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Dimanche 30 septembre 2007
525406 minutes sont passées depuis toi...

Et aussi, 

525406 larmes versées, qui a dit que le Pôle Nord fondait ?
525406 bougies ont illuminé mes nuits
525406 caresses soufflées
525406 étoiles ont brillé et se sont éteintes dans mon éternité
525406 mots écrits, dits, criés, murmurés
525406 rêves inachevés
525406 souvenirs magiques, envoyez la musique...
525406 eaux de boudin et autant d' usines à gaz dans l'entourage
525406 espoirs et sûrement quelques zéros en plus derrière
525406 fois tes mains sur moi, en rêve ou pas
525406 batailles, levées de boucliers, tapages de pieds
525406 silences récompensés
525406 hivers à traverser sans tes bras pour me réchauffer et tout ça en une seule année
525406 regards bleus devant mes yeux, quand il fait trop noir
525406 images à conserver, album photo aux pages écornées à force de les avoir tournées
525406 "Non" pas facile à dire mais y a que ça qui marche 
525406 décisions de s'accrocher, de lutter contre cette adversité sans raison d'être
525406 énergies dépensées pour rien, cette fois ça suffit, il n'y a qu'un seul chemin
525406 battements de coeur, de peur, de joie, d'émotion, de déraison
525406 éclats de rire complices
525406 questions sans réponse, jetées au panier : ras le bol des guerres de tranchées
525406 pubs voyages à la télé, c'est décidé je vais la défenestrer !
525406 chansons et même des millions, qui ne parlent que de ça
525406 euros voir tout l'or du monde, ça avancera quoi ?
525406 réveils difficiles, les larmes aux yeux et du même coups :
525406 kleenex (j'ai des actions chez eux)
525406 histoires de midinettes énamourées qui finiront par s'en remettre : Allez donc chier ! (ben oui !)
525406 versions d'avoir été trompée par un charmeur paumé, ptêt en fait que ça les arrangerait ? (ben oui aussi !)
525406 couples heureux qui essaient de s'en persuader
525406 soleils ardents au fond du coeur qui le font fondre, comme du beurre
52540 doutes, moins nombreux et moins bruyants depuis quelque temps...
5254 raisons d'y croire, juste du temps à laisser passer pour voir
525 % de confiance à garder 
52 saisons à traverser
5 siècles à t'oublier, ca va j'ai le temps, je suis LARGE !
2, oui juste deux.

Plume  Five, four, three, two, one : IGNITION !
par Plume publié dans : Griffesdeplume communauté : Les blogopotes de Cali
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Vendredi 28 septembre 2007

Le soir même, Ari était allongé sur son lit, les bras croisés derrière la tête et son esprit vagabondait. Il était sûr que Satine avait un don ou quelque chose de spécial : le fourgon qui avait explosé devant la Gendarmerie, la grange des Chazal et maintenant cette fourche endiablée. Il réfléchissait très vite et les images passaient à une allure vertigineuse devant ses yeux. Satine ne connaissait pas Nathan Messager mais il était évident qu’elle veillait sur lui, sans le savoir et qu’aujourd’hui, elle lui avait tout bonnement sauvé la vie. Mais pourquoi ? Et comment faisait-elle ça ? Il n’avait jamais rien remarqué à propos de sa camarade de classe avant cette histoire, avant le meurtre d’Alicia Fairise. Elle lui avait fait jurer de ne rien dire de son évanouissement à sa famille, après le sauvetage télépathique de Nathan. Il avait promis, réalisant qu’elle ne semblait pas avoir conscience que les deux faits étaient liés, comme si elle avait agi dans un état second. Il avait beau être fort et déterminé, d’un caractère aussi trempé que son grand-père, il éprouvait le besoin de parler de tout ça à quelqu’un. Mais qui l’écouterait raconter des faits aussi irrationnels sans le rejeter ? Il réfléchissait encore plus vite. Le maire ? Il connaissait mal Charlotte Magani et elle allait peut-être se moquer de lui. Léonie ? Léonie était tout ce qu’il y a de plus rationnel et elle n’écouterait pas son récit plus loin que la deuxième phrase. Il ne restait que Lucy Mayeur. Ari poussa un soupir senti, il n’était pas à l’aise avec la vieille femme et l’idée de se confier à elle ne le réjouissait pas mais il avait le sentiment qu’elle seule, saurait l’aider. Il se retourna sur son matelas et peina à trouver le sommeil. Il s’endormit tard sur cette dernière pensée : si Satine pouvait protéger Nathan, était-ce parce que, contre toute attente, il était innocent ?

 

Léonie jeta un œil sur le journal du jour et son attention s’arrêta sur un article particulièrement incisif. Il y était question d’une agression à Jonquière. Le journaliste parlait du caractère agressif du présumé criminel, Nathan Messager, en résidence surveillée dans le village, qui s’était battu la veille avec deux agriculteurs dont l’un d’entre eux était grièvement blessé.  Léonie s’empara du journal pour lire et relire l’article. Elle n’était pas convaincue de l’innocence de Nathan mais elle ne l’imaginait pas capable de tels actes. Au même moment, Cyprien Antignace appuyait avec véhémence sur la sonnette de la maison de Madame le Maire de Garance. Elle lui ouvrit et avant même qu’il ait pu dire un mot, elle hocha la tête.

-         Je sais, dit elle. J’ai lu le journal ce matin. Le maire de Jonquière m’a appelée, il est aux cent coups. D’après Mattéo Lesco, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé.

-         Dans ce cas, il faut faire un démenti. J’ai vraiment peur que le peuple ne finisse par demander un lynchage en place publique.

-         Pas si simple, répondit Charlotte en le faisant entrer. La version de Mattéo manque de crédibilité.

-         Ah non, ne me parle pas encore de faits occultes inexplicables !!! s’écria le capitaine qui ne s’était pas remis de l’ange pleurant le sang à l’église de Garance.

-         Je n’irai pas jusque là mais Mattéo a dit que trois paysans étaient venus pour régler son compte à Nathan, la peur rend les gens agressifs. Mais la fourche se serait enflammée alors que Nathan était à terre et se serait plantée dans la chemise de l’agresseur toute seule.

-         Il se drogue, ton Mattéo Lesco ou bien ? ne put s’empêcher de dire Cyprien avec une ironie mordante.

-         Il est certain que c’est le seul témoin de la scène qui donne cette version…

-         Difficile à faire avaler aux habitants, tu en conviendras.

Charlotte opina. Elle ne pouvait se résigner à cette cabale organisée par une population effrayée, qui n’hésiterait pas à faire enfermer un  homme sur simple présomption. Il fallait garder la tête froide et ne pas entraver le suivi judiciaire.

Chez les Delong, Ari venait de s’asseoir à la table du petit déjeuner et entendit les commentaires de ses parents, penchés eux aussi, sur le journal.

-         Ils vont devoir le mettre en prison pour assurer sa protection, disait sa mère.

-         C’est quand même bien dommage que personne n’ait rien vu, ajouta son père. Parce que j’ai quand même du mal à croire qu’un seul homme se soit attaqué à trois forces de la nature…

Ari sentit une douce chaleur émaner du fond de sa poitrine. Ses parents était des êtres raisonnés et tolérants, il aimait cette impression de vivre dans un foyer où ne régnait pas la peur et la méchanceté.

 

Madame Delong vit ses dires confirmés, Nathan Messager fut à nouveau détenu à la prison  de la ville voisine, afin d’être soustrait à la méfiance agressive des habitants. Charlotte trouvait ça consternant. Elle décida de rendre visite à Nathan afin de lui assurer son soutien et jauger l’état de son moral. Elle utilisa ses relations auprès du commissariat pour obtenir un droit de visite. Elle roulait vers la prison, éloignée du centre ville lorsque son attention fut retenue par une silhouette qui marchait le long de la route. Elle reconnut la chevelure de Satine qui portait un slack US en guise de cartable. Elle s’étonna de voir la jeune fille si loin du lycée et s’arrêta à sa hauteur.

-         Satine ??? Mais tu vas où comme ça ? Tu as marché depuis le lycée jusqu’ici ?

La jeune fille marqua un temps avant de lui répondre, comme si on venait de la sortir d’un rêve.

-         J’ai du me tromper de chemin… dit elle, un peu perdue.

Charlotte se garda de lui poser d’autres questions et ouvrit la portière de la voiture.

-         Monte, je te ramènerai chez toi. Je vais faire une visite au centre de détention, tu m’attendras dans la voiture, ce ne sera pas long.

Satine accepta et s’installa sur le siège passager. Charlotte entra dans le périmètre pénitenciaire et se gara sur le parking visiteurs.

-         Tu m’attends là, d’accord ? Si tu as un souci, voilà mon numéro de portable.

-         Est-ce que je peux venir avec vous ?

-         Eh bien…

Charlotte décida rapidement d’accéder à la demande de la jeune fille. Son état l’inquiétait et elle se sentait plus rassurée de ne pas la quitter avant de la remettre à sa mère au retour.

-         Je pense que c’est possible. D’accord. Ce n’est pas très amusant, tu sais.

-         Je sais.

Avant le parloir, Charlotte dut appeler Cyprien afin que le gardien en autorise l’accès à la jeune fille, perdit vingt bonnes minutes en démarches et s’avança enfin vers Nathan, assis derrière une vitre, qui parut étonné et à la fois ému de la visite du maire. Il jeta un œil sur Satine sans vraiment la regarder.

-         J’aurais préféré qu’on se revoit dans d’autres circonstances, dit il en guise de bienvenue avec un petit sourire gêné.

-         Je suis venue pour que tu saches que tu n’es pas seul. Tant que ta culpabilité n’est pas avérée, il n’y a pas de souci.

-         Tu crois que j’ai tué Alicia ?

Charlotte jeta un œil inquiet sur Satine qui écoutait la conversation sans dire un mot.

-         Nous en reparlerons une autre fois, je dois raccompagner Satine, c’est la fille de Gisèle Carmi, chez elle. Je reviendrai. Ne te décourage pas. Je sais que ce n’est pas facile mais tu es sans doute plus en sécurité ici que dehors.

-         Ok. Merci d’être venue.

Elles quittèrent la prison sans échanger un seul mot. Charlotte avait remarqué que Satine n’avait pas quitté Nathan des yeux le temps de l’entretien, comme si elle voulait communiquer avec lui en silence. Cette impression étrange se résorba sur le chemin du retour où elles parlèrent du lycée et de mode. Charlotte était impressionnée par les deux facettes de la jeune fille qui passait d’une parfaite jovialité adolescente à un état rêveur et absent. Elle la déposa devant chez elle, s’assura qu’elle rentrait dans la maison et retourna vers la mairie où un autre rendez-vous l’attendait.

Plume
par Plume publié dans : Les ailes de l'Ange communauté : Les blogopotes de Cali
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Vendredi 28 septembre 2007

Les souvenirs se ramassent à la pelle... l'automne est là et les flash back aussi, pour illustrer cela,
je vous fais partager cette vidéo d'un chanteur québécois extraordinaire et d'une de ses chansons magnifiques.


Toute mon âme est tournée vers celui à qui j'aurais pu envoyer ces mots mais le silence est d'or...

 

Plume "never explain, never complain"

par Plume publié dans : Clichés de Plume communauté : Les blogopotes de Cali
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Samedi 22 septembre 2007

On entend partout dire que l'été a été tellement moche que cet hiver, les gens vont souffrir du manque de luminosité habituellement accumulée pendant la période estivale. Septembre est doré alors on fait le plein de soleil, même s'il est un peu frisquet certains matins.

Le soleil est pour moi un besoin vital qui démarre mes journées avec une promesse optimiste. Quand il fait grisouille, j'ai moins d'énergie, mais on est nombreux à ressentir ça.

En parlant d'énergie, j'ai l'impression en ce moment que je dépense la mienne jusqu'à la corde, à fond les manettes, debout sur l'accélérateur, comme si elle allait déborder et exploser comme le couvercle d'une cocotte minute (il faut dire autocuiseur maintenant c'est davantage dans l'air du temps !).

Je la puise au fond de moi à grandes brassées, je la soulève du tréfonds de moi et je l'utilise, je la dévore mais je me demande si cette "boulimie" d'action ne me transforme pas en boule de nerfs en vrac qui n'arrive plus à maitriser cette énergie qui pourrait devenir négative tant elle m'empêche de prendre des temps de repos et parait toujours exiger plus et plus jusqu'avoir raison de mes nerfs. 

Avaler les heures et les jours à un rythme effréné n'est pas forcément le meilleur moyen de savourer le moment présent. "Carpe diem" vouais vouais vouais !

Cela me donne surtout l'impression que l'essentiel m'échappe peut-être, que je ne sais plus regarder les personnes, ni les entendre, que je mélange toutes les priorités, jusqu'à mon jugement qui zigzague et me semble altéré. 

De mémoire de moi, je ne me souviens pas d'avoir perdu mon self contrôle au point de "remballer" quelqu'un un peu séchement, ni même d'avoir passé sous silence les choses qui me touchent pour éviter la gangrène et surtout je n'aime pas cette réaction récurrente de n'être jamais satisfaite et de voir le coté sombre des évènements.

De deux choses l'une, soit je vieillis et je ne supporte plus de dire "amen" et de tendre l'autre joue car le respect des autres ne s'acquiert pas de cette façon et que j'ai enfin compris la leçon, soit je découvre que le silence peut être plus dévastateur que les cris. 

Mais c'est de ça dont j'ai envie, de protéger ma vie en l'enveloppant d'un peu d'intimité silencieuse, loin des donneurs de leçons qui supportent mal que je ne les mette pas en application.  Mon jardin secret a besoin de soleil et si on y jette des seaux d'eau glacée, tous les fleurs qui s'y épanouissent vont mourir et j'en ai trop besoin pour continuer...

Ce que je ne dis pas, ce que je ne dis plus, je l'entoure de mes bras pour le conserver chaud et douillet au fond de moi, je n'ose pas penser qu'on puisse m'en vouloir pour ça... 

Cette lumière du silence, on dirait qu'elle dérange. Je pensais que le bruit seul pouvait nuire.

Je me crée un univers ensoleillé pour ne pas tomber avec les feuilles d'un automne qui arrive, avec ses fantômes, ses souvenirs, ses "anniversaires"...

La lumière de la gloire ne m'intéresse pas, d'autres sont faits pour ça, pas moi, j'essaie juste de me "réchauffer", d'accumuler la chaleur pour traverser la rigueur d'un prochain hiver.

Alors je lance mes énergies en avant, pour avancer et ne pas compter les jours qui m'éloignent de mon paradis perdu, mais parfois, je me sens seule sur la route et je commence à ne pas aimer ce que je m'entends penser.

Et je me disperse, je me renverse et je me sens comme une pile électrique en surchauffe. Il ne faudrait pas que mon énergie brûle mes envies et devienne négative et destructive.

A ceux qui me cotoient, qui me sont proches :

Pardonnez  mon abondance si elle vous paraît trop dense, mon silence, mes absences, mes exigences,  mes intolérances, mon insolence. 

Et si vous ne pouvez pas supporter ça, dîtes le moi, vous m'êtes précieux et sans votre lumière, je ne sais si j'arriverai à garder la petite flamme d'âme qu'il me reste pour exister...

Plume qui espère que la lumière est au bout...

chatplati.gif

par Plume publié dans : Griffesdeplume communauté : Les blogopotes de Cali
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Lundi 10 septembre 2007

Ce week-end, j'ai eu la chance de voir le concert d'une chanteuse dont j'aime et la voix et les textes et la personnalité. Et je n'ai vraiment mais vraiment pas été déçue par sa prestation sur scène.
J'ai capturé quelques photos  et images mais il fallait être dans l'ambiance -comme tous les concerts- avec ses textes qui me parlent tout plein et sa voix dont elle fait ce qu'elle veut et à qui elle donne des tonalités géniales et un rythme qui va du blues au rock.

Un super concert dans une nuit presque d'été ! Si vous avez l'occasion d'aller la voir, foncez tête baissée ! Elle est top notre Zazie !

scene.JPG

La scène vue d'un peu loin, ben oui, j'étais pas tout près !

piano.JPG

Ah me dites pas que vous la voyez pas au piano ! Bon ok on voit mieux l'oreille du gars d'en face mais hum bon... ;0))

zazie.JPG

Ah ben ouais, elle est loin mais c'est elle, 'jvous l'jure ;0))



LA voilou à la fin du concert avec tout son staff !


 
Et la vidéo de la chansons qui termine le concert et que je dédicace à quelqu'un que j'aime...

Plume on stage
 
par Plume publié dans : Clichés de Plume communauté : Les blogopotes de Cali
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Dimanche 2 septembre 2007

Aujourd'hui, j'ai fait un flash back je suis retournée en backstage pour découvrir le fil d'une petite année et j'ai vu les images passées comme celles d'un clip vidéo.
Quand la vie tout à coup change la donne, change les préjugés, les idées, la façon de penser tout en gardant son intégrité.

Ces images là ont commencé comme un générique de film: un homme autour duquel tournait le monde sans qu'il le sache.
Un homme qui modestement, humainement, pense qu'il peut rendre le monde meilleur et faire bouger les choses pour améliorer la vie des autres. C'était son rêve et il l'a réalisé et j'ai eu l'immense chance d'être avec lui sur ce chemin. Tatonnant chacun de notre coté, savoir comment avancer et rencontrer d'autres personnes qui s'étaient greffées autour de lui avec toute la confiance qu'ils lui vouaient car ils savaient que cet homme était humble, bon et généreux.

Il a semé, petit à petit, profondément et humainement la confiance dans le coeur de son équipe, sattelites vivants et indispensables à une avancée vers demain.

Image : 
Des mains serrées sur un lit d'hôpital. 

