Calendrier

Janvier 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Publicité

Mardi 22 janvier 2008

Je me demandais...

Est ce que tu passes un peu de temps avec moi ? Autant de temps que moi j'en passe avec toi, sûrement pas.

Est-ce que tu penses parfois à moi ? Et comment ? Finalement, je préfère ne pas savoir et de toutes les douleurs intérieures, c'est mon corps qui souffre et se tord... Ca calme mes révoltes, ça me demande un répit attendu et tant que j'ai mal, je ne pense à rien d'autre.

Est ce que tu te souviens ? Les objets, les lieux ou les jours t'évoquent ils le passé ? Moi, c'est très souvent, des moments parfois très banals, des objets inconsistants, des parfums, des impressions de déjà vu. Quelquefois, ça m'envahit avec déplaisir, d'autres, cela me ravit car je pars dans un voyage où personne ne peut me suivre.

Est ce que tu fais le bilan de cette histoire ? Ressemble t-il à un point final et la page est tournée, à un épisode à vite oublier ? A un regret, un remord ? A une douce tristesse, à une échappée dont tu as presque honte ? Ou à un souvenir lumineux sur ton chemin ? Forcément, je préfèrerai que ce soit la dernière option, cela dit pour moi mais aussi pour toi : tant qu'à faire être celle qui t'a un peu ensoleillé.

Est-ce que tu es protégé ? Cherches-tu à savoir par personne interposée ? Pas moi, je ne laisse personne piétiner mes souvenirs et je me découvre radicale et déterminée. Et personne n'ose interférer, il a raison et j'espère qu'il n'est pas né celui qui s'en mêlera.

Est ce que tu as d'autres horizons, des vrais projets, un avenir rutilant ? Je ne sais pas mais moi, il n'y a rien d'autre que le temps qui avance sans compter. Le temps, c'est le plus que je peux te laisser, avec un profond respect.

Est ce que tu gardes ou bannis ? Saurais-tu me croiser comme un inconnu, sans émotion et sans ironie ? L'un ou l'autre serait ton bouclier. De toute façon, quoi que tu fasses, stupide ou débile selon les uns, perdue ou épuisée selon les autres, la seule chose qu'il me reste et qu'on ne peut me voler, c'est aimer, à perdre la raison, aimer, à n'en savoir que dire...

Est ce que tu préférerai croire que je t'ai oublié et que j'instaure le silence de l'oubli, comme une rature ou un trait dans la marge à gommer ? Et surtout que je n'en parle à personne ?
Si c'est le cas, rassure-toi, je ne parle pas, j'écris parfois, quand c'est trop lourd à porter et que mon dos ne peut plus rien porter sans grimacer. Quant à ceux qui peut-être lisent ces propos d'un oeil distrait, mon silence les délivre de tout commentaire, alors muet pour muet, mon coeur est le seul qui crie pour t'appeler.

Plume de corbeau...


par Plume publié dans : Griffesdeplume communauté : Figer le monde...
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Recherche

Album photos

 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus