Avertissement de l'auteur
"Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est purement fortuite"![]()
"Ceci est une oeuvre de fiction. Toute ressemblance avec la réalité est à imputer à cette dernière."
"Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est purement fortuite"![]()
"Ceci est une oeuvre de fiction. Toute ressemblance avec la réalité est à imputer à cette dernière."
7eme épisode
Celui qui n'aurait pas du se réjouir
La semaine suivante, Salomé eut la surprise d’avoir la visite de Lilou et Josh. Il allait tomber un charter de grenouilles. Quand Josh venait chez elle, c’était hyper rarissime. Ok, il critiquait
tout, du savon à la table- bancale comme elle, c’est correct- et passait son temps à s’ennuyer et à vouloir rentrer chez lui, mais allez savoir pourquoi, ça faisait super plaisir de le voir à
Salomé. Lilou avait bien tenté de lui expliquer qu’il ne se trouvait bien que chez lui, Salomé faisait parfois salement la gueule quand il refusait systématiquement toute invitation. Elle avait
néanmoins promis de s’y faire. D’autant que Lilou venait, elle, mais Lilou sans Josh c’était pas pareil comme Josh sans Lilou (qui passait son temps à ne parler que d'elle quand elle n'est pas là
et qui tourne comme un derviche tourneur dès qu'elle a 10 minutes de retard ), d’autant que l’immigré volontaire se payait quand même le luxe de faire quelques réflexions bien senties sur sa
solitude de la veille au soir, le lendemain. Plus compliqué tu meurs, le gars : d’autant que si la mauvaise foi produisait de l’électricité, il pourrait éclairer tout le
département !
- Ouahou ! Il va tomber des lingots d’or ! Tu viens à la maison ! s’exclama Salomé.
- Oh si c’est pour entendre des reproches, je repars ! dit il en faisant mine de faire demi-tour, sachant pertinemment que Salomé essaierait de rattraper le truc. ( Ici, vous avez un exemple flagrant de la perversion narcissique, si si quand même)
- Allez, c’est bon, tu veux boire quelque chose ? dit effectivement Salomé qui avait un talent rare pour tomber dans tous les pièges à con.
- Non, rien, je ne suis pas venu pour boire.
Le décor est planté. Comme il s’ennuie très vite, il fait le tour du salon et passe tout en revue : les bouquins sont pas terribles, le canapé est pourri y a pas de large dossier, le chat est peureux comme si il venait de voir le Diable (hé ! qui sait ?), y a trop de bougies, y a pas assez de place. Le PC échappe miraculeusement à tout commentaire. Lilou fait mine de rien.
- On revient de chez Fifille Adorée, alors on a pensé passer te voir.
- C’est sympa, ça.
- L’est moche ton luminaire quand même, dit Josh. Ils le vendent ça ?
Salomé ne répond pas et continue sa conversation avec Lilou.
- Et toutes les bougies là ? C’est pas un peu beaucoup, on se croirait dans une chapelle à veiller un mort.
- C’est pour faire fuir les horribles créatures ! lâche Salomé un rien sarcastique.
Il esquive la parade et enchaîne :
- T’as toujours pas nettoyé le dessus du frigo depuis le déménagement ? dit il en passant une main sur le meuble en question. C’est dégueulasse !
- Tu vois, dit Salomé à Lilou. Je suis persuadée maintenant que toute bonne chose à un revers à sa médaille. J’crois que je vais allumer mes cierges protecteurs contre les mauvais esprits ! dit elle en insistant lourdement sur les deux derniers mots.
Il s’installe devant le PC et les filles espèrent naïvement avoir quelques minutes de répit. Lilou sémaphore de grands gestes de zenattitude à sa copine qui fume par les oreilles mais ne dit rien.
- Ah ah ah ! t’as mis la photo d’Angelo en fond d’écran. Ben tu vois bien qu’il n'a plus de cheveux !
Quand la coupe est pleine, il faut la vider. Salomé pourfend l’air de sa phrase assassine :
- Si tu viens chez moi pour me pourrir la vie, t’as bien raison de rester enfermé dans ta grotte, Cromagnon ! T’en as pas marre ouais ?
- Ben quoi ? Je te dis ce que je pense et toi, la prêtresse de la franche attitude, tu prends tout mal !
- Ben si c’est vraiment ce que tu penses, je me demande pourquoi t’es mon pote !
- Mais moi je t’ai rien demandé ! De toute façon, j’aime personne !
- J’vais le crucifier en place publique ! dit Salomé non sans humour. Et il va voir la pauvre fille plus con que la moyenne - non mais il me le répète quand même au moins 12 fois par jour ! – se transformer en tueuse sanguinaire.
- Tu sais bien qu’il n'en pense pas un mot, il fait exprès… souffle Lilou en prenant un air méga dégagé.
- Ouais ben rappelle moi de mettre des boules quiès la prochaine fois que Moonsieur me fera l’Honneur de sa Visite ! dit elle en mettant des majuscules à tous les mots.
- Ben je vais rentrer chez moi, c’est nul ici, en plus ça sent la clope, pouah.
- T’as qu’à faire ça, bondit Salomé alors que Lilou prend un air navré de n’avoir pas réussi à lui intimer la légèreté nécessaire à la situation.
- Tu joues dans son jeu là, murmure t-elle avec un sourire crispouillé.
- Je m’en fous et je suis pas prête de remettre les pieds dans sa roulotte! Ou alors je vais aussi tout critiquer !
- Mais je m’en fous que tu critiques, moi ça me plait chez moi alors je m’en fous ! répond Josh, superman de l’odieuseté.
- Menteur ! C’est susceptible comme une jeune fille et ça joue les rambos ! Je rêve !
- Ah ah ah ! Allez, je m’en vais…
- C’est ça, casse toi et rassure toi t’es pas prêt de me revoir dans ton manoir !
- Pff la dernière fois que t’as dit ça,
t’avais promis de pas venir pendant 4 jours et on t’a vue tout l’temps, tous les jours !
Clouée au pilori de la vérité, Salomé ouvre la bouche comme une carpe et la referme pour marmonner enfin :
- Ca, c’est vraiment dégueulasse…
Josh fait un demi tour sur ses talons avec un glorieux sourire de satisfaction très énervant sur les lèvres et s’engage dans le couloir.
- Allez salut les filles et buvez pas
trop !