Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Publicité

Jeudi 21 juin 2007

Je suis un paradoxe, c’est ce qui rend mes amis complétement oufs. Je suis un paradoxe et je m’en nourris.

Je m’explique : plus je vois la distance s’installer, la rancœur grossir et forcer l’oubli avec une rage inouïe chez les autres, moins je cherche à convaincre, à batailler, à argumenter. Plus cela me conforte dans mon instinct (d’autres diront :  « ouais, être raide dingue crapotte morte d’amour, c’est pas de l’instinct, c’est de la bêtise en tranche !) que comme dit Céline (vouais vouais Céline Dion) « s’il n’en reste qu’une, je serai celle-là ».

 

Mon entourage en est écrasé et confondu. Pour eux, il n’y a pas deux poids deux mesures.

-         Rien n’est excusable quand quelqu’un vous tourne le dos alors que vous avez toujours été là pour lui (encore faudrait il en avoir la preuve)

-         Pas de pitié pour ceux qui ne savent s’imposer et se battre pour leurs amis, c’est qu’en fait ils n’avaient pas d’amitié pour nous donc basta (Ses vrais amis comprendraient ça, et ne dîtes pas qu’il n’en a pas…)

-         A mort les lâches et les  peureux qui craignent leurs 4 vérités, qui flippent d’avoir à s’excuser ou à se justifier (Ils n’ont peut-être pas envie de jouer à « Qui veut gagner des gnons ? », surtout qu’ils le savent suffisamment alors pourquoi jouer ? )

-         Ceux qui ne savent plus que vous existez et qui oublient les bons moments que vous avez passés : rayés de la carte et pas par un simple trait, par un gribouillage enragé (même le stylo en a pâti et fait grise mine –ouah le jeu de mots glauquissime !)

-         Au pilori ceux qui ne tiennent pas leurs promesses et dédaignent leurs responsabilités, piétinement sauvage de cette catégorie de gens (pourtant y en a à foison partout autour de nous et on ne les en aime pas moins pour autant)

-         A la potence, même dans dix ans, même dans trente, ceux qui reviendraient après coup, sans s’excuser, sans avocat (c’est ptet plus la saison ? Ha !)

-         A la guillotine les pleurnicheurs, les enfoirés affectifs (comme dit Bridget), qu’on leur coupe la tête et le reste (oooooohhh !)

-         Au bûcher les hypocrites, les ironiques, ceux qui font du mal après avoir été bercés, qu’on crâme à petit feu leur inconscience et leur manque d’humanité (un lance flammes dans les mains et en un clin d’œil c’est Beyrouth !)

 

Ledit entourage est terrassé devant mon obstination paisible, au jeu infâme et adolescent de la vérité, même en y allant avec la pic de la pioche et même le manche, ils disent non et ils trouvent des arguments :

 

-         Non, je ne veux plus le voir chez moi ! (Et chez moi ? Silence…)

-         Non, je ne pardonnerai pas ! (Pardonner quoi ? Liste trop longue ou rien à énumérer ?)

-         Non, je n’écouterai pas ses arguments, je les connais par cœur et je vais en faire de la chair à pâté ! (Je demande à voir et pis d’ailleurs le chat n’aime pas ce genre de mets)

-         Non, de toute façon je l’ai déjà oublié (En en parlant au moins une fois par jour, ça va être difficile mais on veut bien se forcer pour y croire)

 

Ledit entourage s’aplatit dans des lapsus révélateurs de mauvaise foi extraordinairement insensés :

 

-         Je m’en fous mais alors je m’en fous ! J’ai même vu Truc et Machin à Chose et à 10h, j’ai vu ce qu’il faisait et je sais qu’il fera ça parce que j’ai remarqué ça, mais je m’en contrefous royalement ! ( C’est c’là même…)

-         C’est toi qui en parle, nous pas !(Exact, ça fait exactement 6 minutes qu’ils n’en ont pas parlé, c’était long ! Mouarf !)

Ledit entourage s’en sort en me tombant dessus à bras raccourcis (comme le druide du même nom) en ponctuant mes réponses par des grimaces outrancières et des ricanements effarés :

-         Ma parole, mais tu crois à ça ? (Euh ben, pourquoi pas ?)

-         Ma parole, mais tu le prends pour un Dieu ? (Euh non, un ange c’est plus juste- aux abris anti atomiques !  ils vont me trucider ! Hi, hi !)

-         Ma parole, mais tu rêves ? (Euh non, pas vraiment, sans quoi je pendrais déjà au bout d’une corde)

-         Ma parole, mais qu’est ce qu’il a de bien ? (Euh ben, vous pouvez pas comprendre) et là ils haussent les épaules, pas convaincus et ajoutent :

-         Ma parole, mais c’est quand même pas Bruce Willis ? (Euh ben je sais pas, je connais pas Bruce Willis dans la private life alors au bénéfice du doute, non c’est pas Bruce Willis c’est mieux - imaginez la tête de mes potes masculins ! – mélange d’envie et d’admiration – ha ha ha ! c’est drôle en tabarouette comme ils disent au Québec !)

-         Ma parole, mais tu crois qu’il pense à toi ? (Euh non, probablement pas… sans quoi il prendrait un peu plus soin de moi mais je préfère manger de la cervelle crue – beurk !- que de leur dire ça…)

-         Ma parole, mais tu penses qu’il t’épargne toi ? (Euh non plus, mais tous les hommes sont égoïstes n’est ce pas ?)

-         Ma parole, mais tu acceptes d’être giclée comme une bonne à rien comme ça ? (Euh bon, zavez pas une autre question là ?)

-         Ma parole, mais comment tu peux aimer un mufle pareil ? (Euh, j’aime bien les bovins, chuis taureau, ça doit venir de ça ! – là y m’énervent parce qu’ils me sapent le moral)

-         Ma parole, mais tu le défends encore après ça ? (Euh oui et je continuerai jusqu’à preuve du contraire et pour le moment, je ne l’ai pas)

-         Ma parole, mais t’es conne ou quoi ? (Euh conne ou quoi ? Voyons… je  choisis « quoi »)

 

Mon entourage préféré ne comprend pas, et quand les nuages sont très bas, moi non plus je ne comprends pas où je vais puiser tant de tolérance, tant de pardon, tant d’arguments, tant de bonnes raisons, mais quand le soleil brille, je sais précisément où je remplis mon cœur de tant de douceur, de compréhension et de raison : là où personne n’a vécu ce que j’ai vécu moi, là où une petite voix me dit que j’ai raison d’absoudre et d’oublier les mauvais pas, là où mon cœur s’affole lorsque j’entends sa voix, cet endroit qui ne sera jamais qu’à moi et à moi seule, là où je me réfugie loin des coups et des flèches empoisonnées de la vie, c’est de là que je suis, de l’amour et de ses bras…

Plume plus déterminée que jamais

par Plume publié dans : Griffesdeplume
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Album photos

 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus