elle tenait une petite pierre ronde dans sa main droite et la lança en ricochet dans l'eau. Je suis bien ici.
Ari jeta un coup d'oeil circulaire sur le paysage alentour. Il remarqua aussitôt deux silhouettes qui bougeaient sur la terrasse de Mattéo Lesco. Deux hommes travaillaient, l'un poussait une brouette, l'autre portait un sac à l'intérieur. Satine ne les regardait pas, ses yeux clairs étaient tourné vers un pré où s'ébattaient des veaux nouveaux nés.
- Tu es venu voir Nathan Messager, c'est ça ? dit il décidé à en savoir davantage.
- Bien sûr que non, dit elle. Je ne le connais même pas. Pourquoi ? C'est lui là-bas ? demanda t-elle en suivant le regard de son compagnon.
- Oui c'est lui et tu le sais, Satine ! Réveille toi !!! Tu fais plein de trucs bizarres en ce moment, qu'est ce qui t'arrive ? Hein ? 
Il l'avait prise par le bras et réalisa qu'il la serrait trop fort lorsqu'elle lui jeta un regard effrayé.
- Mais arrête ! Tu me fais mal !
Il remarqua avec effarement que son regard avait changé, elle paraissait être sortie d'un état second. Elle regarda autour d'elle comme si elle s'étonnait d'être là.
- On va rentrer à Garance, tu monteras sur le guidon, allez viens.
Elle opina et se leva pour le suivre. Mais lorsqu'elle arriva sur le bord de la route, il vit à nouveau son regard changer. Elle leva les yeux au ciel.
- Allez monte ! insista t-il. 
Satine se retourna et jeta un oeil sur la cour de Mattéo. Quatre hommes marchaient vers la terrasse. L'un d'entre eux tenait une fourche à paille à la main. 
- Qu'est ce qu'ils font ? se demanda tout haut Ari. 
Les quatre hommes se jetèrent sur Nathan Messager et dans la bousculade, celui-ci tomba à terre. Le plus virulent des quatre leva la fourche pour l'en menacer. 
- Vite, il faut aller avertir mon père ! dit Ari.
La scène qui suivit lui donna toutes les réponses aux questions qu'il se posait depuis des jours. Deux des hommes tenaient Mattéo en respect afin qu'il ne vienne pas au secours de son ami. Les dents de la fourche était à deux centimètres de la gorge de Nathan. Ari sauta sur son vélo et voulut faire demi-tour mais il vit Satine qui regardait fixement la scène sans rien dire. Le manche de la fourche prit brusquement feu entre les mains du forcené qui le tenait, l'outil enflammé vola dans les airs, se retourna et se planta dans les pans de sa chemise, le clouant solidement au mur de la maison. Subjugués, les trois autres desserrèrent leur prise sur Mattéo qui en profita pour leur échapper. La fourche en flammes jusqu'aux dents effraya tant les fermiers, qu'ils battirent en retraite après avoir arraché leur comparse du mur, y laissant sa chemise noircie par le feu.
Ari regarda Satine, elle s'était appuyée contre le lavoir comme pour récupérer d'un grand effort. Lorsqu'il approcha, elle tomba toute molle dans ses bras. Il resta un bon moment avec son amie serrée contre lui, sans que ni l'un ni l'autre n'échange un seul mot.

Plume

par Plume publié dans : Les ailes de l'Ange
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Jeudi 2 août 2007

J'ai fait le tour des mes derniers achats aujourd'hui et les conclusions sont un ptit peu effarantes (enfin je dis ça pour ma bonne conscience et pour Meilleure Potesse  qui va encore pousser de lourds soupirs parce que j'en pense pas moins ;)

Généralement, mes achats sont révélateurs de mon état d'esprit.

Inconsciemment, je dis bien inconsciemment, j'ai acheté ça :

dessous.JPG

Comment ça j'essaye de booster l'audimat du blog ? Bah non mais je m'étais dit : c'est finiiiiiiiiiiiiii plus de dépenses en sous-vêtements... Bon premier signe avant-coureur...

Et j'ai acheté ça aussi :

parfum.JPG
Ca faisait longtemps que je voulais l'essayer, le nouveau parfum de Nina Ricci. Et ben c'est fait, du parfum pour sentir bon... Deuxième signe avant-coureur...

Puis ça :
livre.JPG

Un livre blanc (la bouille à poils c'est ma Plumette d'amour curieuse comme tout, qui se demande ce que je peux bien prendre en photo) pour continuer mon journal, c'est plutôt un livre épistolaire, exercice que j'avais délaissé depuis un mois et que j'ai repris. 
Troisième signe avant-coureur...

Conclusion psychanalytique :
Bon, ben tanpis, ça veut dire que j'y pense, que je suis bouleversifiée si quelqu'un n'évoque ne serait-ce que son nom. Ca veut dire aussi que j'ai fini de me torturer, je suis faite -comme ils disent au Québec- comme un ptit poisson à l'hameçon.  Zavez vu comment je suis méga perspicace pour analyser moi même mon shopping révélateur ? 

Pis, on m'a fait un cadeau :

mira.JPG

Des mirabelles, rondes dorées et sucrées à souhait qu'on m'a offert. Ca, c'est pas un signe avant coureur ou seulement d'une bonne bouffe entre potes prévue ce week-end, je vais leur faire une tarte avec ces fruits délicieux. Miam !

Et enfin, comme Titus tient toujours ses promesses, c'est moi qui fais un cadeau  :

autogra.JPG

Alors, acheter, payer, donner, recevoir, c'est toujours pour une belle histoire ;0)))

Plume

par Plume publié dans : Griffesdeplume
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