La vie qui s'en va et nous, témoins jusqu'au bout, pour soutenir et recueillir, égoïstement, ce qu'il veut nous transmettre avant de partir.


Image :

Un groupe autour d'un cercueil

Il avait encore tant de projets mais la vie en a décidé autrement et le monde est devenu trop grand. L'union dans la peine et le courage. Les larmes ont coulé, les mains ont applaudi un destin et les voix même tremblantes lui ont parlé, claires et audibles, pour le remercier, sans même encore savoir tout le bénéfice qu'il avait prodigué et qui allait rejaillir sur leur propre vie et leurs pensées. 

Autre image :

Une réunion

Il faut continuer et savoir prendre le relais tendu. 
Et déjà, la suite est attendue.
Une jeune femme prend la place de celui qui est parti, mais elle s'assied dans un fauteuil confortable car celui qui nous regarde du haut de son portrait d'un air presque amusé, sait sur qui il peut compter et qu'ainsi personne n'abandonnera le chemin.

Autre image :

La confusion

Des paroles en l'air, des sursauts de révolte, des larmes encore, la fatigue, les cris, l'incompréhension, la rebellion, le doute, la rivalité

Une période compliquée après le départ de celui s'est éteint. 
Désorientés l'espace d'un instant, pas encore prêts à entendre ce qu'il y a au-dedans.

Autre image :

Les métamorphoses

Un s'est redressé, éveillé pour seconder avec efficacité, jovialité et enthousiasme.
Un a décidé de faire sauter les verrous qui faisaient de lui un homme détestable.
Un s'en est allé, sans vraiment l'avoir choisi, mais après la colère d'un groupe amputé, des messages virtuels sont partis dans les airs, pour lui faire savoir qu'on a le droit de partir sans rien dire, qu'on a le droit d'être triste et de préférer s'enfuir pour ne pas se voir souffrir.
Un est revenu dans un groupe qui l'a appelé et parce qu'il voulait être là dans ce relais.
Un, à l'opposé, a pourtant choisi de suivre le chemin

Mais au fond de moi, je me demande si, il ne tenait pas la main de celle qui brandissait la lampe tempête dans la confusion d'après malheur et a permis ce passage plus éclairé dans le couloir sombre du bouleversement.

Autre image :

Des fous-rires, des éclats de rire, la complicité, des secrets

Transférer sur des épaules toutes "neuves" la suite d'une série "interminée" et écouter pour mieux comprendre.
Et rire, s'en amuser, se libérer : de la frayeur, de la colère, d'un peu de tristesse, de préjugés, d'oeillères qui ne montraient que les fossés.
S'étonner de cette rapidité, de ces similitudes. A un tel point que l'humour en plus, je pourrais dire "Sors de ce corps" ! car celui qui est parti semble s'être immiscé dans l'âme de celle qui a suivi. S'en est bluffant, elle s'asseoit aux mêmes endroits, amène aussi son courrier perso au boulot, est attentive à ses proches sans perdre son sang froid, reçoit la confidence avec un profond respect de l'autre et soutient au quotidien sans juger ni commander, subit l'effet masse du groupe sans perdre sa confiance et laisse au temps la mission d'arrranger ça, tout doucement, discrétement. 


Dernière image :

Un repas 

Avec des gens qu'on aurait jamais imaginé ensemble il y a un an encore et regarder ce plan large comme une récompense, comme un message que celui qui n'était pas là devait observer de là-haut avec une satisfaction réconfortante. L'image de l'espoir et de la cohésion, un message qui dit d'un sourire entre ses moustaches :

Vous voyez, vous avez non seulement survécu sans moi mais vous vous êtes découverts, améliorés, resserrés et non, aucun d'entre vous n'est seul car vous avez su réagir comme il le fallait. 
Les femmes, les veuves, les amies, les maris, les séparés mais pas tout à fait, les enfants, les malheureux, les tristes mais plus trop.

Alors, si la mort nous enlève ce qu'on a de plus cher, il arrive parfois qu'elle nous accompagne sur le chemin pour nous apprendre à vivre, à changer, à évoluer.

Quoi qu'il en soit, pour moi, la leçon est si belle qu'elle m'émerveille et même si elle n'a profité qu'à moi, quel cadeau que cet héritage là !

Merci Michel de nous avoir tant aimés, d'avoir cru en nous plus que nous mêmes, j'en suis sûre maintenant, personne ne meurt jamais.

Plume devant son "cinéma"

 

par Plume publié dans : Griffesdeplume communauté : Les blogopotes de Cali
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