Le brainstorming entre potes, c'est quelquechose ! Quand l'automne menace la luminosité du soir et que le ciel est gris noir, on a tendance à se cocooner autour de la cheminée et
refaire le monde.
Quand l'assemblée commence à faire de la psychologie de groupe, c'est là qu'on rit le plus !
On dissèque avec un délice un chtit peu sadique les défauts et qualités d'une personne de la tablée. Et on rit comme des baleines bossues de ce qu'on se croit capable de comprendre.
La situation est drôlissime quand chacun donne son interprétation des choses en faisant référence à des connaissances expérimentales, piquées dans les bouquins de psycho et récupérées à notre
sauce ou simplement par constatations.
La "victime" tente bien de se défendre et enfile les paradoxes comme certains les bouchons sur le fil de fer des guirlandes du Téléthon.
On essaye de confondre le têtu qui s'obstine à être hallucinant de contradictions et qui se régale comme un petit chat devant un bol de crème frais, à entendre nos arguments.
A la fin, fourbus et découragés, on en vient à lui proposer de devenir un cas d'école pour un étudiant en fin de hautes études de psycho qui va pouvoir rédiger une thèse de 3540 pages sans
problème mais qui va en arracher pour écrire la conclusion !
Ladite victime se gausse et jubile : "Non non, pas de psy, le dernier que j'ai rencontré s'est pendu après m'avoir reçu !"
Les rires explosent et on acquiesce. On ne fera pas dire à un âne qu'il a de grandes oreilles tant qu'on ne l'aura pas collé devant un miroir, et encore ! Notre spécimen serait capable de dire
que le reflet qu'on y voit n'est pas le sien !
Ma loooooongue expérience (mouarf !) du sujet me fait penser que c'est une caractéristique typiquement masculine, un kaléidoscope de paradoxes, entre Calimero et Di Caprio, Toto et G.I Joe.
Mélange d'orgueil (enormique l'orgueil chez un homme, c'est ... horrible ! ) et de devoir, de puissance et de fragilité camouflée ( bien
planquée, ils en sont persuadés alors qu'on voit clair à travers et que même le plus silencieux du groupe, qui pense passer inaperçu, se réjouit du one man show de son copain, n'y échappe pas
!), capacité à dire trois choses paradoxales en une seule phrase et de se sentir très à l'aise sur la scène du théâtre humain.
Et ces "maudites nanas" qui ont toutjours la fâcheuse tendance d'appeler un chat un chat et qui leur balance des vérités moritifiantes qui
dérangent leur fondation de coton qu'ils ont mis tant de mal (que cela en est pathétique, tic tic !) à construire ! Des péniblitudes sur pattes ces filles !!! Et
ils ne se gênent pas pour nous le dire ! Surtout quand ils sont en groupe ! (à savoir un homme se sent en groupe et en force quand il se sent au moins deux !) parce
que tout seul, ils sont trèèèèèèèèèès nettement moins incisifs : pas la peine de jouer les Tortues Ninja avec Charlotte aux Fraises, Barbie ou Candy !
Ils essayent donc de dégommer les belles théories (un peu altérées au fur et à mesure qu'avance la soirée !) de la gent féminine à grand renfort d'ironie. Mais
elles sont blindées les madames et celles qui ne disent rien n'en pensent sûrement pas moins !
Vers minuit, la cohérence des propos est moins plausible mais qu'à cela ne tienne ! Au moins, on a tellement bien ri !
Le brainstorming ne fait pas avancer le schmilblik de la vie mais on constate quand même que le sujet récurrent c'est "Parlez moi de moi, y a que ça qui m'intéresse !"
Je terminerai le chapitre par une citation qui va devenir culte :
" Je ne considère pas les êtres humains, toi, toi ou toi, plus que les mouches " (Offusquation de l'assemblée)
" Mais il y a des mouches que j'aime bien ! Sauf celles qui m'énervent. Mais je les préviens toujours, je fais les sommations d'usage et si elles s'obstinent, hop ! Tapette !"
(Assemblée gondolée de rire)
Plume au rapport d'une joyeuse soirée "psycholiquement" vôtre
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