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Dimanche 11 novembre 2007
Il ne me manque pas

- Sa présence est avec moi, chaque seconde, du matin au réveil, jusqu'au soir en sommeil, et parfois dans la journée, sur les jours du calendrier que je barre comme font les prisonniers, bien que le compte à rebours n'a pas fixé la date de son retour

- Son regard azur, si pur, où je plonge chaque soir où il fait noir, comme dans les eaux idéales des mers tropicales et j'oublie les ténébres et le vide abyssal quand je revois le bleu indigo chavirer, avant de partir, sans se retourner

- Sa voix douce aux accents de miel, qui murmure à mon oreille, de regarder le soleil, pour éclairer ses doutes et nos longues routes

- Sa tendresse rassurante, si sécurisante, broyée par les spectres d'un passé qui font de lui un comdamné à rester à genoux jusqu'au bout


"Je te suis fidèle à l'infini, ça me suffit"

Elle ne me manque pas

- Elle est en moi comme en elle je l'ai été, et je profite chaque jour de tout ce qu'elle m'a donné avec tant de générosité

- Elle est partie trop tôt mais elle a fait de moi l'adulte que je suis, le long d'une enfance dorée où sa bonté et sa confiance en l'autre furent mon livre de chevet

- Elle est l'éclat de ses rires joyeux, message d'amour de foi et de tendresse : aimer est le bien le plus sacré, nous sommes si riches de tout ce que nous avons perdu

- Elle m'appelle parfoit du haut du ciel pour me souvenir de ne pas oublier, que l'amour autour de moi prodigué est le cadeau de la vie, celui qui nous est rendu ici ou dans le coeur des disparus

"Je te suis fidèle à l'infini, ça me suffit"

Vous ne me manquez pas

- Vous êtes ma petite douleur, mon infime émoi, de vous regarder fuir pour m'oublier, pour ce matériel, ce lien empoissonné que vous avez noué vous même à vos pieds, ce boulet dont vous avez perdu la clef, ensemble on peut la retrouver. Je ne crois pas mériter des autres la culpabilité.

- Vous êtes ma nostalgie, de tout ce que vous étiez, de ces bras qui me sortaient avec vaillance de l'ornière où je tombais, portés par vos propres illusions, voulant de suite la guérison

- Vous êtes ce silence imposé, derrière ce mur de plomb par vous érigé, je ne sais plus comment faire pour m'y glisser, vos portes sont closes et vos bras repliés. L'amour est un être qu'on ne peut enfermer, désolée de vous le confirmer. 

- Vous êtes restés dans le passé, mon âme, elle, je l'ai sauvée. Si votre choix est de vous détourner, je le respecterai. Je tends un grand piolet,  pour toutes ces briques casser, s'il reste en suspens, ce n'est plus de ma responsabilité, maintenant


 "Je te suis fidèle à l'infini, ça me suffit"


Je vends tout ce que j'ai
Contre tout ce qui me manque
Je vends ce qui s'achète
Contre ce qui n'a pas de prix


Plume

par Plume publié dans : Griffesdeplume communauté : Les blogopotes de Cali
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